Livre mentionné dans un livre

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Page 64 :
Aussi, dans les salons, avait-on surtout parlé cette année-là d'Au-dessous du volcan, que par ailleurs personne n'avait eu le temps ni le courage de finir. Mais chacun jurait qu'il s'agissait d'un chef-d'oeuvre : Malcom Lowry y dépeignant l'humanité et le Mexique d'une manière extraordinaire.

 

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P.208 :
Il a délaissé sa lecture coutumière des docteurs de l'Église, des canonistes, des différentes variantes scolastiques sur essence et personne, comme si son âme était exténuée de paroles, mais comme l'homme est le seul animal qui parle et qui lise à condition qu'on le lui enseigne, et même alors il lui faudra attendre encore bien des années avant d'accéder à l'état d'homme, le père Bartolomeu Lourenço passe au crible et étudie "L'ancien Testament", principalement les cinq premiers livres, le "Pentateuque", appelé "Thora" par les Juifs, et le "Coran".

 

Page 268 :
"Et il toussa, ce qui provoqua les regards furieux de ses compagnons de cellule, qui ne parvenaient pas à se concentrer sur leurs jeux d'échecs ou sur la lecture de "L'homme et la terre" de Reclus." [Il s'agit d'un livre d'Élisée Reclus, géographe et théoricien de l'anarchisme français]

 


Page 440 :
"Le livre, tu peux le garder", vociféra Bella au moment où il allait le mettre dans la valise. Il l'ouvrit, c'était "La Divine Comédie" de Dante, richement illustrée, reliée en cuir, sortie de sa bibliothèque.
Page 447 :
Sa main gauche effleura le petit livre sur le plateau du bureau, le "Nouveau Testament".
Page 470 :
Il parla d'aller encore faire un tour au cimetière pour apporter des fleurs.
"Fais-le", dit Becker, qui avait "L'Odyssée" dans les mains.
Page 616 :
Debout près de la commode, il saisit un livre qui se trouvait là et s'approcha de Rosa : "Sonja me l'a envoyé hier. Tu connais ? C'est un des premiers cadeaux que je lui ai fait après ma détention. Je le lui avais promis depuis ma cellule. "Le Paradis Perdu", de Milton."

 

Page 148: "Et je me suis promis, pour ne pas gâcher mon affût, de remettre à demain le moment de vérifier, en le cherchant dans la bibliothèque, dans quel livre George Sand évoque le réveillon des animaux et leurs étranges prophéties. Est-ce dans 'Les Maîtres sonneurs' ou dans 'Légendes rustiques' ? La bonne dame de Nohant ne suggérait-elle pas qu'il convient, ce soir-là, de donner aux ruminants une double ration de fourrage ? Et qu'il ne faut pas s'attarder à l'étable, ni se cacher dans le fenil pour, l'heure venue, entendre les bêtes ânonner leur macabre liste ? Tel meunier pourtant bien portant, à l'annonce de son nom, n'avait-il pas chuté mortellement d'une échelle ?"

(D'ailleurs, je ne sais vraiment pas dans lequel des deux livres de George Sand est racontée cette légende de Noël; je n'ai pas trouvé dans google)

 

Page 120 :
Alors... qu'est-ce qu'on lit aujourd'hui ?
Georg referma le livre et considéra la couverture.
- C'est bien. Tout le monde le lit. Ça ne te plairait pas.
Hoffner pencha la tête pour décrypter le titre - "Der Steppenwolf". Il l'avait remarqué dans chaque librairie de Berlin. Il en ignorait tout.
[C'est "Le loup des steppes" de Hermann Hesse]

 

Page 225 :
[...] je me mets à lire. Aujourd'hui, "Le neveu de Wittgenstein", de Thomas Bernhard. Pas n'importe quoi !

 

Page 63 :
'This one,' she'd said at another point, 'is called "Raskolnikov" - I remember it from the book. Raskolnikov's a character in "Crime and punishment".'
'A book I'd probably read before you were even born.'
'You've read Dostoevsky ?'
Page 328 :
'Sergei loves Scotland, that's what it comes down to. His dad used to read him "Treasure Island". I had to take him to Queen Street Gardens. Pond there's supposed to be what gave Robert Louis Stevenson the idea.'

 

Sur une étagère, il avait aperçu pourtant une douzaine de volumes. Il en avait pris un, l'avait ouvert au hasard. C'était un tome dépareillé de Virgile. Il était tombé sur un passage des "Géorgiques"...

 

Page 177 :
Il tenait à la main le dernier Houellebecq, "La possibilité d'une île."
Page 183 :
Ecoute cela. "Il faut bien que l'herbe pousse et que meurent les enfants." Est-ce que c'est également une phrase de Victor Hugo ?
- Bien sûr, répondit aussitôt Christian Decultot. Tu le trouveras dans "Les contemplations", tout comme "Demain dès l'aube", c'est un extrait d'un long poème intitulé "À Villequier."

 

Page 68 :
Pas de doute, il s'appelait Borges, le créateur de la citation dont le nom lui avait échappé ; par conséquent, il valait mieux oublier un auteur dont il avait brûlé l'"Histoire universelle de l'infamie."
Page 253 :
Manzaneque, ce soir je peux écrire les vers les plus tristes. Vous comprenez ? Cela m'étonnerait que vous connaissiez l'origine de cette citation.
- "Trente poèmes d'amour et une chanson désespérée", de Pablo Neruda, décréta Ramiro qui ne put s'empêcher de chercher du regard l'approbation de Carvalho. Il la trouva.

 

Page 57 :
Avant même le procès, elle avait déjà eu le temps de me nuire : elle rapporta à la Troisième section que je possédais un livre qui portait le tampon "bibliothèque N. I. Boukharine" et un titre des plus suspects : "Les liaisons dangereuses." Ce roman vivant et spirituel, écrit sous forme de lettres, avait pour auteur un écrivain français du XVIIIe siècle, Choderlos de Laclos. "Academia" en avait fait une très belle édition au début des années trente.
Page 105 :
N. I. rejeta le journal où étaient reproduites les interventions et prit le livre. C'était "Victoria" de Knut Hamsun.
Pages 132-133 :
Nous lûmes ainsi "Salammbô" de Flaubert. N. I. était transporté par les héros passionnés et courageux du roman. Il adorait également le "Colas Breugnon" de Romain Rolland et ne cessait de s'étonner que cette oeuvre appartienne précisément à la plume de Rolland. Pour l'auteur lui-même, comme il le déclare dans sa préface, ce livre fut inattendu : après avoir littéralement été enchaîné à "Jean-Christophe" pendant une décennie, il avait soudain ressenti "un besoin invincible de libre gaieté gauloise, oui, jusqu'à l'irrévérence."
Page 159 :
Sinon, j'aurais été semblable à Mankurt, l'esclave de la légende que je découvris bien des années plus tard dans le très beau roman de Tchinguiz Aïtmatov, "Une journée plus longue qu'un siècle."
Page 244 :
Nous utilisions la bibliothèque où nous lisions les passages en français qui se trouvent dans "Guerre et paix" de L.N. Tolstoï.
Page 245 :
Cette version de la mort de Frounze m'avait semblé, à l'époque, peu vraisemblable, bien qu'elle soit confirmée par la nouvelle de B. Pilniak, "Histoire de la lune non éteinte."

 

Page 199 :
C'était en 1902, ça y est, je m'en souviens parfaitement ! Car c'était l'année de la parution d'un roman devenu célèbre par la suite. Je m'en souviens parfaitement, parce que Marguerite...
- Ne serait-ce pas "Les quatre plumes blanches" d'Alfred Manson ?
[nom complet de l'auteur : Alfred Edward Woodley Manson]

 

Jack cherchait vainement, dans un exemplaire numéroté de "Corydon", la justification de l'attrait qu'avaient exercé sur lui... Il trouvait Gide mystérieux...

 

Côté histoire (Luciana Castellini), p.73-74 :
Pour savoir ce qui s'est passé dans l'âme des ouvriers agricoles des Pouilles entre 1944 et 1946, il faut bien autre chose que les sermons du matraqueur Scelba ; il faut le Tolstoï de "Guerre et paix", capable de décrire les mystérieux courants souterrains de rébellion qui parcouraient périodiquement les campagnes, dans la Russie des tsars.

 

Pages 332-333 :
Plus tard, assis devant le beau meuble, tandis qu'il caressait le dos et la couverture de cuir des prodigieux livres qui lui appartenaient désormais, Élías découvrit que plusieurs volumes semblaient plus usés par la manipulation fréquente à laquelle leur propriétaire avait dû les soumettre. Parmi les plus défraîchis, il y avait, bien entendu, deux des oeuvres de Maïmonide, le penseur favori de Benjamín Montalbo, et les "Dialoghi d'amore"* de Léon l'Hébreu, mais aussi plusieurs auteurs modernes, sans aucun rapport avec la foi ou la religion, comme ce Miguel de Cervantès, auteur d'un volumineux roman intitulé "L'ingénieux hidalgo Don Quichotte de La Manche" et un certain Inca Garcilaso de la Vega (également traducteur des "Dialoghi d'amore" en castillan), auteur de "La Florida del Inca"**, chronique des échecs des tentatives de conquête de ce territoire du Nouveau Monde où, disait-on, avait été découverte la Source de l'Éternelle Jouvence.
* "Dialogues d'amour" (1541), de Juda Abravanel, dit Léon l'Hébreu.
** "La Florida del Inca" (1605), Inca Garcilaso de la Vega. Édition française : "Histoire de la Floride", 1670.

 

Page 435 :
Sur les étagères d'une petite bibliothèque, il tomba sur ce à quoi il s'attendait et plus encore. Parmi ce qui était prévisible, il trouva plusieurs romans de vampires d'Anne Rice, cinq livres de Tolkien, dont les plus classiques - "Le Hobbit" et "Le seigneur des Anneaux" -, un roman et un recueil de nouvelles d'un certain Murakami, évidemment japonais, "Le petit prince" de Saint-Exupéry, un volume très abîmé de "L'insoutenable légèreté de l'être" de Kundera et... "L'attrape-cœurs" de ce salopard de Salinger - dont on sait ce qu'il a fait... Mais il trouva aussi des textes beaucoup plus susceptibles d'enflammer l'esprit : une étude sur le bouddhisme et, de Nietzsche, "Ecce homo" et "Ainsi parlait Zarathoustra", des livres capables de mettre beaucoup plus que des vampires, des lutins et des personnages aliénés ou amoraux dans la tête d'une jeune fille apparemment trop précoce et influençable, extrêmement désireuse de s'écarter du troupeau.
Page 468 :
J'ai l'impression que je connais... De qui est-ce ?
- Devinez.
- Là, de but en blanc... Ça me dit quelque chose, mais non, je ne sais pas.
Conde se sentit dépassé.
- Carpentier, "Le siècle des lumières". Publié en 1962...
Page 567 :
- Quel livre c'était ? voulu-t-il savoir, peut-être pour boucler la boucle et finir par comprendre Judy Torres.
- "Le Purgatoire", de Dante.
Conde médita une seconde : ni ce Cioran postévolutionniste, ni les leçons de Bouddha, et encore moins Nietzsche. Pas non plus "L'Enfer" ou "Le Paradis", mais "Le Purgatoire", peut-être parce que c'était là qu'elle pensait aller.
Page 581 :
Il penserait un peu plus tard, "il faut absolument que je relise maintenant "Cavalerie rouge". Isaac Babel n'était-il pas juif lui aussi ?"

 

p.80, "Il parcourut les titres de quelques livres alignés sur l'étagère. La plupart étaient en allemand et traitaient d'hydraulique.
Il en trouva aussi en espagnol: Les Veines ouvertes de l'Amérique latine, d'Eduardo Galeano..."

 

Page 90 :
Il n'a pas oublié son nécessaire contre l'ennui : trois toupies et un livre, le seul qu'il s'évertue encore à lire, les "Mémoires historiques" de Sima Qian.

 

Page 208 :
'Yugiri is a character from "The tale of Genji".' From the polite expression on her face I knew she had no inkling of what I was talking about. 'He was the firsborn son of Prince Genji.'
(Référence au "Dit du Genji" de Murasaki Shikibu, qui date du XIe siècle ; le grand roman psychologique n'avait pas attendu Marcel Proust pour naître.)
Page 242 :
He put down his book - Somerset Maugham's "The trembling of a leaf" - and went over to a side table on which stood a tiffin carrier.

 

Au risque d'en répéter un déjà mentionné: Page 292 Un des personnage à la recherche d'inspiration pour l'écriture d'un roman lit un livre de Jean-Michel Maulpoix intitulé "Du lyrisme".

 

Jean Giono mentionne plus d'un livre dans ses chroniques.

p.51: "Mlle D. continua donc à parler paisiblement des affaires de Dieu le fils pendant que mon père, muet, installé auprès d'elle lisait (ou plus exactement étalait ostensiblement) La Faute de l'abbé Mouret."

p.130: "Avec un petit pourboire supplémentaire, le concierge nous laissa seuls un bon quart d'heure dans la bibliothèque de Napoléon. Elle contient encore un millier de volumes... En bonne place, un beau Gil Blas en 6 volumes et un très bel exemplaire de Don Quichotte, elzévir en 6 volumes. J'ai feuilleté le Don Quichotte pour voir s'il n'avait pas été annoté. Non, hélas !"

 

"Le client est remonté et les quelques grammes d´alcool que contient son sang ne contribuent pas à l´apaiser. C´est un instituteur en colère contre un livre qu´il n´a pas lu et dont le titre lui déplaìt. La Vie Sexuelle des Cannibales de J.Maarten Troost, un écrivain américain qui dresse un portrait drôle, féroce et tendre de la vie à Tarawa en 1998.On ne peut pas dire que tout le monde ait apprécié son point de vue, l´ironie occidentale ne passant pas toujours sous ces latitudes."
"Je crois qu´on se fout de ma tête. Ca doit être la jurisprudence de Margaret Mead.Dans son Growing of Age in Samoa , la célèbre anthropologue américaine opère une description de la sexualité samoane basée sur des interviews de jeunes femmes. L´ouvrage a contribué à développer le mythe de la légèreté des moeurs océaniennes.Le travail de Mead fut remis en cause des décenies plus tard, les jeunes femmes interviewées à l´époque avouant qu´elles lui avaient raconté n´importe quoi, histoire de blaguer."
""Le temps de la civilisation est marqué par un climat stable", écrivent les experts Hervé Le Treut et Jean-Marc Jancovici dans leur ouvrage L´Effet de serre."
Toni Morisson, Hugo Pratt, Robert Stevenson et beaucoup d´autres encore cité par l´auteur dans un endroit où il y a très peu de livres...

http://www.bookcrossing.com/---/12750863

 

page 113, ce n'est pas vraiment un livre qui est mentionné, mais :

"Cette rousse à forte poitrine qui jurai en permanence aurait pu sortir tout droit d'un roman de Paasilinna! Il est vrai que l'auteur finlandais n'avait jamais écrit d'histoire incluant un éléphant, mais, selon Benny, ce n'était qu'une question de temps"

 

page 113, ce n'est pas vraiment un livre qui est mentionné, mais :

"Cette rousse à forte poitrine qui jurai en permanence aurait pu sortir tout droit d'un roman de Paasilinna! Il est vrai que l'auteur finlandais n'avait jamais écrit d'histoire incluant un éléphant, mais, selon Benny, ce n'était qu'une question de temps"



Je me rappelle ce passage.

 

Dans "Mémoires d'un jeune homme dérangé" de Frédéric Beigbeder :

"Notre amour était devenu une sorte d'hologramme baudrillardien. C'était branché mais pas très poétique : à tout prendre, j'aurais préféré Belle du Seigneur. (Je suis plus Solal que solipsiste). Elle fumait des Marlboro light, buvait du Coca light et baisait light (paradoxalement, elle éteignait la lumière)."

 

Dans "Mémoires d'un jeune homme dérangé" de Frédéric Beigbeder :

"Notre amour était devenu une sorte d'hologramme baudrillardien. C'était branché mais pas très poétique : à tout prendre, j'aurais préféré Belle du Seigneur. (Je suis plus Solal que solipsiste). Elle fumait des Marlboro light, buvait du Coca light et baisait light (paradoxalement, elle éteignait la lumière)."

Merci pour ce fou rire le matin!

 

Page 16 :
J'ai commencé à lire les livres, assis sur l'échelle, là où entrait la lumière. La bible, non, Dieu m'impressionnait. C'est ainsi que m'est venu le goût de la lecture. Le premier livre s'intitulait "Les trois mousquetaires", mais ils étaient quatre. En haut de l'échelle, les pieds dans le vide, ma tête apprenait à puiser la lumière dans les livres. Une fois tous lus, j'en voulais encore.
Page 123 :
Chaque jour naît vierge de poésie, on se réveille et on la renouvelle.
- Eh oui ! Le premier qui se réveille réécrit "La Divine Comédie."

 

Page 146 :
Finalement elle ressort de là avec "Ainsi parlait Zarathoustra" dans son sac à main, elle est surexcitée et elle voudrait déjà être arrivée chez elle, et arrivée chez elle, elle se fait du thé et elle le sirote en lisant "Ainsi parlait Zarathoustra", allongée sur le divan, comme une étudiante. Elle est heureuse, très heureuse. Le soir elle retrouve mon père, et l'air de rien, au milieu d'un Martini, elle lui glisse quelques mots sur Nietzsche.
- Nietzsche, fait-il, bof, je lisais ça quand j'avais vingt ans. Maintenant je préfère Peter Cheyney.
Alors elle lit "La môme vert-de-gris" et elle est de l'avis de mon père, elle trouve que Cheyney c'est mieux que Nietzsche.

 

Page 77 :
Wie gewöhnlich rauchte er nach dem Essen, wobei er ein beliebiges Buch aus dem Regal zur Hand nahm. Diesmal hatte er das Werk eines in Ungnade gefallenen Autors erwischt : Freuds "Zur Psychopathologie des Alltagslebens."
[i.e. "Psychopathologie de la vie quotidienne" de Sigmund Freud]
Page 231 :
Anwaldt schaute das Buch an : es war eine Schulausgabe von Sophokles' "König Ödipus."
["Œdipe roi" de Sophocle]

 

Page 191 :
Ils en vinrent alors bien vite à parler de "L'Assommoir", de Zola et du Réalisme.

 

p.212:
" - Non, elles ne naîtront pas, tes laitues !
Je disais ça pour me débarrasser de lui, pour qu'il ne reste pas devant mes épinards à me parler de ses vieux bouquins. Un de ces livres s'intitulait 'La Théorie et la pratique du jardinage' publié par un certain Dezallier d'Argenville au XVIIIe siècle, précisait Kolo Loupangou."

p.213:
" - Ah bon ? Quoi donc ?
- Dans 'Maison rustique' la comtesse de Genlis précise que le potager doit être près de l'habitation...
Le bouquin dont il était le plus fier avait été publié par Olivier de Serres au XVIIe siècle avec un titre kilométrique: 'Théâtre d'agriculture et de ménage des champs... Où l'on voit avec clarté et précision l'art de bien employer et cultiver la terre, en tout ce qui la concerne, suivant ses différentes qualités et climats divers, tant d'après la doctrine des Anciens que par l'expérience'.
- Ce livre c'est ma Bible à moi."

 

 

p.121: "Vous avez pratiqué, je pense, Edgar Poe. Rappelez-vous Dupin et "la lettre volée". Cette lettre, ou était-elle ? Dans un endroit si évident que personne ne s'était avisé de l'y chercher."

p.140: "J'allai à une bibliothèque dont les vitres brillaient dans le coin le plus sombre de la pièce. J'y pris le premier volume qui me tomba sous la main, et regagnai mon lit.
C'était Tristram Shandy."

 

un poète, son éditeur, un auteur de polar et un policier amateur de poésie sont les personnages principaux de ce livre ds lequel grand nombre de livre set auteurs sont cités.
Il y a également une critique des romans policiers suédois qui donnent une vision erronée du pays. Dans la postface, l´auteur remercie Yvon Le Men dont les poèmes sont attribués au poète Jan Y dans le roman.
http://www.bookcrossing.com/---/13820424

 

J'examinai alors les livres dont Auguste m'avait parlé avec une si charmante sollicitude, et je choisis l'Expédition de Lewis et Clarke à l'embouchure de la Columbia.

 

J'examinai alors les livres dont Auguste m'avait parlé avec une si charmante sollicitude, et je choisis l'Expédition de Lewis et Clarke à l'embouchure de la Columbia.

Un excellent choix : le récit de cette expédition est passionnant.

 

J'examinai alors les livres dont Auguste m'avait parlé avec une si charmante sollicitude, et je choisis l'Expédition de Lewis et Clarke à l'embouchure de la Columbia.


... Et dans "Le sphinx des glaces" de Jules Verne (fin du Chapitre 6) :
"Tout cela était donc vrai !... Edgar Poe avait donc fait œuvre d'historien, non de romancier !... Il avait donc eu communication du journal d'Arthur Gordon Pym !... Des relations directes s'étaient donc établies entre eux !... Arthur Pym existait ou plutôt avait existé ... lui ... un être réel !... "

 

Page 274 :
Il acheta les livres qu'on lui demandait de lire, mais il ne lut que l'"Iliade", plusieurs fois. [...] Il apprit par l'"Iliade", par un livre qu'on se lit depuis l'âge du bronze, que le héros peut n'être pas bon.
Page 286 :
J'emporte avec moi l'"Odyssée", qui raconte une errance, très longue, d'un homme qui essaie de rentrer chez lui mais n'en retrouve pas le chemin.

 

Un article intitulé "De quelques romans scientifiques" mentionne plusieurs titres de livres.

p.320:
"Le roman scientifique remonte, en ligne directe, aux Mille et Une Nuits, dont beaucoup des contes sont alchimiques, et au Cabinet des Fées. L'usage des baguettes des fées s'est seulement un peu vulgarisé, ou agrandi, et l'on ne brûle plus les sorciers: on les décore...
On a lu dans l'Histoire des Etats et Empire de la Lune et du Soleil, de Bergerac, la description, tout au long, du phonographe, et d'un curieux ballon..."

pp.321-322:
"Et c'est dans l'Histoire des Oiseaux, du même Cyrano, qu'est développée déjà cette théorie de quelques néo-darwiniens très modernes, que l'oiseau est plus avancé que l'homme dans l'évolution.
La lecture du roman scientifique, ce répertoire de l'irréalisé actuel, est exactement un voyage, vers l'avenir, dans La Machine à explorer le temps de H.G. Wells, le maître d'aujourd'hui, et de par les créations les plus imprévues, de cette littérature...
Parmi les précurseurs très récents de Wells, il faut citer, nous ne disons pas Villiers de l'Isle-Adam, dont l'extraordinaire Hadaly ne ressuscite-t-elle pas dans nos music-halls, sous le nom de l'auto-vierge ? mais l'auteur d'Ignis, resté anonyme jusqu'à la troisième édition, en 1884, où l'on apprit tout à coup que l'ouvrage était couronné par l'Académie française, et le nom du romancier, Didier de Chousy.
Le sujet d'Ignis, c'est la captation industrielle du feu central, projet dont un inventeur reparla lors de l'exposition de 1900. Mais ce qui est tout à fait remarquable dans Ignis, et prouve une fois de plus que les écrivains scientifiques sont des précurseurs, c'est le tableau de la révolte des machines devenues intelligentes, des hommes vapeurs, des atmophytes - l'automobile n'était pas inventée..."

(Apparemment, chez le comte Didier de Chousy, réédité en 2008, le monde décrit dans "Ignis" inclut des microphones indiscrets qui redisent tout ce qu'ils entendent, des cochers électriques, des bulletins de nouvelles sonores... pas mal en 1883)

 

p. 430: "Le héros du Voleur, de Georges Darien, tenait ce raisonnement."

 

p.26:
Dans Lettre à ma femme, Pentti Saarikoski écrit: "Certes, j'aimais la femme avec qui je vivais."

p.33:
Oui, pourquoi ne pas commencer par Rousseau, par Jean-Jacques; il écrit dans ses Confessions: "Jamais je n'ai tant pensé, tant existé..."

p.36, toujours au sujet de Rousseau:
"Et il écrit dans les Rêveries du promeneur solitaire: "Ayant donc formé le projet de décrire l'état habituel de mon âme..."

p.41:
"Et Ludwig Wttgenstein, dans son Journal: "Le christianisme dit: Tu ne dois pas (en ce monde) - pour ainsi dire, rester assis, mais marcher. Tu dois quitter cet endroit."

p.42:
"Les poètes ont également cheminé dans leurs écrits; nous savons que Dante s'y est égaré, La Divine Comédie est une pérégrination, une version chrétienne de la descente d'Orphée aux Enfers..."

 

Page 23 :
Chrétien trouvait le commissaire Bompart pathétique et décida de le forcer à s'intéresser à autre chose. La bibliothèque ! C'était un sujet rêvé pour s'éloigner de la vie sentimentale de Mathilde.
Duras y occupait toujours une place de choix. Ça faisait des années qu'il se demandait comment sa compagne, puis sa femme, et désormais son ex, pouvait s'intéresser à ce type de littérature alors qu'il n'avait jamais pu ouvrir un livre de la grande Margot sans qu'il lui tombât des mains. Il lui reconnaissait cependant un certain génie des titres, et tandis qu'il laissait courir son doigt sur les tranches de "Barrage contre le Pacifique", des "Petits chevaux de Tarquinia" et de "Moderato cantabile", sa main s'immobilisa un instant sur "Son nom de Venise dans Calcutta désert."

 

p.118:
Je m'en réjouis d'avance. Il y a clair de lune. Ce soir on donnera "Le Songe d'une nuit d'été" de Shakespeare.

p.130:
Aucun de nous ne connaît le Nordland. En plaisantant, nous envisageons d'aller jusque-là; le trajet inverse de celui d'August, dans "Vagabonds"; Hamsun écrit qu'August a mis plusieurs mois pour y parvenir...

(au moment où se déroule ce moment, l'écrivain se trouve dans le Sogn og Fjordane, le comté Sogn-et-les-Fjords; le Nordland se situe bien plus vers le nord; Hamsun est Knut Hamsun, romancier norvégien ("Victoria", "Vagabonds", "La dernière joie"...)

 

p.146:
J'ai pensé à des Esseintes dans le roman de Huysmans, "A rebours"...

 

Page 90 :
- The book. What was he reading ?
- It was "The shining", Trevor answered. Stephen King. Do you know it ?

 

Page 27 :
Sénèque, Lucius Annaeus Seneca (4-65), philosophe latin né à Cordoue ; précepteur de Néron, il tombe ensuite en disgrâce et reçoit l'ordre de se suicider en s'ouvrant les veines. Traités : "De la tranquillité de l'âme", "De la brièveté de la vie", "Questions naturelles", "Lettres à Lucilius".
Page 68 :
Je me suis levé pour prendre un livre et le hasard a voulu que ce soit, pour honorer la patrie avant de dormir, les "Dialogues de Rome" de ce brave ingénu de Francisco de Holanda.
Page 80 :
Mais celui qui écrit ? S'écrit-il aussi lui-même ? Qu'est donc Tolstoï dans "Guerre et paix" ? Qu'est Stendhal dans "La chartreuse de Parme" ?
Page 153 :
Je prends mes deux exemples, très simples, qui résultent de l'application d'une prémonition censément juste selon laquelle le désert m'a mené au désert, après être passé par T. E. Lawrence (Thomas Edward) (1888-1935), né à Tremadoc, agent des services secrets britanniques en Arabie et en Asie Mineure pendant la guerre de 1914-1918. "Les Septs Piliers de la sagesse" (1926).
Page 191 :
Arrivé à ce point, et comme prévu depuis le début, je me lève et cherche sur l'étagère un livre ("Contribution à la critique de l'économie politique" de Karl Marx) et, en bon étudiant appliqué, je recopie une page, convaincu qu'il faut l'ajouter à Socrate et à l'art pour que le sens s'en dégage.
Page 260 :
"Moi aussi j'ai lu mon Marx." Elle a ri : "Ne me dis pas que tu es de ces gens qui jurent, main levée, qu'ils ont lu "Le Capital" d'un bout à l'autre ?"

 

Dans 'La maison aux escaliers' de Ruth Rendell :

Cité très très souvent... : Les ailes de la colombe, d'Henry James.

 

p.88:
Certain soir, sous la porte sinistre du Ghetto, je lui parlai de Shylock et de Yessica... Je relus le "Songe d'une nuit d'été", le "Roi Lear". Puis je m'en retournai au plus tendre, au plus étrange, au plus blessé; je relus "Julie", les "Confessions". Eh quoi, me disais-je, ce Shakespeare, ce Rousseau ! n'ont-ils donc jamais tenu un caillou dans leurs mains ?

p.116:
J'avais seize ans, je lisais le "Don Quichotte de la Manche" sous le saule pleureur du parc ancestral...

 

Page 56 :
Był to początek "Ziemi jałowej" Eliota.
[C'était le commencement de "La terre désolée" d'Eliot]

 

Je n'ai pas noté toutes les pages mais il y a plusieurs passages du Livre des Mormons.

Un excellent roman d'action soit dit en passant. ;-)

 

p.108:
"Mais des Génériques facétieux l'ont sorti* des Mythes grecs de Graves en 1944..."
*le Minotaure !

p.102, très actuel o):
"- C'est fou ce qu'il y a comme lapins, observai-je en regardant autour de moi.
- Eh oui !
Perkins traversa le pont de pierre qui enjambait le ruisseau.
- On a mis un frein à la reproduction dans Watership Down; livre à lui-même, ce bouquin serait tellement rempli de lagomorphes mangeurs de pissenlits qu'au bout d'un an, un mot sur deux serait 'lapin'. Alors, Lenny prend du bon temps ici, quand il arrive à se libérer."

p.103:
"Je levai les yeux sur les remparts et vis un personnage, mi-homme, mi-bête, couvert d'épais poils noirs: il nous regarda et lâcha un cri étranglé.
- Des Yahoos, expliqua Perkins avec dédain. Pas très bien élevés et totalement irrécupérables.
- Les Voyages de Gulliver ?
- Exact. Quand on réédite des oeuvres originales comme celles de Jonathan Swift, les personnages sont souvent dupliqués pour évaluation..."

 

p.335:
"Une pensée me traversa l'esprit. Je décrochai... et demandai à être mise en relation avec Monsieur Crapaud, du Vent dans les Saules."

p.337:
"Je nous ramenai dans Les Grandes Espérances, directement dans la chambre de Miss Havisham à Satis House... où les horloges s'étaient arrêtées à neuf heures moins vingt."

p.376:
"C'était un groupe de personnages des Hauts de Hurlevent, tellement occupés à se faire la tête qu'ils ne se reconnurent même pas."

Ce roman se déroule dans le Monde des Livres, souvent, et de temps en temps dans le Monde Extérieur, chez nous, autrement dit. Alors forcément, les références littéraires ne manquent pas.

 

Pages 134-135 :
- Ne te fais pas trop d'illusions, dit Renzi en pensant que Bravo se rêvait en Fabrice dans "La chartreuse de Parme" qui, apprenant le retour de Napoléon, se rend à Paris pour assister à un fait historique, et accueillir le général.
Et qui passe toutes ses journées, au milieu de "jeunes gens d(une douceur aimable, encore plus enthousiastes que lui, et qui, en peu de jours", raconte Stendhal, "ne manquèrent pas de lui voler tout l'argent qu'il possédait".
Page 255 :
Il existe un livre pour chacun de nous, mais pour le trouver, il faut une série d'événements qui s'enchaînent accidentellement pour qu'à la fin on voie la lumière qu'on cherchait sans le savoir. Dans mon cas, ç'a été le "Meti. Livre des retournements". Un livre de maximes. [Oeuvre de Bertolt Brecht]

 

p.74:
Ce livre de souvenirs, La Belle vie, il [John Dos Passos] l'écrivit au milieu des années soixante...

p.78:
A la fin du mois de novembre, alors qu'il avait passé l'automne à lire Rabelais, le Satiricon de Pétrone et la Vita nuova de Dante...

 

Frédéric Vitoux cite bien des titres dans son ouvrage dense et riche d'anecdotes, de souvenirs, de traces laissées par divers artistes:

p.105:
Avec sa jeune femme, Hadley, [Ernest Hemingway] s'installa au troisième étage du 74, rue du Cardinal-Lemoine, au-dessus d'un dancing et à proximité de la place de la Contrescarpe, comme il le raconterait dans "Paris est une fête". A quelques dizaines de mètres, de l'autre côté de la rue, au numéro 71, James Joyce achevait la rédaction de "Ulysses"; il avait été hébergé là par son ami Valery Larbaud...

p.106:
Dos [Passos] avait pour lui l'aura de son premier roman, "Trois soldats"...

p.107:
Toujours par monts et par vaux, Dos [Passos] avait enfin lu "Ulysses"... Puis il avait regagné New York ou, plus précisément, une pension de Long Island, pour y travailler à son roman "Manhattan Transfer". En juin, de retour une nouvelle fois en France, ses liens avec Hemingway se firent plus étroits. Ce dernier écrivait alors "Le Soleil se lève aussi" et vivait désormais dans une ancienne scierie de la rue Notre-Dame-des-Champs.

p.108:
Et où l'éditeur s'était-il installé ?
Au 29, quai d'Anjou, dans l'île Saint-Louis.
Il s'agissait d'un hôtel meublé (que j'ai connu dans ma jeunesse), L'Hôtel de la Paix, qui avait compté parmi ses locataires, au tournant du XIXe et du XXe siècle, l'écrivain Charles-Louis Philippe qui y écrivit ses meilleurs livres comme "Bubu de Montparnasse".

p.110:
Hem[ingway] s'installa à Key West... où il écrivit "L'Adieu aux armes".

 

p.185:
"Passons sur les ouvrages où quelques personnages subalternes habitent simplement le quartier. Comme l'employé de l'hippodrome de Vincennes, dans Maigret et son mort; la fille du suspect de Maigret et le corps sans tête, qui est l'assistante d'un chirurgien de l'Hôtel-Dieu voisin; ou encore le complice belge du jeune délinquant de Maigret en meublé. Tous trois ont pour adresse la rue Saint-Louis-en-l'Île. Le jeune homme poignardé rue Popincourt, dans Maigret et le tueur, loge au 21, quai d'Anjou... Si la famille Poupard réside dans un magnifique appartement de l'Île Saint-Louis (Maigret et le marchand de vin), Mme Keller, un personnage secondaire de Maigret et le clochard, s'est installée, elle, au 29, quai d'Orléans...

 

Pages 515-516 :
En la voyant recevoir mon prix, j'ai éprouvé la même fierté que Michel-Ange à l'égard de "David", Léonard de Vinci vis-à-vis de la "Joconde" ou Nabokov à propos de "Lolita".

 

Page 38 :
Son répertoire, à dire vrai, se limitait aux "Cien poemas de amor" de Pablo Neruda, dont il savait des pages entières par cœur.
Page 127 :
Ce soir, je choisis les "Pensées" de Marc Aurèle, dont je ne me lasse jamais.

 

p.224:
Tout à l'heure, à cent pieds au-dessus du sol, j'étais le Fabrice de "La Chartreuse de Parme" au flanc de son donjon italien. Maintenant, voilà que je suis sur mon méhari le Dick de "La Lumière qui s'éteint" fendant le désert à la rencontre de ses compagnons d'armes. Je ris encore, puis je frémis, je songeai à la nuit précédente, à l'Oreste d' "Andromaque" qui accepte d'immoler Pyrrhus...

("La Lumière qui s'éteint" de Rudyard Kipling avait circulé dans le cadre du Relais Nobel)

 

Page 154 :
Wolfe, assis à son bureau, lisait pour la troisième fois "Les sept piliers de la sagesse", de Lawrence.

 

Page 219 :
Marie lui a pris le livre des mains, il s'est laissé faire en souriant. C'était un recueil d'Apollinaire, les "Poèmes à Lou".

 

Page 58 :
"Merveilleux, merci ma chérie", dit Sigbjörn, ravi par la traduction anglaise de "Léviathan", de Julien Green : "The Dark Journey", en édition originale.
Pages 164-165 :
Dostoïevski (et Sigbjörn aurait pu tirer quelque réconfort, ce dont il s'était jusqu'à présent abstenu, de ce que Dostoïevski eût lui aussi l'intention d'écrire un roman sur l'alcoolisme, "Les ivrognes", qui devint "Crime et châtiment", avec comme héros Raskolnikov, fils de Pulquería et non plus Marmeladov) qualifie ses années de voyage de "pires que la déportation en Sibérie". En effet, quoi de mieux pour lui que la Sibérie ? Diable, Sigbjörn lui-même ne pourrait-il se confectionner une sorte de nostalgie de remplacement de la Sibérie : Gente Sibérie. Aucune responsabilité, et aucune crainte d'être épié. Piquer un petit galop le matin au milieu de la steppe en compagnie du major, tomber amoureux de la femme du commandant Issaïev, nager dans la rivière Irtich aux berges escarpées avec le major en question, l'angélique baron Vrangel, ou arroser les plates-bandes fleuries, en chemise de coton, et ensuite regagner sa minuscule chambre aux fenêtres noircies par la fumée, pour écrire son infernale scène de la salle de bains des "Souvenirs de la Maison des Morts", les pauvres Juifs et Polonais hurlant de douleur, vomissant, chaines cliquetantes, grimpant toujours, toujours plus haut hors du fleuve méphitique ; puis déblayer la neige et jouer aux boules de neige, au besoin en jeter une contre un surveillant, ou concasser l'albâtre.

 

Pages 137-138 :
These shoppers reminded me of the peace-loving people in H. G. Wells's "The time machine" - the Eloi, I think they were called - who accepted that some of their number would always be killed and eaten by the stronger, more aggressive Morlocks, and simply let it happen.

 

Page 96 :
- Pour vous, Méditerranéens - enchaîna Battista continuant à citer Rheingold - Homère est en quelque sorte ce qu'est la Bible pour les Anglo-Saxons... alors pourquoi ne ferions nous pas un film sur "L'Odyssée", par exemple ?
Page 141 :
- Vous connaissez sans doute "Le deuil sied à Electre" de O'Neill, dont on a fait un film ?
- Oui, je connais.
- Eh bien, O'Neill avait compris lui aussi cette vérité apparemment simple qu'il faut interpréter les mythes antiques, "L'Orestie" en l'occurrence, de manière moderne... pourtant je n'aime pas "Le deuil sied à Electre" et savez-vous pourquoi ? Parce que O'Neill s'est laissé intimider par Eschyle...
Page 200 :
- Avez-vous lu l'"Ulysse" de James Joyce ?
Page 203 :
- Vous connaissez sans doute le chant d'Ulysse dans "La divine comédie" ?
- Oui - répondit-il un peu surpris de ma question - je le connais mais je ne l'ai pas tout à fait présent à l'esprit...
- Permettez que je vous le récite, je le sais par cœur...
- Si cela vous fait plaisir.
Je ne savais vraiment ce qui me poussait à réciter ce passage de Dante ; peut-être - pensai-je par la suite - cela me semblait-il être la meilleure manière de répéter certaines choses à Rheingold sans risquer de l'offenser de nouveau.

 

Page 9 :
"Dans la vie il y a des blessures qui, comme une lèpre, rongent l'âme dans la solitude", écrit l'Iranien Sadegh Hedayat au début de son roman "La chouette aveugle" : ce petit homme à lunettes rondes le savait mieux que quiconque. [...] L'éditeur José Corti publiera "La chouette aveugle" peu après "Le rivage des Syrtes" ; Julien Gracq connaîtra le succès quand le gaz de la rue Championnet venait de faire son effet, l'an 1951, et dira que le "Rivage" est le roman de "toutes les pourritures nobles", comme celles qui venaient d'achever de ronger Hedayat dans l'éther du vin et du gaz.
Page 22 :
... elle m'avait choqué en descendant en flammes le "Danube" de Claudio Magris, un de mes livres préférés ...
Page 31 :
C'est bien sûr la demeure de Hammer l'orientaliste, mais c'est aussi l'endroit qui a inspiré à Sheridan Le Fanu son roman "Carmilla", la première histoire de vampires qui fera frémir la bonne société britannique, une décennie avant "Dracula".
Page 69 :
Berlioz n'a jamais voyagé en Orient, mais était, depuis ses vingt-cinq ans, fasciné par "Les Orientales" d'Hugo.
Page 77 :
Balzac, le premier romancier français à inclure un texte en arabe dans un de ses romans ! Balzac le Tourangeau qui devient ami avec Hammer-Purgstall le grand orientaliste autrichien, au point de lui dédicacer un de ses ouvrages, "Le Cabinet des Antiques". [...] Pourtant le lecteur qui ouvrait sa réédition de "La Peau de chagrin" en 1837 trouvait ceci ...
Page 94 :
... bien avant "Les Orientales" d'Hugo, au moment même où Chateaubriand invente la littérature de voyage avec l'"Itinéraire de Paris à Jérusalem", alors que Beethoven joue ce soir-là pour la petite comtesse italienne mariée à un Hongrois devant les plus beaux habits de Vienne, l'immense Goethe met la dernière main à son "West-östlicher Divan", directement inspiré de la traduction de Hafez qu'a publiée Hammer-Purgstall ...
Page 100 :
... un des premiers de la série était "La Pianiste", film terrifiant adapté du roman de la non moins terrifiante Elfriede Jelinek ...
Page 103 :
Pauvre Stendhal, il ne savait pas ce qu'il faisait en publiant ses "Mémoires d'un touriste", il inventait bien plus qu'un mot ...
Page 107 :
... sale maladie à laquelle on doit tout de même "La Montagne magique", ne l'oublions pas - Thomas Mann le grand était le voisin de Bruno Walter à Munich ...
[...] Kafka apparaît dans sa thèse pour deux de ses nouvelles, "Dans la colonie pénitentiaire" et "Chacals et Arabes" ...
Page 156 :
... l'utopie, comme "L'Esprit de l'utopie" et "Le Principe Espérance" de Bloch ...
[...] J'avais dévoré les milliers de pages de la traduction de Littmann des "Mille et une nuits" ....
Pages 191-192 :
Il y a même un courant fertile qui se construit sur ce rêve, sans avoir besoin de voyager, dont le représentant le plus illustre est sans doute Marcel Proust et sa "Recherche du temps perdu", cœur symbolique du roman européen...
Page 197 :
Wagner a lu "Le Monde comme volonté et comme représentation" de Schopenhauer en septembre 1854 ...
Page 201 :
... ces lectures de fin d'enfance française, qui fabriquent des vocations d'orientalistes ou de rêveurs comme le "Siddhartha" de Hesse et "Le Quatuor d'Alexandrie" de Durrell ...
Page 241 :
... l'admiration de Wagner pour l'ouvrage du comte de Gobineau "Essai sur l'inégalité des races humaines" - qui sait, Wagner a peut-être lu aussi "Trois ans en Asie" ou "Les Nouvelles Asiatiques".
Page 251 :
J'ai pensé aux "Adieux" et c'est la trente-deuxième, celle que Thomas Mann appelle "l'adieu à la sonate" dans "Le docteur Faustus".
Page 256 :
... Henry Corbin [...], le spécialiste de Heidegger passé à l'Islam, qui consacre à Sohrawardi et ses successeurs un volume entier de son grand oeuvre, "En Islam Iranien".
Page 340 :
"Peut-être l'amour est-il surtout le moyen qu'emploie l'Occident pour s'affranchir de sa condition d'homme", écrit Malraux dans "La condition humaine".
Page 371 :
"Don Quichotte" est le premier roman arabe, tu sais. Le premier roman européen et le premier roman arabe, regarde, Cervantès l'attribue à Sayyid Hamid Ibn al-Ayyil, qu'il écrit Cide Hamete Benengeli.

 


Page 77 :
Balzac, le premier romancier français à inclure un texte en arabe dans un de ses romans ! ...

Passeur-X, sais-tu (ou saurais-tu retrouver) de quel roman il s'agit ?

 

Page 77 :
Balzac, le premier romancier français à inclure un texte en arabe dans un de ses romans ! ...

Passeur-X, sais-tu (ou saurais-tu retrouver) de quel roman il s'agit ?

Il s'agit de "La peau de chagrin", première édition (1830) ; dans "Boussole", on peut voir la reproduction de la dite édition (avec le texte en arabe devant la traduction française), puis celle de 1837 (où le texte arabe a disparu et où ne demeure plus que sa traduction française). "Boussole" est un livre qu'on m'avait prêté, et que je n'ai donc pas pu insérer dans les circuits du bookcrossing.
Je viens de vérifier dans mon édition de la Comédie humaine (L'intégrale, au Seuil, tome 6) : il y a bien le texte arabe et la traduction.

 

Merci ! On pourrait en déduire que Balzac lisait l'arabe ? Intéressant !

 

Merci ! On pourrait en déduire que Balzac lisait l'arabe ? Intéressant !

Balzac ne lisait pas l'arabe, et écrit par erreur que c'est du sanscrit. La traduction serait cependant juste. Un ami lui a fait remarquer son erreur, mais l'auteur a omis de la corriger dans les éditions ultérieures de l'ouvrage.

 

Page 27, dans "Un homme traversant des ponts" de Ronaldo Correia de Brito :
Dans la maison du numéro 387, un peu plus loin, l'écrivain Clarice Lispector a vécu son enfance. Il se souvient du nom d'un livre qu'elle a écrit : "L'imitation de la rose". Il n'a lu que la nouvelle qui donne son nom au recueil.

 

Page 51 :
Bruissements, cris, appels, grognements, le violon perpétuel des moustiques qui transmettaient au sang les fièvres de la malaria, le souffle en pleine face des chauves-souris, les termites qui mangèrent Dostoïevski, "Le joueur" et "L'idiot", et qui pour moi coïncident avec lui.

 

Page 76 :
Je relisais l'une des histoires d'Edgar Poe que le sergent m'avait recommandée. J'étais plongé dans l'horreur de la nouvelle "Le puits et le pendule".

 

Page 142 :
Plus tard, quand j'ai eu entre les mains le premier volume d'"À la recherche du temps perdu", de Marcel Proust, mon bonheur ne connut plus de limites.

 

Page 336 :
Il y avait sur la commode juste à côté du lit une vieille pierre à feu, une paire de lunettes et un livre, "Les âmes mortes" de Nikolaï Gogol, or Lioudmila savait que Vania l'adorait.

 

page 115 :

"Bleu exsangue de la nuit. Pas un nuage, pas une étoile, pas un friselis - masse immobile vautrée sur la cité. Abdelaziz, intrigué, demande à Fernand - qui lisait Les Misérables, un présent de l'aumônier - s'il appartient lui aussi au Front de façon officielle."

 

Page 23 :
Dans la salle de séjour meublée avec élégance, il palpa le dos des livres et trouva un exemplaire flambant neuf de l'épopée du "Kalevala" qui n'avait presque jamais servi.

 

Page 182 :
Celui qui lisait son missel avec application dans les premiers bancs pendant les cérémonies religieuses et avait brûlé "Le jardin des moines", d'Azaña, dans la cheminée de la cuisine.

 

Page 39 :
The title is from "The moonstone" by Wilkie Collins and Ruth turns again to the first page where Erik quotes Collins' description of the sands.

 

Page 26 :
Tu m'as fait un paquet-cadeau pour "Le Joueur" de Dostoïevski.
Page 227 :
Après avoir fêté son premier anniversaire, il installa sa résidence permanente dans le coin réservé aux livres pour enfants où il passa ses journées plongé dans "Les cigares du pharaon", "Tintin au Tibet" et "Le crabe aux pinces d'or".
Page 347 :
Ils restèrent une semaine entière plongés dans la lecture d'"En crabe", le roman de Günter Grass qui décrivait, entre autres, des gens qui leur ressemblaient.

 

Page 19 :
Now she decided to settle down and lose herself in "The mill on the Floss". [a novel by George Eliot]
Page 64 :
Banks felt refreshed after an evening at home reading "Madame Bovary", followed by a good night's sleep.
Page 253 :
That's right. Marcuse's "One dimensional man". Do you know it ?
Page 354 :
I read books. Old books. Charles Dickens, that's who I'm reading now. There's opium-taking in "Edwin Drood", did you know that ?

 

Page 74 :
Auf Tomkins ausladendem Schreibtisch, der von Papieren, Büchern und Manuskripten überquoll, lag aufgeschlagen und mit einem Bleistift in der Mitte offengehalten die "Metaphysik der Sitten" von Arthur Schopenhauer.

 

Page 41 :
Nach einer halben Stunde konnte Tomkin die unbequeme Stellung nicht mehr aushalten und schlug sein Buch zu. "Angelus Silesius und seine Mystik" von Dr. C. Seltmann, gedruckt in Breslau 1896.

 

Page 31 :
Ayant lu, à Alger, un très beau roman de Georges Bataille, "Le Bleu du ciel", j'ai choisi son dernier roman inachevé "Ma mère".
Pages 36-37 :
L'autre soir, je lisais "La rumeur d'Orléans", un bouquin d'Edgar Morin, vous devez en avoir entendu parler...
Page 139 :
J'ai sorti de ma poche un exemplaire illustré des "Contes du chat perché" de Marcel Aymé.
Page 232 :
Par crainte d'être filé par d'autres camarades, je suis entré chez Gibert où, par autodérision, j'ai mis un point d'honneur à acheter et non voler un livre : "L'automne à Pékin" de Boris Vian.
Page 433:
Ma lecture de "Portnoy et son complexe" de Philip Roth avait été redondante : incapable de fixer les informations de ce roman que j'avais pourtant aimé découvrir pendant le vol, je lisais et relisais la même page.

 

p.51:
"Obsédé par ce qu'il a vu, (Henry Dunant) publie trois ans plus tard à compte d'auteur Un Souvenir de Solférino qu'il fait tirer à un peu plus de mille exemplaires..."

 

p.36:
"Perchée au sommet d'un pic, la Sacra di San Michele est souvent comparée au Mont-Saint-Michel pour ses dimensions impressionnantes... On murmure qu'Umberto Eco s'est inspiré des lieux pour écrire Le Nom de la rose..."

 

Dans "Longue marche: suite et fin", Bernard Ollivier mentionne l'un de ses ouvrages, p.229:

"Comme j'ai immodestement avoué que je venais de publier mon premier roman, Histoire de Rosa qui tint le monde dans sa main, je promets à Slava de le lui envoyer dès notre retour."

 

Page 123 :
Il se rappela son travail de comptable dans le bureau étouffant de l'imprimerie Böhm & Taussig et ses collègues en tabliers mangés aux mites qui lisaient "Le Capital" de Marx sans le comprendre.

 

Page 160 :
Nietzsche dit dans "Ainsi parlait Zarathoustra" 'Soyez durs !'

 

Page 330 :
Elle tint son livre en l'air pour qu'il puisse voir. C'était "Le Fléau" de Stephen King.

 

Page 5 :
It seemed to him like a valley out of Tolkien's "Lord of the Rings".
Page 181 :
In the left, he placed cigarettes and Hardy's "Tess of the D'Urbervilles", the only book he'd brought with him.

 

je suis en train de lire : la bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina BIVALD

L'histoire de deux femmes qui correspondent alors qu'elles ne se connaissent pas... qui s'échangent des livres (tiens tiens on parle de nous là !! )
Leur correspondance a commencé grâce à un livre, l'une d'elle est ancienne libraire....
L'une va aller à la rencontre de l'autre...

Je ne peux pas vous dire tous les titres il y en a trop .... mais à la page 81 Sara découvre la bibliothèque d'Amy et tombe sur les livres de : Paul Auster, Harriet Beecher Stowe, quantité de Joyce Carol Oates et quelques Toni Morrison. L'intégrale d'Oscar Wilde, plusieurs Dickens, pas de Shakespeare. Tous les Harry Potter, en plusieurs versions.
Sur une autre étagère Jane Eyre de Charlotte Brontë, Tendre est la nuit de F. Scoot Fitzgerald, des Dan Brown, Christopher Paolini, Eragon, L'ainé et Brisinger.

Elles se conseillent des livres, se les offrent, échangent

 

Pages 227-228 :
Enfin, elle se décida à prendre un parti et sur notre table parut "Ivanhoé", de Walter Scott, que j'avais lu depuis longtemps, au moins trois fois.

 

Page 394 :
A moins qu'elle attaque le recueil des oeuvres complètes de Shakespeare acheté à prix discount chez W. H. Smith's ?

 

Page 44 :
Sur le couvercle, un livre dont Vacaresse dut lire le titre à deux reprises : "L'organisation biologique et la théorie de l'information", par Henri Atlan.

 

Mademoiselle de Maupin par Théophile GAUTIER
http://www.bookcrossing.com/---/4958197/

Peyton Place par Grace METALIOUS
http://www.bookcrossing.com/---/5815612/

 

Page 286 :
Il mit rapidement la main sur l'opuscule de Marx & Engels, "La social-démocratie allemande", paru aux staliniennes Éditions Sociales, et qui avait servi de bréviaire à plus d'un apprenti révolutionnaire, à l'époque bénie de ses vingt ans.

 

"En ce qui me concernait, je n´avais pas des masses de choses à emballer. Mes Chroniques de Narnia, le Méga-Trésor de tours de magie, deux livres de mon enfance,Le petit chien paresseux et Georges le petit curieux."

Voilà ce que pense emmener Henry, le gamin de 13 ans du livre. Je me demande quels livres j´aurai choisi à son âge ..

http://www.bookcrossing.com/---/12903506/

 

Page 268 :
Both groups peddle bootleg editions of Mao's "Little Red Book" and Franz Fanon's "The Wretched of the Earth".

 

pp.85-86:
- Serait-ce Hemingway ? s'enquit Lovecraft.
- Qui ?
- Ernest Hemingway. L'écrivain. L'Adieu aux armes. Le soleil se lève aussi.

 

pp.85-86:
- Serait-ce Hemingway ? s'enquit Lovecraft.
- Qui ?
- Ernest Hemingway. L'écrivain. L'Adieu aux armes. Le soleil se lève aussi.

et c´est Lovecraft l´écrivain qui pose cette question??

 

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