Je t'attendais...

by Judith Uyterlinde | Nonfiction |
ISBN: 2912485843 Global Overview for this book
Registered by wingaméthystewing of Rémelfing, Lorraine France on 8/3/2018
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Journal Entry 1 by wingaméthystewing from Rémelfing, Lorraine France on Friday, August 03, 2018
Don d'une connaissance.
4ème de couverture :
Je suis une femme au début de sa vie, qui veut tout : un bel amour, des amis, un travail passionnant. Et un bébé. Mais les choses se compliquent. Je fais une fausse couche. Le doute s'installe. Je tente alors tout et qui est possible. Enfin c'est la fécondation in vitro: une, puis deux, et encore une. En vain. L'homme de ma vie ne réagit pas comme je le voudrais. Autour de moi, personne ne sait comment me parler. Tout me blesse: les landaus, les sourires des femmes enceintes, les paroles maladroites, les silences. Dois-je me résigner ? Ce désir sans fin et douloureux va-t-il diriger ma vie ? je suis envahie par la rage, le doute, la jalousie. Ma vie me glisse entre les doigts. Jusqu'au jour où tout bascule. Ce livre est mon histoire, mais c'est aussi celle de milliers de couples qui ne réussissent pas à concevoir un bébé. J'ai voulu vous raconter ce chemin sans rien cacher: Avec humour, parce que c'est ma nature. Avec tendisse, para que sans amour on ne fait rien.

Journal Entry 2 by wingaméthystewing at Rémelfing, Lorraine France on Friday, March 01, 2019
Un formidable récit de soutien à toutes les femmes frappées par la stérilité. Mais également une bien meilleurs compréhension pour ceux qui côtoient ses femmes en détresse.

Page 39
Une de mes amies a sa petite idée sur les effets contraires qu'engendrent les bonnes intentions. Selon elle, la plupart des malentendus sont provoqués par les suppositions qu'on fait. On a tendance à trop échafauder des hypothèses et on en oublie de poser des questions. Pourtant, interroger l'autre est la meilleur façon de connaître ses besoins et ses envies.

Page 123
" Non, les femmes ne sont pas stupides, mais elles sont sacrément sensibles à ce que les hommes attendent d'elles, ce qui les empêche de faire leurs propres choix."

Page 134
Chacun de nous est confronté aux épreuves de la vie et les supporte, plus ou moins bien. Certains ont subi les pires exactions et sont parvenus, malgré tout, à garder leur dignité. Comparés à eux, mes petits malheurs sont finalement bien insignifiants.
J'ai beau savoir tout cela, le cœur n'écoute pas toujours la raison. Parfois il l'emporte et la raison suit, péniblement. Parfois les deux perdent le nord et se mettent à tourner en rond dans la plus grande confusion ! Comme le linge dans une machine à laver. Mon pauvre moi est meurtri, blessé, recroquevillé. Comment m'en sortir ? Je voudrais flotter au vent, respirer l'air pur, m'enivrer des vastes horizons.

Page 135
Généralement, celui qui est au chômage ne saute pas de joie en apprenant que son ami a obtenu le poste d'on il a toujours rêvé. Celui qui vient de perdre sa mère a du mal à entendre un autre se plaindre des petits défauts de la sienne. De même, un cœur brisé fuit les couples amoureux. Le bonheur des autres peut provoquer une brûlure douloureuse, comme quand on expose une peau trop blanche au soleil.

Page 181/182
On dit que les épreuves sont enrichissantes. Je me demande bien en quoi elles le sont. Franchement, je préfèrerais m'en passer. Je ne leur devrais que des cheveux blancs. Il paraît que ça s'appelle la sagesse. Mais la poisse, c'est la poisse. La mort, c'est la mort ! Il faut encaisser. C'est tout. Celui qui prétend que la perte d'un être cher est un enrichissement personnel inverse tout. En revanche, le fait que maman soit sauvée, ça, c'est entièrement un enrichissement ! Pour moi aussi. Pas seulement parce que je ne l'ai pas perdue, et pourtant, il s'en est fallu de peu, mais aussi parce qu'elle m'a permis d'oublier mes propres soucis. Il y a longtemps que je ne m'étais pas sincèrement réjouis pour quelqu'un d'autre. C'est comme si je sortais enfin à l'air libre, après une longue période de réclusion.
À présent, je ressens pleinement ce que, rationnellement, je savais depuis longtemps : mon cas n'est pas si terrible. J'aurai tôt fait de redevenir moi-même. Chaque jour, je reprends des forces. Mes problèmes n'ont pas fondamentalement porté atteinte à mon état de santé, comme l'aurait fait une tumeur maligne. Une tumeur peut ruiner votre vie du jour au lendemain et vous tuer. Je n'aurai peut-être pas d'enfants, mais au moins je suis en bonne santé et en vie.

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