Cryptonomicon T1 : Le Code Enigma

by Neal Stephenson | Science Fiction & Fantasy |
ISBN: 2253072362 Global Overview for this book
Registered by gadl of Arcueil, Ile-de-France France on 12/3/2005
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Journal Entry 1 by gadl from Arcueil, Ile-de-France France on Saturday, December 03, 2005
Quatrième de couverture
Du passé mystérieux de la Seconde Guerre mondiale à l'avenir proche des réseaux tout-puissants et omniprésents, une constante : la cryptographie, qui permet de chiffrer les messages les plus secrets.
Est-il toujours possible de briser un code ?
Ou bien faut-il recourir à des moyens... plus directs ?
Après Le Samouraï virtuel et L'Âge de diamant (Prix Hugo 1997), publiés dans la même collection, Neal Stephenson nous propose avec Le Code Enigma, premier volet de la trilogie Cryptonomicon, un technothriller haletant, à la lisière du roman d'espionnage, de la science-fiction et de l'uchronie.
Un livre d'une verve éblouissante qui est en train de devenir un texte culte aux Etats-Unis.


Un livre qui m'a beaucoup plu, d'une part parce que j'ai l'impression de partager la même culture que l'auteur, et d'autre part pour la vitesse à laquelle il progresse. On n'a pas le temps de s'ennuyer, et on peut compter sur l'imagination débordante de Stephenson et ses idées farfelues pour rigoler régulièrement.

Il y a trois tomes :
Tome 2
Tome 3

Comme son nom l'indique, l'histoire tourne autour de cryptographie, sur plusieurs époques. On va du monde des matheux au début de l'informatique à celui des geeks de maintenant. (À ce sujet, Linux a été renommé Finux, PGP est devenu Ordo, mais Emacs est toujours Emacs. On trouve un script Perl en plein milieu du tome 2, vous serez prévenus.) J'ai l'impression que lorsque des points techniques sont abordés, cela est fait en avec suffisamment d'explications pour que le lecteur complètement étranger au sujet de se sente pas paumé, mais sans trop insister et en essayant d'être original pour que ne pas ennuyer celui qui est familier avec le domaine.

Pour le moment, les deux personnes auxquelles j'ai prété ce livre (tous deux « ingénieurs informaticiens tendance geek ») ont ensuite acheté leur copie.

Premier extrait :
[Lawrence] envisagea un instant de choisir comme dominante les mathématiques, puis se ravisa. Tous ceux qu'il consulta étaient d'accord pour dire que les mathématiques [...] c'était sans aucun doute passionnant, mais ce n'était pas un gagne pain. Il poursuivit donc ses études d'ingénieur avec des résultats de plus en plus médiocres jusqu'à ce qu'au milieu de sa dernière année, l'université en vînt à lui suggérer de s'orienter vers une activité plus utile, la couverture-zinguerie par exemple. Il ne se le fit pas dire deux fois et quitta les études pour se jeter dans les bras accueillants de la marine.
On lui fit passer un test d'intelligence. La première question de la partie mathématique traitait de bateaux sur un fleuve : Port Smith est à 100 kilomètres en amont de Port Jones. Le fleuve coule à 5 kilomètres-heure*. Le bateau fend les flots à 10 kilomètres-heure. Combien de temps lui faudra-t-il pour remonter de Port Smith à Port Jones ? Et combien pour en revenir ?
Lawrence flaira d'emblée la question piège. Il faudrait être un bel idiot pour faire la supposition évidente que le courant allait ajouter ou soustraire 5 kilomètres-heure à la vitesse du bateau. De tout évidence, 5 kilomètres-heure c'était une vitesse moyenne. Le courant devait être plus rapide au centre du cours d'eau et plus lent sur les rives. On devait s'attendre à des variations plus complexes aux coudes du fleuve. C'était foncièrement une question d'hydrodynamique, qu'on pouvait maîtriser en recourant à un certain nombre de systèmes d'équations différentielles bien connues. Lawrence s'attela au problème et couvrit rapidement (à ses yeux du moins) dix pages recto-verso de calculs détaillés. En cours de travail, il se rendit compte qu'une de ses hypothèses, combinée avec les équations simplifiées de Navier-Stokes, l'avait conduit à explorer une famille particulièrement intéressante d'équations à dérivées partielles. Avant même de s'en être rendu compte, il avait démontré un nouveau théorème. Si cela ne prouvait pas son intelligence, alors quoi ?
Puis la cloche sonna et l'on ramassa les copies. Lawrence réussit à récupérer son brouillon. Il le ramena à son dortoir, le tapa au propre, et l'envoya par la poste à l'un des profs de maths les plus accessibles de Princeton, qui s'empressa de le faire publier dans une revue mathématique parisienne.
Lawrence reçut deux exemplaires justificatifs de la publication quelques mois plus tard, à San Diego, en Californie, lors de la distribution du courrier à bord d'un grand bâtiment de guerre baptisé l'USS Nevada. Le navire avait une fanfare et la marine avait confié à Lawrence la tâche d'y jouer du glockenspiel, puisque les tests d'aptitude avaient montré qu'il n'était pas assez intelligent pour faire autre chose.

*Je me demande si c'est au traducteur ou à un correcteur qu'on doit cette faute. Une vitesse s'exprime en kilomètre par heure (km/h) et non kilomètre-heure (km.h). Cette erreur est certes très répandue, mais elle choque dans la bouche d'un matheux.

Si ce genre d'humour ne vous fait pas sourire, je vous déconseille ce livre. Stephenson part facilement dans des délires matheux. Par exemple il lui arrive de décrire la clarté d'esprit d'un personnage comme une fonction de plusieurs coefficients (principalement son excitation sexuelle) et d'en faire une étude aux limites, appuyée de moult figures...

Voici maintenant un début du chapitre comme je les adore, dans un style que j'appelle « Où suis-je ? Top chrono ! » C'est un début de chapitre, donc sans aucun contexte, mais il nous décrit une scène en ne la situant que par des indices ; il faut attendre plusieurs paragraphes avant de comprendre où l'on est vraiment. J'aime bien ce jeu. Il y en a beaucoup comme ça :
Waterhouse et quelques dizaines d'inconnus sont debout ou assis dans une salle extraordinairement longue étroite qui oscille d'un côté à l'autre. La salle est bordée de fenêtres mais aucune lumière n'en provient, juste du son : une cacophonie de grondements, cliquetis et grincements. Chacun est pensif et silencieux, comme s'il était assis dans une église à attendre le début de l'office.
Waterhouse se tient à une protubérance fixée au plafond qui l'empêche de se retrouver sur le cul. Depuis maintenant deux minutes, il fixe une affiche proche qui donne des instructions sur la façon d'enfiler un masque à gaz. Waterhouse, comme tout un chacun porte sur lui ce genre d'accessoire dans un petit sac beige passé à l'épaule. Le sien diffère de tous les autres parce qu'il est américain et militaire. Cela lui a du reste valu deux ou trois regards.
Sur l'affiche, on voit une charmante jeune femme très stylée, la peau blanche, des cheveux auburn qui donnent l'impression d'avoir été fondus chimiquement et modelés à leur forme présente dans un salon de coiffure huppé. Elle se tient bien droit, le dos raide comme un mât, le menton relevé, les épaules en arrière, les mains dans une pose rituelle : doigts étendus, pouces relevés devant son visage. Une masse sinistre pendouille entre ses mains, retenue dans une litière de sangles kaki. Ses pouces sont les chevilles ouvrières retenant cet écheveau complexe.
Waterhouse est à Londres depuis maintenant quarante-huit heures, aussi connaît-il le reste de l'histoire. Il reconnaîtrait n'importe où cette attitude. Cette femme s'apprête à avancer le menton. Si jamais les gaz tombent sur la capitale, l'alerte au gaz retentira et les couvercles des grosses boîtes aux lettres qui toutes ont été badigeonnés d'une peinture spéciale, vireront au noir. Vingt millions de pouces pointeront vers le ciel verdâtre et empoisonné, retenant dix millions de masques à gaz, et dix millions de mentons se projetteront en avant. Il imagine déjà le bruit sec et lascif quand cette femme forcera sa peau blanche et douce à s'introduire dans cette étroite gangue de caoutchouc noir.
Une fois accomplie la projection du menton, tout va bien. Il ne reste plus qu'à disposer avec soin les sangles sur sa permanente auburn et à rentrer s'abriter, mais le plus dur est fait. Les masques à gaz britanniques sont équipés sur le devant d'une cartouche ronde permettant d'expirer, qui ressemble tout à fait à un groin de cochon, et pas une femme ne voudrait être retrouvée morte attifée de la sorte si les modèles sur les affiches pour les masques à gaz n'étaient de tels parangons de beauté raffinée.
Un détail attire soudain son regard vers les ténèbres derrière la fenêtre. La rame vient d'aborder un de ces tronçons du métro où l'éclairage des pâles lampes de couleur canon de fusil se tamise et trahit les secrets stygiens du tube. Chacun dans la voiture cligne des yeux, échange des regards, soupire. L'univers vient fugitivement de se rematérialiser autour d'eux. Des bouts de mur, des poutrelles encastrées, des paquets de câbles qui pendent dans le vide et tournent lentement, tels des corps astronomiques, devant le train qui passe.


Pour finir, si vous souhaitez voir ce que donne Neal Stephenson lorsqu'il parle informatique, je vous recommande chaudement In the Beginning was the Command Line.

Journal Entry 2 by gadl from Arcueil, Ile-de-France France on Saturday, December 03, 2005
C'est un triple bookring avec les deux autres tomes (T2, T3), mais chaque tome a son propre BCID et vous pouvez décider de les faire voyager séparément.

Liste des inscrits:
- gadl
- Nalex
- poussycat
- atalante3134
- Myrte
- Ginfanta
- Strapontin<-- ils sont ici
- retour chez gadl

N'hesitez pas à me contacter si vous voulez rejoindre cette liste.

Journal Entry 3 by gadl from Arcueil, Ile-de-France France on Tuesday, December 06, 2005
Envoyé à Nalex ce midi.

Journal Entry 4 by Nalex from Lyon, Rhône-Alpes France on Thursday, December 08, 2005
il est ici, maintenant :-)
je commence ce soir surement lol

Merci pour le paquet ;-)

Journal Entry 5 by Nalex from Lyon, Rhône-Alpes France on Monday, February 13, 2006
Je commence par faire un méa culpa...je l'ai fini depuis début janvier, mais exams et divers petits désagréments ponctuant la fin de mes études, il est toujours en ma possession (j'ai aussi loupé le meet-up de février comme occasion de la faire passer à PoussyCat...)

Donc me voilà entrain de faire une JE ce qui me forcera à passer à la Poste cette semaine...enfin

sinon, je vais plutôt faire un commentaire d'ensemble, ayant dévoré (et littéralement...il manque des pages :-D) le tout...
le croisement incessant de la narration, des personnages...et surtout la cryptographie balbultiante décryptée est un vrai régal...
de même que la problématique posée par celle-ci : un code n'est-il pas à un moment ou un autre cassable par un quelconque moyen que ce soit?...

Merci pour cette découverte...

NB : j'aime l'humour des dénommés Waterhouse !!!

Journal Entry 6 by poussycat on Tuesday, May 02, 2006
Donnés en main propre par ma belle- soeur ( Pitoune ) ils rejoignent ma PAL !!

Journal Entry 7 by poussycat on Wednesday, July 05, 2006
et ben franchement je ne l'ai pas fini (je me suis quand même accrochée jusqu'a la page 493!): je n'arrive pas à adhérer à tous ses personnages qui ont le même nom, se trouvent à des époques différentes et à des lieux différents. Donc BOF !!

Journal Entry 8 by atalante3134 from Montpellier, Languedoc-Roussillon France on Wednesday, July 12, 2006
Reçu aujourd'hui.
Merci beaucoup.

Edit:

J'ai lu et apprécié ces trois romans, même si parfois, l'auteur a tendance à compliquer les choses.

Je les envoie aujourd'hui (7/08) à Myrte.

Bonne lecture.

Journal Entry 9 by myrte on Monday, September 11, 2006
Comme ma soeur(POUSSYCAT) je ne suis pas arrivé à adherer ( accroche jusqu'à la page 413)mais pas pour les mêmes raisons. Moi c'est au niveau des discutions sur la politique d'extansion informatique que j'ai laché.

Journal Entry 10 by Ginfanta on Thursday, September 28, 2006
Reçu aujourd'hui ! Merci :-)

Journal Entry 11 by Ginfanta on Tuesday, October 17, 2006
Moi non plus je n'ai pas réussi à accrocher à cette lecture... J'ai abandonné en milieu de deuxième tome ! Il y a des passages très bon mais je trouve que globalement l'écriture est très laborieuse d'autant plus que nombre d'éléments sont répétés inutilement... Bref, j'envoie au suivant très bientôt !
Merci quand même de m'avoir permis de découvrir cet auteur.

Journal Entry 12 by Ginfanta on Monday, October 23, 2006
Envoyés aujourd'hui à Strapontin

Journal Entry 13 by strapontin from Paris, Ile-de-France France on Friday, October 27, 2006
Bien reçu
Merçi à tous

Journal Entry 14 by strapontin at The Drink Doctor in -Paris 1er, Ile-de-France France on Thursday, October 31, 2019

Released 2 mos ago (10/31/2019 UTC) at The Drink Doctor in -Paris 1er, Ile-de-France France

WILD RELEASE NOTES:

Bonne lecture

Journal Entry 15 by wingeljwing at Paris, Ile-de-France France on Tuesday, November 05, 2019
Déstockage de Strap. au Drink Doctor...

Journal Entry 16 by wingeljwing at Avenue Victoria in Paris, Ile-de-France France on Wednesday, November 13, 2019

Released 2 mos ago (11/13/2019 UTC) at Avenue Victoria in Paris, Ile-de-France France

WILD RELEASE NOTES:

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Journal Entry 17 by wingeljwing at Paris, Ile-de-France France on Monday, December 02, 2019
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