Le paradis perdu de Mercury

by Brad Watson | Literature & Fiction | This book has not been rated.
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Journal Entry 1 by wingsouramwing from Genève, Genève Switzerland on Wednesday, August 05, 2020
Le bookcrossing fait (re)découvrir le monde.

Mercury (nom anglais de Mercure, déité païenne ou planète de notre système solaire) désigne une localité de l'Etat américain du Mississippi. Cet Etat de l'Union se situe dans le grand sud, il jouxte la Louisiane. La capitale est Jackson. Parmi les comtés de cet Etat, Bolivar, Grenada, Yazoo, Noxubee, Chickasaw, Tallahatchie, ce dernier étant célèbre au travers de la chanson Ode to Billie Joe où il est question d'une ancienne version du Pont de Tallahatchie, Tallahatchie Bridge.

Et vous ? Quel est votre Paradise Lost, paradis perdu ?
Je songe à la maison de 178... (fin du XVIIIe s.) à l'angle de la rue centrale & du chemin de L., à V. Enfant, j'ai joué là. En 1978, ma grand-mère et ma tante ont déménagé à M. à cause d'un conflit familial. Leur maison pourrait servir de paradis perdu. Je me rappelle encore bien les pièces: le salon salle à manger avec le poêle, le coin TV, la grande table, les coffres de bois le long dudit grand poêle blanc où nous sortions des jouets qd nous étions enfants... le vestibule d'entrée. D'un côté à g. en entrant, direction le coin TV et la grande pièce au poêle. De l'autre, à dr. en entrant la cuisine toute en longueur avec sa minuscule fenêtre. Aux étages sup. vivait l'oncle J., tante Jo et leurs trois garçons. A quelques mètres de l'autre c. de la rue centrale exista une épicerie (disparue). Plus bas en dir. du cimetière se blottissait le bistro la Pinte vaudoise (fermée, cachée par des panneaux de bois depuis des années, lieu spectral de nos jours, encore ce printemps 2020 et ce début d'été) En continuant vers le cimetière on avait le choix entre les tombes ou, à dr., la rude descente du T. qui mène à la route cantonale qui dessert Ch. et V. Le château de Ch. est célèbre depuis deux cents ans environ. La rue Centrale de V. est ornée de drapeaux des différentes communes des alentours, celle au chamois, celle au bélier, etc.
Un jour Pierrette M. a téléphoné de Tasmanie et appelé ladite maison du XVIIIe siècle. Pierrette mourut en 1990 à Launceston sur l'île au large de la côte sud de l'Australie. C'est dans cette maison de V. que j'ai lu pour la 1ère fois La Guérison des Dalton (Lucky Luke) et Le Piège diabolique (Blake et Mortimer) ainsi que Le Mystère de la Grande Pyramide (également d'Edgar P. Jacobs) des exemplaires appartenant à mes cousins.
Le téléphone était un modèle mural noir. Ma grand-mère lisait L'Est Vaudois. J'ai eu joué avec des animaux de zoo en plastique: zèbre, lion, girafe, venant des coffres à jouets jouxtant le poêle. Et ég. joué avec des autos miniatures dont une VW métallique break bordeaux et jaune clair. Je ne crois pas avoir lu des livres à cet endroit - sauf les BD - mais on m'a lu une histoire (je n'espère plus retrouver cet ouvrage) de renards anthropomorphes mangeurs de potage vers 1969. Ma tante devait avoir quelques livres, sans doute dans la chambre. Je visualise encore l'intérieur.
En descendant vers le bas du village on trouvait la maison où vivaient Pauline et Charles, amis de ma grand-m. Et nous avons ramassé des mûres en leur jardin en 1970-et-quelque. C'est là que les adultes (mère-gr. et ses 2 filles) parlèrent de la mort d'un vieux notable surnommé "Le Prim". Ce dernier s'est affaissé subitement, et sa femme a crié et elle est partie alerter le voisinage. En-dessous de chez Pauline et Ch. se trouvait une petite place de jeux pour enfants dite "la placette".
Pour revenir à la maison ancestrale... Je crois y avoir connu l'époque où y vivait un chat noir et blanc. Je ne sais pas comment on appelait ce chat. Ensuite, il est mort. J'ai cru comprendre: tué par un véhicule. Pas sûr toutefois. Et l'âge des chats a pris fin pour ma grand-mère. Dans l'immédiat second après-guerre on a mangé du chat dans cette maison, après avoir lutté pour neutraliser le minet d'abord dans un sac, puis en lui cassant le cou à l'aide d'un tabouret. (Vers 1945) Ma feue mère a mis du temps à pouvoir manger du lapin.
A l'étage, l'Armoire rouge. La salle d'eaux, je l'ai vue une fois.
Ma tante gardait des autos miniatures assez anciennes fascinantes pour l'enfant que j'étais. Mais elle s'est débarrassée de ce matériel, ce qui m'a laissé perplexe comme pour l'abandon de la maison, je ne m'y suis jamais vraiment fait. Bon sur le plan pratique je ne suis pas hanté par la maison fantôme, je vis au présent, mais je trouve dommage. Une perte réelle a bien eu lieu, on doit l'admettre, le nier serait idiot.

Released 1 mo ago (8/5/2020 UTC) at Boîte d'échanges entre voisins - Rue des Noirettes in Carouge, Genève Switzerland

WILD RELEASE NOTES:

Il ne t'est jamais donné de rêve sans le pouvoir de le réaliser. (Richard Bach)

Un paradis perdu... Une après-midi chez une cousine de feu ma mère, à Genève, près de la rue de l'Athénée. Je jouai longuement avec S., une fille que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam jusque-là; nos derniers jeux d'enfants, vers nos onze ans, un beau moment. Comme des adultes - ma mère et F., sa cousine - se crêpèrent le chignon, je ne revis plus ni F. ni la jeune S. C'était l'époque de ma préadolescence quand F. gérait un kiosque à journaux non loin de là, les ex. de Martine à la plage et autres aventures de la mièvre petite Martine dormaient dans la vitrine, décolorés peu à peu par le soleil. Les accessoires Marie Longue (une marque de fuseaux à fumer) abondaient car F. consommait des cigarettes de cette marque-là: cendriers, parasol, briquets, etc. J'ai eu joué dans l'arrière-boutique entre autres avec une auto miniature Simca 1000 verte. F. vivait avec R., un Romand plus âgé qu'elle qui cachait son âge et portait un bandana comme un gitan de film en français. "Tu vas voir les feux.... d'artifesse ?" me demanda-t-il tout de go. Vers 1977.

Autre paradis perdu. Des soirées dans des restaus grecs à Genève (vers 1986-1988). Entre étudiant.e.s d'ancien grec. J'y fus un causeur inextinguible. A env. 21 ans, sans aucune assise sociale dans le monde du travail, j'ai pu davantage parler que je ne le pus par la suite. J'ai été un intarissable bavard, ce que les collègues ne s'imaginent pas, en 2020. Oh nous ne parlions pas que de la fac des Lettres ! A + de 50 ans, avec l'écroulement des soupapes d'événements culturels à cause de la pandémie, je suis plus exilé que de coutume. Dommage que ma parole ait diminué avec l'expérience, j'eus espéré le contraire. Mais tout n'est pas totalement perdu, enfin, espérons. Et si la fac des Lettres - je n'y ai pas adhéré à tout ce que j'y ai entendu, je ne me sens pas lié par une allégeance à cet endroit - constituait un département de ce paradis perdu ? Possible. S'il n'y avait pas eu tellement d'aspirants pions... Ce fut une jubilation. J'ai nettement plus frayé avec des potaches en sciences de l'Antiquité (on disait ainsi) qu'avec celles et ceux de la vaste section de français, plus volatils, plus papillonnant.e.s. Nous causions de tout, Amazonie, Alpes, neige, voyages en Méditerranée, etc. (pas que de nos cours).







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