Platon et son ornithorynque entrent dans un bar... : La philosophie expliquée par les blagues (sans blague ?)

Registered by wingMariesgwing of Vitry-sur-Seine, Ile-de-France France on 7/30/2014
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Journal Entry 1 by wingMariesgwing from Vitry-sur-Seine, Ile-de-France France on Wednesday, July 30, 2014
" Ce sont mes principes, si tu ne les aimes pas, j'en ai d'autres ", disait Groucho Marx, à qui ce livre est dédié. Voici une véritable introduction à la philosophie qui a pour ambition de puiser ses exemples dans le riche patrimoine mondial des histoires drôles. Pour aborder sans crainte Platon, Kant, Aristote ou Descartes. EXISTENTIALISME : " l'existence précède l'essence ". Si vous êtes d'accord avec cette proposition, vous êtes un existentialiste. Sinon vous existez quand même, mais vous êtes essentiellement en dehors du coup.

Quand j'ai vu ce livre, mon sang n'a fait qu'un tour et j'ai enfourché mon dada : acheter tous les livres aux titres délirants que mon destin me fait croiser... :o)


"A reader lives a thousand lives before he dies, the man who never reads lives one". John RR Martins

Journal Entry 2 by wingMariesgwing at Vitry-sur-Seine, Ile-de-France France on Wednesday, August 06, 2014
Ce petit livre au titre alléchant ne raconte pas de calembredaines. Il illustre les théories philosophiques principales par des blagues. Les auteurs partent du principe que les blagues nous font rire parce qu'elles réfèrent à des systèmes de pensée qui correspondent à ce que travaille la philosophie (en gros).
Alors, bon, c'est vrai que la plupart des blagues sont amusantes (j'ai hésité à les reproduire dans la JE, mais j'ai abandonnée l'idée). Mais pour ce qui est de la philosophie, je suis moins convaincue (et je parle en connaissance de cause vu ma formation). Je trouve que, pour des non-philosophes, les thèmes sont survolés et abordés tellement succinctement que c'est insuffisant pour comprendre. Pour les philosophes, en revanche, rien de bien neuf sous le soleil, mais un part-pris certain qui peut agacer.
Enfin, encore un petit reproche : même dans les parties de texte sérieuses, les auteurs font de l'humour, ce qui rend l'accès un peu difficile.
Je reconnais cependant que ça se laisse lire.

Journal Entry 3 by wingMariesgwing at Vitry-sur-Seine, Ile-de-France France on Wednesday, August 06, 2014

Released 4 yrs ago (8/6/2014 UTC) at Vitry-sur-Seine, Ile-de-France France

CONTROLLED RELEASE NOTES:

En route pour quelqu'un qui l'a bien mérité ! :o)

Journal Entry 4 by wingIndy2012wing at Strasbourg, Alsace France on Saturday, August 09, 2014
Oh une surprise ! Voici venu à moi un livre de ma wishlist, merci tout plein Mariesg !
Quand j'avais vu ce titre je me suis dit que c'était là l'exemple type d'un livre truffé de calembredaines, que j'avais envie de découvrir. Tu dis le contraire ? Une seule solution : m'y plonger rapidement.

Journal Entry 5 by wingIndy2012wing at Strasbourg, Alsace France on Saturday, September 20, 2014
Me laisser courtiser par Platon et son ornithorynque, oserai-je avouer que ce fut jouissance ?
Il ne convient certes pas de se plonger dans ces pages en tant que novice, mais avec un minimum d'expérience... on aurait presque envie d'y retourner. Je vais jusqu'à m'interroger sur la notion de collection permanente... ou pas.

Journal Entry 6 by wingIndy2012wing at Strasbourg, Alsace France on Sunday, September 21, 2014

Released 4 yrs ago (9/21/2014 UTC) at Strasbourg, Alsace France

CONTROLLED RELEASE NOTES:

Emprunté par une amie de passage.

Journal Entry 7 by RUEHER0123 at Strasbourg, Alsace France on Saturday, October 25, 2014
promis dès que j'ai lu ...

Journal Entry 8 by wingIndy2012wing at Strasbourg, Alsace France on Friday, January 02, 2015
Platon est de retour à la maison : mais comme le dit le sage, à quoi sert une maison si l'on n'a pas une planète acceptable pour s'y établir ? L'ornithorynque a encore de belles leçons à donner, il est prêt pour ses prochains élèves.

Journal Entry 9 by wingIndy2012wing at Strasbourg, Alsace France on Saturday, March 21, 2015

Released 4 yrs ago (3/21/2015 UTC) at Strasbourg, Alsace France

CONTROLLED RELEASE NOTES:

Emporté par une bachelière de passage, après un déjeuner que l'on ne saurait qualifier de frugal.

Journal Entry 10 by wingIndy2012wing at Strasbourg, Alsace France on Sunday, August 16, 2015
Un élan incoercible ramène une fois de plus Platon et son ornithorynque chez moi.

Journal Entry 11 by wingIndy2012wing at Strasbourg, Alsace France on Thursday, October 01, 2015

Released 3 yrs ago (10/1/2015 UTC) at Strasbourg, Alsace France

CONTROLLED RELEASE NOTES:

Je profite de la rencontre mensuelle strasbourgeoise pour faire passer ce livre - non pas entre la confiture de poire et le fromage, mais plutôt entre le bretzel et la bière - à un bookcrosseur qui souhaitait le découvrir.

Journal Entry 12 by wingPasseur-Xwing at Strasbourg, Alsace France on Thursday, October 01, 2015
Reçu en mains propres de Indy2012.

Journal Entry 13 by wingPasseur-Xwing at Strasbourg, Alsace France on Wednesday, October 28, 2015
Indubitablement plus engageant que "L'être et le temps" de Martin Heidegger.

Journal Entry 14 by wingPasseur-Xwing at Strasbourg, Alsace France on Wednesday, October 28, 2015

Released 3 yrs ago (10/29/2015 UTC) at Strasbourg, Alsace France

CONTROLLED RELEASE NOTES:

Figurant sur une liste de souhaits, le livre part tout naturellement rejoindre une lectrice potentielle.

Journal Entry 15 by wingCroquignollewing at Sierre, Valais / Wallis Switzerland on Saturday, October 31, 2015
Platon et son ornithorynque sont bien arrivés sous le soleil et les couleurs automnales valaisannes. Merci Passeur-X d'avoir pensé à moi. Ce livre était sur ma liste de souhaits depuis plus de trois ans. J'ai hâte de le découvrir !

23.01.16 : La lecture de ce livre est loin d'être aisée, mais qu'est-ce qu'elle est drôle ! L'idée d'illustrer les théories philosophiques par des blagues est ingénieuse et originale. J'ai pris un réel plaisir à déguster la subtilité des dialogues de Dimitrios et Kostas, l'humour omniprésent des auteurs qui tentent de démocratiser et de dédramatiser les tendances philosophiques au fil des siècles et la cocasserie de certaines blagues.
Pourtant, il faut un minimum de connaissances préalables pour réussir à crocher. Les explications tentent d'être succinctes et accessibles mais elles restent complexes malgré tout.
Eh oui, nous sommes tous des philosophes en puissance, quant à en acquérir les bases théoriques, c'est un autre refrain.
Une belle découverte pour une lecture agréable, variée et souriante !

p. 111 : Moïse redescend du mont Sinaï en renâclant, tables à la main. Il annonce aux foules réunies : "J'ai une bonne et une mauvaise nouvelles. La bonne, c'est que j'ai réussi à négocier les commandements : il n'y en a plus que dix. La mauvaise, c'est que l'adultère est toujours dedans."

Journal Entry 16 by wingCroquignollewing at Bookbox de Bookinette, A Bookbox -- Controlled Releases on Wednesday, May 11, 2016

Released 2 yrs ago (5/12/2016 UTC) at Bookbox de Bookinette, A Bookbox -- Controlled Releases

CONTROLLED RELEASE NOTES:

En route pour de nouvelles aventures dans la Bookbox de Bookinette ! Bon voyage !

Journal Entry 17 by wingsouramwing at Genève, Genève Switzerland on Wednesday, June 01, 2016
Cela m'intrigue, la philo expliquée par les blagues.
En anglais, Platon c'est "Plato" et ornithorynque (qui va se rappeler l'orthographe de ce mot?) "platypus".
On peut tenter... "Un cynocéphale et un ornithorynque sympathisent parmi les cynorrhodons."

Le vrai orni... machin... ornithorynque est assez, euh... farouche, non ?

Journal Entry 18 by wingsouramwing at Genève, Genève Switzerland on Monday, June 06, 2016
J'aime bien certains raccourcis comiques. Moins les deux Athéniens qui ne sont pas aussi drôles que le reste du livre.

Journal Entry 19 by wingsouramwing at Genève, Genève Switzerland on Monday, June 06, 2016
Je me demande s'ils donnent l'énoncé indécidable de Chrysippos de Soli (Chrysippe). Un philosophe grec d'Asie Mineure de Soli, en Cilicie, de nos jours Mezitli, dans le sud turc, région Akdeniz/Méditerranée.
"Le sophisme du crocodile".

Journal Entry 20 by wingsouramwing at Genève, Genève Switzerland on Wednesday, June 08, 2016
Certains passages m'ont semblé un peu plus faibles que d'autres: les deux Athéniens qui réapparaissent de temps à autre ont du mal à décoller. Peut-être servent-ils à adoucir le linge...
A part les dernières pages sur le méta-langage qui à mon avis sont nettement moins drôles que ce qui précède, il y a des moments hauts en couleur.

Parmi les plus drôles: les blagues sur la perception du temps...
- Un escargot est attaqué par deux tortues. Aux policiers qui lui demandent ce qui s'est passé, le gastéropode répond: "Tout s'est déroulé si vite !"

De mémoire de rose, on n'a jamais vu mourir un jardinier.

Il n'y a pas le sophisme du crocodile attribué à Chrysippos (Chrysippe en français) de Soli. Parce que c'est juste un "énoncé indécidable":
Une mère et son fils marchent le long d'un bras du Nil. Un croco surgit, enlève l'enfant. La mère, épouvantée, entend le crocodile lui dire (on part du principe que dans ce système de référence, les crocodiles ne sont pas farouches et parlent, alors que leur cerveau réel a le volume d'une grosse noix, voilà pourquoi on n'a pas de numéro de cirque avec des crocodiles, ils sont trop bêtes, rien à voir avec le danger qu'ils bouffent les clowns, d'ailleurs, "cerveau reptilien" n'est pas un compliment; mais Chrysippe était un facétieux de Cilicie, Asie Mineure):
- Si tu me dis quelque chose de vrai, je te rendrai ton enfant. Si tu me dis quelque chose qui n'est pas vrai, je ne te le rendrai pas !
La mère rétorque alors:
- Tu ne me rendras pas mon enfant...


L'énoncé est indécidable.
Si la mère dit vrai, en déclarant que le saurien crocodilien* ne lui restituera pas le fiston, alors le prédateur devra le lui rendre, puisque la maman a dit quelque chose de vrai. Mais si le croco restitue le gosse, alors... la mère aura dit quelque chose de faux puisque sa prédiction "Tu ne me rendras pas mon enfant" ne se révélera en effet pas pertinente du tout...

*ce n'est pas un pléonasme; les sauriens se subdivisent en lacertiliens (lézards de toutes tailles, du lézard des murailles au dragon de Komodo) et crocodiliens (du gavial du Gange aux salties australiens).

Journal Entry 21 by wingsouramwing at Genève, Genève Switzerland on Wednesday, June 08, 2016
Librement inspiré du sophisme du crocodile.

Anna avançait - sans méfiance particulière - le long de l’un des multiples embranchements du Nil, dans le secteur nord appelé le Delta. Son fils, Alexandre, cheminait à ses côtés, plus près de la berge que sa mère. Le soleil jetait sur le pays entier une chaleur pesante comme le plomb. Il brillait tant qu’on ne pouvait que détourner la tête et peut-être même le maudire, en tout cas le prendre en grippe. Pas le moindre souffle d’air n’imprimait de balancement aux roseaux ni aux herbes hautes coupantes. L’eau scintillait, çà et là, à la façon de métal en fusion. Des palmiers dispensaient par endroits une ombre relative, fragmentaire, forcément insuffisante. Sans que l’œil humain, jamais assez prompt à se tourner du bon côté, ne parvînt à les localiser, divers oiseaux criaillaient, pépiaient, produisaient des grincements voire, plus rarement, chantaient.
Un bruit d’éclaboussures surprit la mère et le fils. Surtout ce dernier, d’ailleurs.
Sans que rien ne l’annonçât, un énorme crocodile mâle verdâtre, laid, effrayant, écailleux et rugueux bondit hors de l’eau jusque sur le bord. Il enleva Alexandre en un éclair, sans que sa mère trouvât le temps d’esquisser le plus petit geste pour le tirer en sécurité un peu plus loin de la rive.
- Non ! cria Anna, usant de toute la vigueur de sa voix.
Ensuite vibra une phrase énigmatique.
Un oiseau perché sur une branche lissait silencieusement son plumage. La déclaration ne pouvait provenir de lui. S’il s’était essayé à imiter les prouesses rhétoriques humaines, son bec n’aurait produit que des couacs, des sons discordants, jamais des phrases caractéristiques des gens.
Une scolopendre prit la fuite au ras du sol comme une voleuse. Ce n’était pas elle qui aurait pu dire quelque chose non plus.
Un échassier bigarré qui s’envola en battant bruyamment des ailes émit un bruit de trompette. Mais n’articula aucun mot. La mystérieuse intervention ne pouvait, non plus, lui être imputable, par conséquent. Quant aux poissons, inutile d’y compter. Ils vivaient dans le silence et n’auraient pas eu les moyens de sortir la tête de l’eau pour proférer une phrase quelconque. En plus, un prédateur ailé aurait certainement profité de l’aubaine de poissons se montrant hors de l’eau pour en attraper un et le manger.
Un rapace tournoyant très haut n’avait pas pu, si loin, entrer en relation avec Anna en lui adressant quelques mots.
Des fourmis besogneuses cherchant à esquiver des attaques n’auraient eu aucune chance de se faire entendre. Tout juste perçoit-on, quand on passe près d’une fourmilière, le bruit de milliers de ces ouvrières à six pattes en train de trotter inlassablement d’un côté et de l’autre. Si on tend l’oreille. Mais de là à capter des verbes ou des adjectifs, il y avait clairement un abîme infranchissable. Non, les fourmis ne discourraient pas, même si nous le souhaitions un jour.
Des grenouilles possédaient un talent certain quand il s’agissait de coasser à rendre fous les villageois vivant à proximité, au printemps. Néanmoins, ces batraciens n’allaient en aucun cas se mettre à converser avec les humains.
Anna n’avait toutefois pas rêvé éveillée en pleine canicule. Elle avait bel et bien entendu quelque chose, tout à l’heure. Bouleversée, brisée par le rapt d’Alexandre, hagarde, elle ne manquait pas pour autant de discernement.
- Eh, écoute-moi, mère…
La voix se répéta. Elle parut sortir de la terre, rompant l’épais silence qui voilait le Delta et étouffait tout ce qui s’y hasardait.
- Mais… Qui a parlé ? Qui êtes-vous ? Pourquoi ne vous montrez-vous pas ? demanda, inquiète et impatientée, Anna.
L’interlocuteur répliqua.
- Je suis pourtant bien présent, et pas très éloigné, mère.
- Où donc ? Je ne parviens pas à vous voir…
- Tu ne m’estimes pas capable de parler, c’est ça, Anna ? ajouta le possesseur de cette tonalité insolite, grave, dotée d’un écho bizarre.
- Je n’ai pas dit ça.
- Alors regarde le fleuve et tu me verras.
Intriguée, Anna obéit et comprit. C’était le crocodile lui-même qui s’exprimait et l’invitait à mieux observer les alentours.
«Je deviens folle», songea Anna.
Mais elle ne l’était nullement. Elle avait toute sa tête, et son fils vivait encore, parce que le reptile ne l’avait pas avalé tout rond comme ils procèdent d’habitude.
Le crocodile lui proposa une espèce de marché. Oui, c’était ça. Un marché mis sur pied par un monstre. Pour la première fois depuis les origines du monde, une femme négocierait avec un crocodile. La perspective avait quelque chose de saisissant, d’étonnant.
- Anna, si tu me dis quelque chose de vrai, je te rendrai ton enfant. Par contre, si tu me dis quelque chose de faux, je ne te le rendrai pas. As-tu bien compris ?
«Que m’arrive-t-il ?» s’interrogea Anna.
- Je… J’ai bien compris, oui, lâcha-t-elle sans essayer de parlementer davantage. Anna, après tout, ignorait si l’on avait des chances d’argumenter face à un crocodile, l’expérience des ancêtres en la matière se révélant extrêmement limitée. Selon toute probabilité, Anna était la première femme confrontée à un tel échange au bord d’une rivière.
Anna réfléchit. Elle prononça les paroles suivantes:
- Tu ne me rendras pas mon enfant.
- Que… Qu’as-tu dit ?
- Tu ne me rendras pas mon enfant !
A ces mots, deux jeunes gens s’entre-regardèrent, perplexes.


- Maître Chrysippe…
- Qu’y a-t-il, Démétrios ? demanda le philosophe Chrysippe qui en imposait. Ou du moins qui tentait tout ce qu’il pouvait pour y parvenir. L’homme se tenait couché dans un lit, sur un char clinquant portant une litière drôlement tape-à-l’œil, un véhicule tiré par des chevaux blancs, comme si la robe des animaux revêtait de l’importance à ses yeux. Il s’appuyait sur des coussins rouges assez incongrus. Leurs coloris pétants se voyaient de partout. Ils auraient mieux convenu dans un bordel.
- Un crocodile qui parle, ce n’est pas courant… Euh… Dans quelle école a-t-il appris notre langue ?
- C’est pour les besoins de la démonstration de l’énoncé indécidable, Démétrios. Sais-tu ce que c’est ? Evidemment, un vrai crocodile ne parle pas, ou alors, il ne le raconte pas à la ronde si ça lui arrive. Parce qu’après, il lui faudrait payer des taxes, servir dans l’armée, et tout.
«Pas typique du stoïcisme, le gus», se dit Démétrios.
D’autres étudiants pensaient la même chose de Chrysippe de Soles. En vieillissant, le philosophe avait développé un goût prononcé pour le confort. Et le luxe. L’aménagement de ce chariot pourvu d’un baldaquin et de rideaux cramoisis révélait l’évolution paradoxale de ce stoïcien jusque-là connu pour son mode de vie en général frugal. «Je ne me laisse pas emporter par les passions», tel avait été son principe directeur. Pendant des années. Et à présent tout changeait. Il prenait de l’âge et ne voulait pas tout louper pour une affaire de courant de pensée obligeant ses adeptes à rester en retrait de tout ce qui faisait tourner le monde.
- Pourquoi cette situation est-elle… comment avez-vous dit… indessinable ? demanda Xanthippos, l’autre élève présent à ce moment-là.
- Indécidable.
- Cela signifie-t-il que le crocodile ne pourra pas prendre de décision ?
- C’est ça. Une situation complètement bloquée. Laissez-moi maintenant vous raconter pourquoi, Xanthippos et Démétrios.

Journal Entry 22 by wingsouramwing at Genève, Genève Switzerland on Monday, June 13, 2016
Le sketch des Monty Python:
http://www.dailymotion.com/video/x5p9x_monty-python-match-des-philosophes_news

Allemagne - Grèce, le match des philosophes.
L'arbitre Confucius.
Karl Marx qui s'échauffe sur le bord du terrain.
Au début, les philosophes ne s'intéressent pas du tout au ballon. Archimède crie Euréka ! et envoie le ballon à Socrate qui marque !

Journal Entry 23 by wingsouramwing at Genève, Genève Switzerland on Sunday, October 02, 2016
Si les pommes étaient des citrouilles, écrivit Gotlib...

Et si les philosophes avaient été des pirates, hein ?
- Epicure aurait déclaré "Profite du butin tant qu'il est là, des donzelles aussi et de la boustifaille du coq..."
- Platon aurait transformé la piraterie en Etat, les gibiers de potence en élus et les donzelles n'auraient pas eu le droit de vote.
- Héraclite d'Ephèse aurait dit "La cayenne est large comme un pied d'homme. On ne mouille jamais deux fois dans la même anse."
- Diogène aurait habité un tonneau de rhum (vide; un autre aurait bourlingué auparavant) et lancé à Barbe-Noire "Ôte-toi de mon soleil, tu me fais de l'ombre."
- Descartes aurait dit "Je pille, donc je suis" et l'aurait appris à un perroquet, ainsi qu'à la donzelle Christine de Suède (de Gustavia, Saint-Barth, en fait)
- Rousseau: "L'état de nature est le vrai butin du pirate."

Journal Entry 24 by wingsouramwing at Genève, Genève Switzerland on Saturday, December 31, 2016
Baboul333 annonce une flopée de livres dispo. Et "Platon..." figure dans sa liste de souhaits. Ce livre va donc bientôt bouger.

Journal Entry 25 by wingsouramwing at the mail, A RABCK -- Controlled Releases on Tuesday, January 03, 2017

Released 2 yrs ago (1/4/2017 UTC) at the mail, A RABCK -- Controlled Releases

CONTROLLED RELEASE NOTES:

Il ne t'est jamais donné de rêve sans le pouvoir de le réaliser. (Richard Bach)
Profitez du présent, n'attendez pas après-demain.

Platon et son platypus... (comment raconter des courants philo de façon originale, ou: un sens se révèle derrière d'apparentes pitreries extravagantes qui n'en sont pas, en fait). En route pour Toulouse chez Baboul333.

Journal Entry 26 by baboul333 at Toulouse, Midi-Pyrénées France on Sunday, January 15, 2017
bien reçu Souram merci. j'ai deja exploré quelques pages qui m'ont fait sourire, ce livre est donc prometteur

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