Les etoiles s'eteignent à l'aube

by Richard Wagamese | Literature & Fiction |
ISBN: 1547900792 Global Overview for this book
Registered by wingMenelwewing of Nyon, Vaud Switzerland on 5/10/2018
Buy from one of these Booksellers:
Amazon.com | Amazon UK | Amazon CA | Amazon DE | Amazon FR | Amazon IT | Bol.com
2 journalers for this copy...
Journal Entry 1 by wingMenelwewing from Nyon, Vaud Switzerland on Thursday, May 10, 2018
Lorsque Franklin Starlight, âgé de seize ans, est appelé au chevet de son père Eldon, il découvre un homme détruit par des années d’alcoolisme. Eldon sent sa fin proche et demande à son fils de l’accompagner jusqu’à la montagne pour y être enterré comme un guerrier. S’ensuit un rude voyage à travers l’arrière-pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique, mais aussi un saisissant périple à la rencontre du passé et des origines indiennes des deux hommes. Eldon raconte à Frank les moments sombres de sa vie aussi bien que les périodes de joie et d’espoir, et lui parle des sacrifices qu’il a concédés au nom de l’amour. Il fait ainsi découvrir à son fils un monde que le garçon n’avait jamais vu, une histoire qu’il n’avait jamais entendue.

Journal Entry 2 by wingMenelwewing at by mail, A book for the lottery -- Controlled Releases on Saturday, May 12, 2018

Released 1 yr ago (5/12/2018 UTC) at by mail, A book for the lottery -- Controlled Releases

CONTROLLED RELEASE NOTES:

Pour la tombola spéciale nature! Bonne lecture!

Journal Entry 3 by wingaméthystewing at Rémelfing, Lorraine France on Thursday, May 17, 2018
Arrivé aujourd'hui Menelwe :)
Merci beaucoup pour ce livre avec une magnifique couverture et au titre très poétique !!! Je ne connais pas cet auteur et je suis certaine que se sera une belle découverte au vu de la 4ème de couverture.
Merci pour le beau cahier vert avec des feuilles en décoration, qui "colle" si bien avec le thème Nature de cette tombola ! Merci pour le sachet de thé que je vais déguster, zen sur mon balcon :) ;) ainsi que la jolie carte chatons qui l'accompagnait !

Journal Entry 4 by wingaméthystewing at Rémelfing, Lorraine France on Tuesday, March 12, 2019
Je viens d'en commencer la lecture et je note déjà quelques citations

Page 13/14
Le vieil homme lui avait enseigné presque tout ce qu'il savait, mais il était vieux et trop rouillé pour monter sur une selle à présent et, depuis quasiment quatre ans, le garçon arpentait seul les terres. Des jours, des semaines parfois. Seul. Il n'avait jamais su ce qu'était la solitude. Même s'il y réfléchissait bien, il n'arrivait pas à donner une définition du mot. Il était en lui, indéfini et inutile comme l'algèbre - la terre, la lune et l'eau établissaient la seule équation qui donnait de la perspective à son monde et il le traversait à cheval revigoré et rassuré de sentir ces terres autour de lui comme le refrain d'un hymne ancien. C'était ce qu'il connaissait. C'était ce qu'il lui fallait.

Page 47/48
Quand il fut capable de tirer de façon aussi fiable avec la carabine qu'avec la .22, le viel homme le laissa commencer à chasser. Ils prenaient les chevaux, traversaient le champ, remontaient pesamment jusqu'a la crête et quand ils étaient arrivés de l'autre côté, ces terres devenaient ce que le vieil homme appelait "le vrai monde". Pour le garçon, le vrai monde c'était un espace de liberté calme et ouvert, avant qu'il apprenne à l'appeler prévisible et reconnaissable. Pour lui, c'était oublier écoles, règles, distractions et être capable de se concentrer, d'apprendre et de voir. Dire qu'il l'aimait, c'était alors un mot qui le dépassait, mais il finit par en éprouver la sensation. C'était ouvrir les yeux sur un petit matin brumeux d'été pour voir le soleil comme une tache orange pâle au-dessus de la dentelure des arbres et avoir le goût d'une pluie imminente dans la bouche, sentir l'odeur du Camp Coffee, des cordes, de la poudre et des chevaux. C'était sentir la terre sous son dos quand il dormait et cette chaleureuse promesse humide qui s'élevait de tout. C'était sentir tes poils se hérisser lentement à l'arrière de ton cou quand un ours se trouvait à quelques mètres dans les bois et avoir un noeud dans la gorge quand un aigle fusait soudain d'un arbre. C'était aussi la sensation de l'eau qui jaillit d'une source de montagne. Aspergée sur ton visage comme un éclair glacé. Le vieil homme lui avait fait découvrir tout cela.

Page 75/76
- C'est qui ? demanda le garçon pendant la traite du matin
[...]
- Quelqu'un que j'ai connu il y a des années, dit-il sans se retourner pour le regarder. C'est un type différent à présent, mais je l'ai connu très bien à un moment donné. Du moins c'est ce que je pensait.
- Il sent drôle, dit le garçon.
- Il s'est bien rincé à fond.
- Avec ce Wisky ? demanda le garçon.
- Oui, monsieur. Y a des hommes qui y prennent goût. Moi, jamais.
- Pourquoi ? Est-ce que ça fait des vilaines choses ?
Le viel homme le regarda par-dessus son épaule.
- Ca écarte les bêtes nuisibles, dit-il.
- Comment ça ?
- Tu sais ce que c'est une bête nuisible ?
- Ouais, répondit le garçon. Une peste. Une chose qu'on ne veut pas chez soi.
- Alors le wisky tient à l'écart des choses que certaines personnes ne veulent pas chez elles. Comme les rêves, les souvenirs, les désirs, d'autres personnes parfois.
Le vieil homme se retourna sur le tabouret et cala le seau de lait sur le sol entre ses pieds.
- Des fois, les choses tournent mal. Quand elles arrivent dans la vie, on peut presque toujours les régler. Mais quand elles arrivent à l'intérieur d'une personne, elles sont plus difficiles à réparer. Eldon a été pas mal cassé au fond de lui, dit-il.
- Il a l'air triste.
- Assez. Etre triste c'est pas une mauvaise chose sauf si ça te domine et que ça te lâche pas.
- Il dort bizarrement, dit le garçon.
- Il poursuit des bêtes nuisibles, j'imagine, dit le vieil homme.


Journal Entry 5 by wingaméthystewing at Rémelfing, Lorraine France on Friday, March 15, 2019
Je l'ai terminé et c'est un gros coup de ♥ !
Des personnages attachants (même ceux, qui au début ne vous plaisent pas trop), malgré des passages parfois très durs.
Un grand merci Menelwe pour cette belle découverte !
Encore quelques citations :)

Page 107
Il n'avait jamais entendu parler de l'Europe, des Allemands ou de Hitler. Ce n'étaient que des sons pour lui et la seule signification qu'il leur trouvait c'était ce vide dans sa vie quand son père s'était éloigné, nonchalant, pour aller prendre le train. La guerre, c'était savoir que des choses pouvaient t'être enlevées.

Page 148
De temps à autre, il me racontait quelque chose, sur lui, sur là d'où il venait, certaines de ses aventures. Et parce qu'ils étaient si rares, je m'y accrochais. A chacun de ces mots. Tellement que je pourrais te les redire tout de suite comme ils me reviennent. Je crois que t'apprends à connaître un père comme ça.

Page 287/288
Je vous ai regardés tous les deux, sur ce fauteuil à bascule, et la seule chose que je pouvais faire c'était m'en aller. La seule chose que je pouvais faire c'était m'en aller parce que je crois que j'ai compris à cet instant précis que certains trous se comblent quand les gens meurent. Mais d'autres trous, disons, tu les portes en toi pour l'éternité et il y a rien au monde à dire de tout ça. Rien.

Are you sure you want to delete this item? It cannot be undone.