Rue des boutiques obscures

by Patrick Modiano | Literature & Fiction | This book has not been rated.
ISBN: 2070373584 Global Overview for this book
Registered by Victor-Schmara of Lille, Nord-Pas-de-Calais France on 11/16/2012
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Journal Entry 1 by Victor-Schmara from Lille, Nord-Pas-de-Calais France on Friday, November 16, 2012
Cycle Modiano, 6.
Ce livre a privé Georges Perec du Goncourt 1978 pour La vie, mode d'emploi.
Fait curieux : Perec lui-même avait publié en 1973 "La boutique obscure (124 rêves)".


Le 2, rue des Boutiques Obscures, à Rome, (via delle Botteghe Oscure, qui avec le Tibre délimite le ghetto juif) est la dernière adresse que va investiguer le héros, mais nul ne sait s'il y trouvera la clef de l'énigme qu'il poursuit tout le long du livre.

Employé amnésique d'un détective privé qui part en retraite, fin 1965, Guy Roland, c'est son nom, part sur la piste de son passé pour retrouver son identité.
Son enquête le conduit successivement sur les traces d'une grande famille du Bottin Mondain, du secrétaire d'une "légation d'Amérique du Sud", peut-être la doublure d'un courtier disparu en 1940 avec son épouse, Denise, couturière et mannequin à ses heures, réfugiée avec lui à Megève alors que "Paris devenait trop dangereux" et qu'il fallait "se mettre au vert".

On voyage dans Paris, les adresses défilent, avec elles les noms, toujours aussi cosmopolites. Paul Sonachitzé, Stioppa de Djagoriew, Freddie Howard de Luz, Oleg de Wrédé, Gay Orlow, Porfirio Rubirosa, André Wildmer, ...

On suit la quête de l'amnésique à dénouer l'écheveau compliqué de son histoire enfouie. Chaque rencontre est amicale, bienveillante ; on lui confie des photos, des lettres oubliées ; pas après pas il reconstitue le puzzle, cerne les personnages, remonte le fil.

En arrière-plan, la conviction que tout cela n'est qu'une bulle de savon et que quoi qu'on fasse, on n'est rien :

"Drôles de gens. De ceux qui ne laissent sur leur passage qu'une buée vite dissipée. Nous nous entretenions souvent, Hutte et moi, de ces êtres dont les traces se perdent. Ils surgissent un beau jour du néant et y retournent après avoir brillé de quelques paillettes. Reines de beauté. Gigolos. Papillons. La plupart d'entre eux, même de leur vivant, n'avait pas plus de consistance qu'une vapeur qui ne se condensera jamais.
Ainsi Hutte me citait-il en exemple un individu qu'il appelait l' "homme des plages". Cet homme avait passé quarante ans de sa vie sur des plages ou au bord des piscines, à deviser aimablement avec des estivants ou de riches oisifs. Dans les coins et à l'arrière-plan de milliers de photos de vacances, il figure en maillot de bain au milieu de groupes joyeux mais personne ne pourrait dire son nom et pourquoi il se trouve là. Et personne ne remarqua qu'un jour il avait disparu des photographies. [...] Hutte répétait qu'au fond, nous sommes tous des "hommes des plages", et que "le sable -je cite ses propres termes- ne garde que quelques secondes l'empreinte de nos pas
".

Gallimard 1978, 250 p.

Journal Entry 2 by Victor-Schmara at Avenue Hoche in -Paris 8e, Ile-de-France France on Wednesday, December 19, 2012

Released 11 yrs ago (12/19/2012 UTC) at Avenue Hoche in -Paris 8e, Ile-de-France France

WILD RELEASE NOTES:

Sir Basil Zaharoff habitait au 53.
Le livre est au 55, au-dessus des boîtes aux lettres.


Extraits :

"Presque au bout de l'avenue Hoche, à gauche, avant la place de l'Étoile, les grandes fenêtres du premier étage de l'hôtel particulier qui avait appartenu à sir Basil Zaharoff étaient toujours allumées.

[...] Il l'avait déjà rencontré dans les bureaux de l'avenue Hoche, parmi tous les individus étranges qui traitaient des affaires à voix basse, et l'homme lui avait proposé de lui vendre un clip et deux bracelets de diamants, car il voulait quitter la France.

[...] Ce sont les grandes fenêtres éclairées de l'ancien hôtel de Zaharoff, avenue Hoche, et les phrases décousues de Wildmer, et les noms, comme celui, pourpre et scintillant, de : « Rubirosa », et celui, blafard, d' « Oleg de Wrédé » et d'autres détails impalpables - la voix même de Wildmer, rauque et presque inaudible -, ce sont toutes ces choses qui me servent de fil d'Ariane."

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