Livre mentionné dans un livre

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Dans Mercure d'Amélie Nothomb:
- La chartreuse de Parme de Stendhal
- Le Comte de Monte-Cristo d' Alexandre Dumas

Ces livres ont une vraie importance dans l'intrigue tout comme ceux que tu ne mentionnes pas (car ils sont nombreux) et qui permettent l'ascension jusqu'à la fenêtre!

 

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A study in scarlet / Une étude en rouge - Arthur Ignatus Conan Doyle
“Vous me rappelez le Dupin de Edgar Allan Poe. Je n’imaginais pas qu’un type de ce genre puisse exister en dehors des romans.
Sherlock Holmes se leva et alluma sa pipe.
– Sans doute croyez-vous me faire un compliment en me comparant à Dupin, observa-t-il. Cependant, à mon avis, Dupin était un être très inférieur. Cette astuce qu’il avait de deviner les pensées de ses amis après un quart d’heure de silence était très prétentieuse et superficielle. Il avait, sans doute, un certain génie de l’analyse, mais il n’était d’aucune manière un phénomène comme Poe semblait l’imaginer.
– Avez-vous lu les ouvrages de Gaboriau ? demandais-je. Est-ce que Lecoq s’approche de votre idée d’un détective ?
Sherlock Holmes eut un mouvement ironique.
– Lecoq était un misérable gaffeur, dit-il d’une voix irritée. Il n’avait qu’une chose en sa faveur, et c’était son énergie. Ce livre m’a positivement rendu malade. Il était question d’identifier un prisonnier inconnu. J’aurais pu le faire en vingt-quatre heures. Cela a pris à Lecoq six mois ou à peu près. Il devrait en être fait un manuel scolaire à l’usage des détectives destiné à leur apprendre ce qu’il faut éviter de faire.
Je me sentis plutôt indigné de voir deux personnages que j’avais admirés traité de cette manière aussi cavalière. »

14 – Jean Echenoz
« En attendant que Blanche se lève, ces meubles patientent pour tenir leur rôle. Table de nuit – en hêtre – supporte sous une lampe quelques volumes dont Le Peuple de la Mer de Marc Elder que Blanche feuillette parfois – moins pour sa vaillante obtention, l’an dernier, du prix Goncourt contre Marcel Proust que parce que l’auteur est un ami de la famille, sous son vrai nom Marcel Tendron, et que cet ouvrage lui évoque les excursions dominicales dans le région […]. »

Mr Vertigo - Paul Auster
Maitre Yehudi lit et relit toujours le même livre...
"C'était un livre en latin, figurez-vous, et son auteur s'appelait Spinoza, un détail que je n'ai jamais oublié, même après tant d'années. Quand je demandais au Maitre pourquoi il lisait et relisait sans cesse ce livre, il me répondit que c'était parce qu'on ne pouvait jamais en toucher le fond.
- Plus on s'y enfonce, me dit-il, plus on y trouve, et plus on y trouve, plus il est long à lire. "

Fantasia chez les ploucs - Charles Williams
"Toujours est-il que ces dames des bonnes œuvres d’Acqueduct, elles m’ont demandé […] si je savais lire et écrire […] elles m’ont apporté le livre en question pour voir. Un livre épatant d’ailleurs, du moins d’après ce que j’ai pu piger, pendant le mois que j’ai passé aux bonnes œuvres. Ca parlait d’un gosse du nom de Jim Hawkins et d’un pirate unijambiste du nom de Long John Silver et c’était chouette. Qu’est ce que je donnerais pour pouvoir remettre la main dessus et savoir comment ça finit… […] Et c’est vrai que ça n’allait pas tout seul. C’est pas qu’il y avait tellement de mots compliqués dedans, mais le type qui l’avait fait, il avait une orthographe à rallonge, je vous jure, avec des lettres et des lettres à n’en plus finir."

 

Nouvelles histoires du Wyoming - Annie Proulx
"Amanda profita d'un jour de liberté pour rendre visite à Mercedès à Silhouette, la veuve de Bill de Silhouette, éleveur de moutons qui avait fait de brillantes études à Princetown et avait au cours des années amassé un nombre formidable de livres sur tous les sujets [...].
Mercedès alluma le plafonnier et des titres de livres devinrent visibles : Les démangeaisons dues à la selle, Le livre des coqs, Voyage au Surinam, etc.
" Comment trouvez-vous un livre sur un sujet particulier ? demanda Amanda [...].
- Non c'est l'ennui. Lui savait où étaient ses livres, mais personne d'autre ne peut s'y retrouver. [...]
- Moi je cherche des livres sur les barbes. Vous ne savez pas s'il y a des livres sur les barbes ?" "

Le pays où l'on arrive jamais - André Dhôtel
"Au milieu des livres, j'ai découvert ce livre d'images. Il était enveloppé de Cellophane et entouré d'une ficelle dorée. Je l'ai emporté dans ma chambre. Avant de l'ouvrir, je me suis assise et je l'ai posé sur mes genoux. Alors je me suis souvenue que je l'avais eu il y a très longtemps [...]. C'était un livre d'image comme on en donne aux très jeunes enfants. Quelques phrases imprimées en gros caractères. Un conte de Grimm avec un géant et un tailleur. Rien de particulier dans ces images. Entre les pages étaient serrées des plantes et des feuilles séchées qui semblaient très anciennes."

Le baron perché - Italo Calvino
"Depuis quelque temps, les livres lui étaient redevenus nécessaires : c'est ennuyeux, à la longue de rester toute la journée, le fusil épaulé, à attendre un pinson.
Donc il lisait le Gil Blas de Lesage, tenant d'une main le volume, de l'autre son fusil."

Le Pigeon – Patrick Süskind
"A la tête de son lit, il avait installé une étagère où il n’y avait pas moins de dix-sept livres : une petite encyclopédie médicale en trois volumes, quelques beaux ouvrages illustrés sur l’homme de Cro-Magnon, la métallurgie de l’âge du bronze, l’Egypte des pharaons, les Etrusques et la Révolution française ; un livre sur la marine à voile, un sur les drapeaux, un sur la faune tropicale, deux romans d’Alexandre Dumas père, les « Mémoires » de Saint Simon, un livre de cuisine sur les plats uniques, le « Petit Larousse » et le « Manuel des personnels de garde et de surveillance, comprenant en particulier les consignes concernant l’utilisation du pistolet réglementaire »."

La petite voleuse de livres - Markus Zusak
"Là-bas, maintenant, il faisait froid, de plus en plus froid à chacune des visites de Liesel, mais elle était incapable de renoncer à y aller. Elle prenait une pile de livres et lisait quelques paragraphes de chacun. Et puis, une après-midi, elle tomba sur un ouvrage qu'elle fut incapable de refermer. Il était intitulé Le Siffleur. [...] Le livre s'ouvrait sur un meurtre. A coups de couteau. Dans une rue de Vienne. [...] Liesel ne savait pas si c'étaient les mots qui la faisaient trembler, ou l'air froid entrant par la fenêtre ouverte."

La petite voleuse de livres - Markus Zusak
"Elle défit le papier et découvrit deux petits livres. Le premier, Faust le chien avait pour auteur un certain Mattheus Ottliberg. Elle le lirait et le relirait au moins treize fois [...]. Faust le chien comportait aussi quelques illustrations, de jolies lettrines et des caricatures représentant un berger allemand qui bavait de manière obscène et avait le don de la parole.
Le second ouvrage, intitulé Le Phare, était écrit par une femme, Ingrid Rippinstein. Il était un peu plus long, aussi Liesel ne le lut-elle que neuf fois, en allant un peu plus vite vers la fin."

 

Contes carnivores - Bernard Quiriny
Nouvelle : Chronique musicale d'Europe et d'ailleurs
"Dans la chambre qu'il partage avec un autre patient, Simon passe l'essentiel de son temps à lire. Nous ne pouvions retenir notre étonnement lorsque nous découvrions les titres des livres empilés sur sa table de chevet - Critique de la raison pure, Conjectures sur le commencement de l'histoire humaine, Métaphysique des moeurs. "Il s'est pris de passion pour Kant, commente le docteur Chaussart. C'est très curieux. Je ne suis pas sûr qu'il y comprenne grand chose, mais il étudie très assidûment." Sur le lit voisin, le camarade de chambre de Simon lit le journal, immobile, et ne remarque pas notre présence. "

Balzac et la petite tailleuse chinoise - Daï Sijié
Les livres dans les livres
"[...] Ma tante avait quelques bouquins étrangers traduits en chinois, avant la Révolution culturelle. Je me souviens qu'elle m'avait lu quelques passages d'un livre qui s'appelait "Don Quichotte", l'histoire d'un vieux chevalier assez marrant.
- Et maintenant, où ils sont, ces livres ?
- Partis en fumée. Ils ont été confisqués par les Gardes rouges, qui les ont brûlés en public, sans aucune pitié, juste en bas de son immeuble."

Madame Bovary - Gustave Flaubert
" Si Madame veut me faire l'honneur d'en user, dit le pharmacien [...], j'ai moi même à sa disposition une bibliothèque composée des meilleurs auteurs : Voltaire, Rousseau, Delille, Waler Scott, l'Echo des feuilletons, etc., et je reçois, de plus, différentes feuilles périodiques parmi lesquelles le Fanal de Rouen [...]. "

A quatre mains - Paco Ignacio Taibo II
"Le Gin et un exemplaire des poèmes de Quevedo que j'avais acheté chez un bouquiniste de Managua m'accompagnèrent durant les derniers miles du parcours. Quevedo avait un sens de l'image exacte, de la perfection sonore, de l'idée précise que je n'atteindrais jamais quel que fut le nombre de reportage que je ferais dans ma vie. C'est cette précision qui manquait au journalisme, seulement capable de fabriquer des nuages de mots et de dissimuler les vérités derrière le culte de l'information. "

 

J'en aurais encore d'autres, mais je vais arrêter là.

Il y aurait une thèse à écrire sur la manière dont les auteurs mentionnent les livres. Soit pour dévoiler une partie des gouts du personnage. Soit comme signe de culture, ou d'inculture. Soit comme souvenir... En SF, ils sont souvent détournés comme artefacts du passé.

 

J'en aurais encore d'autres, mais je vais arrêter là.

Il y aurait une thèse à écrire sur la manière dont les auteurs mentionnent les livres. Soit pour dévoiler une partie des gouts du personnage. Soit comme signe de culture, ou d'inculture. Soit comme souvenir... En SF, ils sont souvent détournés comme artefacts du passé.


Magnifique !!! Merci pour le partage !

 

J'en aurais encore d'autres, mais je vais arrêter là.

Il y aurait une thèse à écrire sur la manière dont les auteurs mentionnent les livres. Soit pour dévoiler une partie des gouts du personnage. Soit comme signe de culture, ou d'inculture. Soit comme souvenir... En SF, ils sont souvent détournés comme artefacts du passé.


Eh bien, merci de nous faire découvrir toutes ces mentions par ces différents auteurs.

 

J'en aurais encore d'autres, mais je vais arrêter là.

Il y aurait une thèse à écrire sur la manière dont les auteurs mentionnent les livres. Soit pour dévoiler une partie des gouts du personnage. Soit comme signe de culture, ou d'inculture. Soit comme souvenir... En SF, ils sont souvent détournés comme artefacts du passé.


Continue, continue :-) Merci pour ces belles participations

 

Les Misérables, mentionnés dans "Mirage d'amour avec fanfare" de Hernan Rivera Letelier.

 

Un "Don Quichotte" de l'éditeur Sancha en cinq volumes.
Les "Romances" de Juan Hidalgo.
Les deux tomes consacrés à Cadix dans les "Annales d'Espagne et du Portugal" de Juan Álvarez de Colmenar.
Un Linné.
Une "Description des Plantes" de Cavanilles.
Le "Theatrum florae" de Rabel.
L' "Icones plantarum rariorum" de Jacquin-Nikolaus, et un gros in-folio en couleurs du "Des plantes de l'Europe" de Merian.

("Cadix, ou la diagonale du fou", d'Arturo Pérez-Reverte)

 

"Historia naturalis de avibus" de Johannes Jonstonus.
Plusieurs volumes de "L'Ecyclopédie".
"Emile", "La Nouvelle Héloïse", "Candide", "De l'esprit", "Lettres philosophiques" et "Système de la nature".

("Cadix, ou la diagonale du fou" d'Arturo Pérez-Reverte)

 

Le Tour de France par deux enfants, les Contes de Grimm, des "Livres roses" autrement dit de petits livres: Lohengrin, Le Vaisseau fantôme, La Quête du Saint-Graal, La Légende du roi Arthur.
("Alexandre Vialatte ou la complainte d'un enfant frivole" de Ferny Besson)

 

"Elle se souvint de la conteuse des Mille et une nuits qui racontait des histoires pour rester en vie."
https://www.bookcrossing.com/---/12433891/

 

"La Métamorphose" et "Le Procès" de Franz Kafka. "Verdi, roman de l'opéra", de Franz Werfel. "La Femme sans ombre" (Die Frau ohne Schatten) de Hugo Hofmannsthal. "Ecce homo", de Friedrich Nietzsche. "Goethe, histoire d'un homme", d'Emil Ludwig. "Goethe, sa vie, son oeuvre", de Witkop. "La Fayette", d'Andreas Latzko. "Le Docteur Gion", de Carossa.

(Ferny Besson, "Alexandre Vialatte ou la complainte d'un enfant frivole")

 

Les aventures de Don Quichotte, dans "Tout au contraire" d'André Brink.

 

p.27:
"Des livres de droit, d'histoire... Lavisse, Mathiez... Des romans, Bourget, Loti, France... une section d'auteurs latins... Virgile, Tite-Live, Sénèque... Il saisit les "Lettres à Lucilius", puis remit le volume à sa place. Il avait besoin de quelque chose de gros, de pesant... Un tome du "Littré" conviendrait parfaitement. Il s'empara de l'énorme ouvrage et revint s'asseoir."

 

Page 241 :
... depuis son arrivée, il avait toujours eu envie de voir cette fameuse île de la Méditerranée dont parlait Alexandre Dumas dans son roman, "Le comte de Monte-Cristo" ...

 

un roman controverse qui parle beaucoup d'auteurs puisqu'il relate la visite de 2 écrivains à un salon du livre en Egypte
Beaucoup de livres/extraits/auteurs sont cités; notamment, "Les mille et une nuit", Flaubert et ses correspondances, de houellebecq, Voltaire..
https://www.bookcrossing.com/---/12887564

 

"L'extraordinaire histoire de Fatima Mansour"

page 102, pendant leur visite au cimetière, Hadley demande à Fatima de aller voir la tombe de Josef Roth, écrivain autrichien, auteur du "Radetzkymarch", " La marche de Radetzky".

Ce livre est dans ma bibliothèque depuis longtemps, et lu et relu et rerelu...

Édit: Dans le même livre, ce n'est pas vraiment d'un livre qu'on parle, mais d'un personnage: Raskolnikov , le personnage principal de "Crime et châtiment" de Dostoievski

 

"Mon roman "Choir" paraîtra en janvier prochain. Précisons dès aujourd'hui qu'il ne s'agit nullement d'une suite funeste au "Courir" de Jean Echenoz dont j'apprécie l'élégante foulée narrative, encore moins d'un contre-pied ironique ou d'un croc-en-jambe mal intentionné, je serais bien peiné que l'on s'y trompe."

 

Arthur Schopenhauer, "Le monde comme volonté et représentation".

 

p.94: Dans un moment, Antoinette passera sa robe de chambre, poussera le fauteuil de cuir près de la fenêtre et reprendra la lecture de "Mademoiselle de Maupin", commencée à l'aube de l'avant-veille... Quand un roman l'ennuie, elle le laisse et en commence un autre; cela n'arrivera pas avec "Mademoiselle de Maupin", dont elle aime même les digressions... Depuis trois mois, elle a lu "La Princesse de Clèves", "René", "Dominique", et enfin, avec un plaisir qui l'a surprise, "La Vie de Marianne", de Marivaux.

 

Roger Vailland mentionne des livres, il aime bien en mentionner, dans son roman, on dirait...

p.139: Le souvenir de "La Condition humaine", lu dans les premiers mois de la guerre, avait contribué à le déterminer. Malraux, Hemingway, l'action pour l'action, le goût de l'aventure, le romantisme révolutionnaire, l'espoir de rencontrer dans le maquis la pathétique ingénue de "Pour qui sonne le glas", Robin Hood et Garine, contribuèrent dans ces années (qu'en penseront nos lecteurs de l'an 2050 ?) à pousser un certain nombre de jeunes... Mais voici deux ans qu'il remet chaque jour la lecture de "Matérialisme et empiriocriticisme" et de "L'Etat et la Révolution"...

p.194: Ce fut dans ce temps-là que je découvris dans l'armoire de ma belle-mère l' "Anabase ou la Retraite des Dix Mille"*, que je lus un soir où rien d'autre ne s'était trouvé sous ma main.
*de Xénophon

 

Le livre est lui-même cité à l'intérieur. C'est un style... le type qui écrit le livre que vous êtes en train de lire.

 

"12 août. Je viens de finir 'La Duchesse d'Amalfi' et 'Le Diable blanc' qui évoquent merveilleusement le tourbillon de fêtes des cours de la Renaissance italienne...
13 août. Je lis 'Les Confessions' de Rousseau - c'est terriblement amusant ! Comme il est drôle que... quoi ?... Je m'enfonce dans ce coma bienheureux qui s'empare toujours de moi en mer... Ce que j'aimerais dire au sujet des 'Confessions' est que Jean-Jacques a une habileté morbide à mettre à portée de main, pour les déplorer, toutes les petites saletés par lesquelles on se dégoûte soi-même - tout ce piteux manque de générosité, de franchises, d'honnêteté, qui affleure même en celui qui ne se soucie pas assez de ce qui lui arrive pour s'embarrasser de la conscience de sa petitesse..."
(p.50, "L'Initiation d'un homme: 1917" de John Dos Passos)

 

J'examinai les titres de cette bibliothèque de pasteur: des récits de voyages, J.O. Curwood et Jack London au grand complet, avec d'autres histoires de trappeurs... 'La Vie du Père de Foucauld', celle de Guynemer. Des manuels de scoutisme. Péguy, Claudel, Alain-Fournier... et 'Gösta Berling'*... Dans un coin libre, j'entassai mes propres bouquins: Baudelaire, Mallarmé, le 'Jardin de Bérénice', trois Montherlant, un Supervielle, et 'Les Chansons de Bilitis'**
(p.29)
*La Légende (ou: La saga) de Gösta Berling, de la romancière suédoise Selma Lagerlöf
**de Pierre Louÿs

"Une bibliothèque de village, Monsieur. Bien modeste, bien incomplète... Mais enfin, j'ai là quelques petites choses vous voyez... Je voyais: Martin du Gard, Mauriac, Jules Romains, Giraudoux...
Et ce rayon-là, tenez, d'auteurs étrangers... Thomas Hardy. Monsieur, avez-vous lu Thomas Hardy ? Et Rudyard Kipling ? et ceci, de Henry James, 'Le Tour d'Écrou', un bien curieux livre, Monsieur..."
(p.41)

(et le chien de Catherine Deviolaine s'appelle Yorick)

 

Elle s'est donnée à fond, Elisabeth Barbier :) La collaboratrice de Jean Vilar et co-fondatrice du Festival d'Avignon mentionne encore:

p.102: "Mieux que cela. Quelque chose comme les Robinsons Suisses se lançant, avec des hosannah, le chou-palmiste, la caisse à outils, l'arbre à pain..."
Une allusion au livre du Suisse Johann Wyss, "Le Robinson suisse", qui est à l'origine du nom de la municipalité du Plessis-Robinson si je me rappelle bien.

p.103: "Lisez cela... Et 'Fermina Marquez', je vais vous donner 'Fermina Marquez' aussi."

 

Page 49 :
"À l'heure où les choses changeaient pour eux, Sir Darius et Methwold étudiaient avec délectation les parallèles entre l'épisode d'Hélène sur les remparts dans l'"Iliade" (quand les Troyens regardent l'armée qui les assiège et que, pour leur profit, Hélène identifie Agamemnon, Ulysse, Idoménée et le grand Ajax) et une scène semblable dans le "Ramayana" (quand deux espions, qui se tiennent près du ravisseur Ravana sur les remparts de sa forteresse, identifient les héros Rama, Lakshmana, Vibhishana et Hanuman)."

 

Maurice Barrès, "Le Jardin sur l'Oronte".

 

"Les Misérables" y sont mentionnés.

 

- C'est le Grand Prêtre, Martin, vous ne comprenez pas ? Vous avez lu "Aurélia", n'est-ce pas?
- Il y a longtemps.
(p.255)

- Savez-vous qui était Isis ? reprit-elle.
- Une déesse à tête de vache, de scarabée ou de chacal.
- Idiot ! C'était la déesse de l'Être et du Néant.
- Oh non ! fit-il, assez stupide. Ne parlons pas de Sartre et de ces choses-là !
(p.260)

"Saint Quelqu'un", de Louis Pauwels.
(p.327)

 

- Savez-vous qui était Isis ? reprit-elle.
- Une déesse à tête de vache, de scarabée ou de chacal.
- Idiot ! C'était la déesse de l'Être et du Néant.
- Oh non ! fit-il, assez stupide. Ne parlons pas de Sartre et de ces choses-là !
(p.260)
"Saint Quelqu'un", de Louis Pauwels.(p.327)

Ca me plaît bien :-)

 

"L'étrange histoire de Peter Schlemihl", celle de l'homme qui perdit son ombre, d'Adelbert von Chamisso, est mentionnée par Alexandre Vialatte dans "Les Fruits du Congo".
p.79: "M. Forestier nous faisait traduire l'aventure de Peter Schlehmil qui avait vendu son ombre au diable pour la bourse de Fortunatus."

 

"L'étrange histoire de Peter Schlemihl", celle de l'homme qui perdit son ombre, d'Adelbert von Chamisso

Un des livres préférés de ma grand-mère, et lu étant ado ☺

 

Dans le troisième volume de ses chroniques, Jean Froissart cite une de ses propres œuvres :
"L'acointance de lui [i.e. le comte de Foix] à moi pour ce temps fut telle : que je avois avecques moi apporté un livre, lequel je avois fait, à la requête et contemplation de monseigneur Wincelant de Bohême, duc de Lucembourg et de Brabant. Et sont contenus au dit livre, qui s'appelle "Meliador", toutes les chansons, ballades, rondeaux et virelais que le gentil duc fit en son temps ; lesquelles choses, parmi l'imagination que je avois eu de dicter et ordonner le livre, le comte de Foix vit moult volontiers ; et toutes les nuits après son souper je lui en lisois."
(Dans "Historiens et chroniqueurs du Moyen Âge", éd. Albert Pauphilet, 1952, p.533)

 

page 38:

"Mon anniversaire tomba un samedi. Je me réveillai au son des Noirs qui chantaient dans le champs de Gunther Kruger. Sur le perron se trouvait un paquet enveloppé dans du papier brun sur lequel, en lettres claires et nettes, était inscrit mon nom -"Joseph Calvin Vaughan". Je le portai à l'intérieur et le montrai à ma mère.
"Ouvre-le donc, mon garçon, insista-t-elle. Ça doit être un cadeau, peut-être de la part des Kruger."
La grande vallée, de John Steinbeck.
A l'intérieur figurait l'inscription suivante: "Vis ta vie le cœur intrépide, Joseph Vaughan, comme si la vie était trop petite pour toi. Mes meilleurs vœux en ce jour, ton douzième anniversaire, ton institutrice, mademoiselle Alexandra Webber"

 

L'Assommoir et Germinie Lacerteux.

 

Le "Faust" de Marlowe, le "Faust" de Goethe, p.30, et pp.30-31, "un dictionnaire de Trévoux en sept volumes, un Darmesteter, un La Curne de Sainte-Palaye, des Quicherat et un Alexandre revêtu de son cartonnage en toile grise."
(dans "Marguerite de la Nuit" de Pierre Mac Orlan)

 

Dans l'album de jeunesse "Arrête de faire le singe !" de Mario Ramos, on voit le petit singe, vautré bizarrement sur un fauteuil, lire un album. On reconnaît à l'image "Les trois brigands" de Tomi Ungerer. C'est une des première illustrations de l'album. Aucun doute même si rien n'est écrit.
Ce petit hommage discret m'a plu. :o)

 

Pages 207-208 :
"- Vous vous comportez comme si vous veniez d'apprendre que quelqu'un veut vous descendre.
- Remarque pénétrante.
Mais diagnostic erroné, ai-je pensé tout bas.
- Et moi, je suis un mec sensible.
- Vraiment ?
- J'ai lu "Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus" [de John Gray].
- Hmm.
- Et aussi "Sur la route de Madison" [de Robert James Waller].
Il a passé le pouce sur le coin de ma bouche. J'ai détourné la tête.
- Et j'ai pris des notes."

 

Page 152 :
"Il expliquait que, quand toutes ses sources de revenus s'étaient taries, sa femme avait été obligée de travailler comme servante chez une ancienne danseuse qui était plus avare que le père Grandet dans "Eugénie Grandet" d'Honoré de Balzac."

 

Pages 32-33 :
"Je ne vais pas me mettre à citer ceux qui m'ont fasciné. Toutefois, je peux dire que ceux que j'ai lus m'ont permis de voyager, d'aller loin, de voir d'autres horizons et parfois de constater de quelle façon certains criminels accomplissaient leurs actes, comme dans "La Brute" de Guy des Cars. J'en parle parce que j'avais pleuré devant les misères de ce pauvre personnage sourd-muet-aveugle, injustement accusé d'avoir assassiné son épouse avec un coupe-papier au cours d'une croisière..."
Page 82 :
"Messieurs, disait-il, je vais vous dire clairement qu'en tant qu'héritier convaincu de l'école italienne de criminologie, j'ai été fasciné par un livre que je conseille à tout le monde : "L'homme criminel", de Cesare Lombroso, et sa magnifique théorie du criminel-né."
Page 156 :
"Je pense surtout à l'Arabe de Camus dans "L'Étranger". Bon, c'est une autre histoire."

 

Un récit post-apocalyptique où le héros lit tous les livres "antiques" qu'il peut trouver, je ne compte plus les livres cités...

 

"- Qu'en dis l'arbitre ?
- Oh, Trevor a marqué un point, sans aucun doute, répondit Smith, les yeux fixés sur les deux tomes reliés de l'"Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain", d'Edward Gibbon."

 

"Mais voici que les têtes se dressent à nouveau: à gauche de la route le cadavre debout d'un arbre mort depuis très longtemps se dresse maléfique. Il est noir, Il a l'air de couronner d'un andouiller ébréché quelque tête de vieux cerf.
- L'arbre de "Regain" ! dit Lucien pour Jef et pour moi.
'Cette chose noire avec tantôt une branche de ce côté, tantôt une branche de là... C'est un arbre, marche, c'est là encore, ça a fait hop !
Je ne connais pas encore cette phrase clé où tout l'art de Giono est alors au sommet..." (pp.37-38)

Pas simple de citer ce passage, il contient une citation dans une citation, une citation enchâssée.

 

Dans "Pour saluer Giono", Pierre Magnan mentionne "Roux le bandit" d'André Chamson, p.43: "Après le repas copieux et bon, des noms volent dans l'air durant toute la veillée qui sera longue: André Chamson, 'Roux le bandit', Adrienne Monnier, Marian Anderson. La Piloute d'une voix éraillée répète, à la demande générale, ce qui paraît être son triomphe: un voyage qu'elle fit en Égypte sur le paquebot Cayro-City et où elle prenait des douches sur le pont arrière."

 

"La Foire aux Vanités" de Thackeray (p.76)
Et p.77: Ramuz, "Derborence", "Si le soleil ne revenait pas"; Gottfried Keller, "Henri le Vert", Dostoïevski, "Souvenirs de la maison des morts"; Paul Claudel, "L'Annonce faite à Marie", "Le Pain dur", "Le Père humilié"; André Gide, "Les Nourritures terrestres"; Blaise Cendrars, "L'Or" et "Moravagine"; Roger Martin du Gard, "Jean Barois"; Selma Lagerlöf, "Gösta Berling"; Goethe, "La Bataille de France et le Siège de Mayence"; Tolstoï, "Anna Karénine", "La Guerre et la Paix"; Gogol, "Les Âmes mortes"; Leconte de Lisle, "Poèmes barbares"; André Chamson, "Les Hommes de la route"...
p. 86: "Meurtre dans la cathédrale", de T. S. Eliot

 

Page 75 :
- Vous avez-lu Ernest Hemingway ? m'enquis-je.
- Un peu.
- Dans "Pour qui sonne le glas", un combattant républicain est sur le point de mourir au sommet d'une colline en Espagne et il se dit : "Le monde est beau et vaut la peine qu'on se batte pour lui." J'essaie toujours de me rappeler ces mots-là quand les choses de la vie me dépriment.

 

Page 75 :
- Vous avez-lu Ernest Hemingway ? m'enquis-je.
- Un peu.
- Dans "Pour qui sonne le glas", un combattant républicain est sur le point de mourir au sommet d'une colline en Espagne et il se dit : "Le monde est beau et vaut la peine qu'on se batte pour lui." J'essaie toujours de me rappeler ces mots-là quand les choses de la vie me dépriment.

bien trouvé, merci :-)

 

Pages 183-184 :
Dissimulant mal sa fierté, le garçon lui tendit un paquet. Il l'ouvrit avec curiosité. C'était le dernier roman de John Le Carré, "La petite joueuse de tambour" ; sur la page de garde, une main enfantine avait inscrit : "À mon papa, le grand joueur de tambour. Ton fils, le petit tambour."
[Le roman cité est paru en français sous le titre :"La petite fille au tambour". Son titre original est "The little drummer girl"]

 

Page 12 :
J'ai lu "Crime et châtiment" de Dostoiewsky. C'est un évènement dans ma vie.

 

Page 144, Tolstoï et Pouchkine :
Comment c'était déjà, la paix ? Elisabeth en a un souvenir flou. Comme si quelqu'un, il y a très longtemps, lui avait raconté la paix, comme si elle ne connaissait la paix que par les livres, portant des titres du genre "Guerre et paix", ou d'autres de la même veine. C'est un Russe qui a écrit ce livre-là, pense-t-elle. Ce titre l'enchante, parce qu'il représente le premier lien entre l'étranger et elle. Sûrement, lui aussi a lu "Guerre et paix", pense-t-elle, l'esprit soulagé. Et "Eugène Onéguine". La dernière fois, c'est avec Tibor que j'ai lu "Eugène Onéguine". Quelques vers lui reviennent en mémoire.

 

Le romancier Tuomas Kyrö cite plusieurs fois le nom d'Arto Paasilinna ainsi que son roman "Petits suicides entre amis". On peut également y repérer une allusion indirecte à "La Cavale du géomètre", quand Vatanescu, un Rom émigré en Finlande, le protagoniste, arrive près d'une petite maison dont le propriétaire interloqué se dit que "ce nouveau venu n'est sans doute pas un géomètre".
Tant que j'y suis, je ne révélerai pas de fracassant secret en précisant que Vatanescu se balade avec un lapin. Lapin + Vatanescu ne peuvent pas ne pas faire penser au lièvre de Vatanen...

 

Pendant que le repas chauffait, je jetai un coup d'oeil sur les livres. Nouvelle surprise. Rien de ces romans de camelote qu'on trouve si souvent sur l'étagère d'un marin. Ces livres étaient ceux d'un lecteur sérieux et qui plus est, d'un spécialiste. Il y avait "The Old Sagas" et "The Sagas of the Norse Kings" dans la traduction de Laing. "The Tale of Burnt Njal" dans la version de Dasent, et une des premières éditions de "The Saga of the Men of Laxdale". Il y avait la littérature irlandaise de Frank O'Connor, un volume des "Mac Donald Diaries" sur le folklore des Lews, et un exemplaire des "Anciens Emigrants" de Brogger. Il y avait aussi deux grammaires, une norvégienne et une danoise. (p.39)

 

Page 50, Jane Austen :
La série de photos suivantes était posée par terre au milieu de médicaments, avec un exemplaire relié de "Orgueil et préjugés".

 

la semaine dernière: un livre remplis des allusions à George Smiley, l'heros de John le Carré. Normal, l'héroïne du livre est prof de littérature anglaise, elle adore Smiley, et elle joue de temps en temps à l'espionne.
Titre (justement) "Spionin in eigener Sache" en gros espionne pour une affaire personnelle.

 

En première page des "Bestiaires" d'Henry de Montherlant est mentionné "Quo vadis ?" de Henryk Sienkiewicz. "Alban... avait sauté les pages consacrées à l'apôtre Pierre."

 

En première page des "Bestiaires" d'Henry de Montherlant est mentionné "Quo vadis ?" de Henryk Sienkiewicz. "Alban... avait sauté les pages consacrées à l'apôtre Pierre."

Chaque fois que je commence "Quo Vadis" j'ai envie de sauter plus que quelques pages. Donc je remets la lecture à plus tard, alors que j'ai bien aimé un autre livre du même auteur.

Souram, est-ce qu'il est dit si le livre est plus passionnant après ?

 

En première page des "Bestiaires" d'Henry de Montherlant est mentionné "Quo vadis ?" de Henryk Sienkiewicz. "Alban... avait sauté les pages consacrées à l'apôtre Pierre."

Chaque fois que je commence "Quo Vadis" j'ai envie de sauter plus que quelques pages. Donc je remets la lecture à plus tard, alors que j'ai bien aimé un autre livre du même auteur.

Souram, est-ce qu'il est dit si le livre est plus passionnant après ?


En fait, Montherlant décrit Alban sous les traits d'un personnage qui a gardé de sa lecture de "Quo vadis ?" une passion pour les anciens Romains. Mais sans s'étendre davantage sur le roman de Sienkiewicz. Du coup, je n'en sais pas davantage sur l'oeuvre de cet écrivain qui a un lien avec la Suisse puisque Sienkiewicz a terminé ses jours sur la Riviera lémanique.

 

Dommage. Je vais devoir retenter un de ces jours.

 

P.255-256, Tacite :
Il quitta la questure sans reparler à personne, prit le numéro 1 jusqu'à San Sivestro, entra chez Antico Panificio où il commanda une pizza à emporter avec saucisses piquantes, rucola, piments, oignons et artichauts, rentra chez lui, s'installa sur la terrasse et mangea en accompagnant la pizza de deux bières, les "Annales" de Tacite posées à côté de lui - la vision pessimiste qu'avait le sénateur romain de la politique étant la seule chose qu'il tolérait dans son état.
P.296, Marc Aurèle :
Puis il retourna chez lui et passa le reste de la journée et la soirée à lire les "Pensées pour moi-même" de Marc Aurèle, plaisir qu'il ne s'était pas offert depuis plusieurs années.

 

p. 41:
On avait un meurtre et un vol, et pas l'ombre d'un meurtrier et d'un voleur.
Poe avec son "Double assassinat dans la rue Morgue", Leroux avec son "Mystère de la chambre jaune" m'avaient donné à lire des faits similaires.

D'ailleurs, l'écrivain japonais qui a publié ce récit a publié sous un pseudonyme. Edogawa Ranpo n'était pas son véritable nom, mais un nom de plume qui sonne un peu comme la transcription japonaise d' "Edgar Allan Poe".

 

"La Lettre volée", d'Edgar Allan Poe, dans "Le Démon de l'île solitaire" d'Edogawa Ranpo. Il n'y a d'ailleurs pas de quoi être ébaubi (ah, non, ce n'est pas ici le fil des JEEF, oups !) puisque le romancier japonais lui-même a adopté le pseudonyme d'Edogawa Ranpo qui vient du japonais "Edogawa Aran Po", Edgar Allan Poe phonétiquement en japonais.

 

"La Lettre volée", d'Edgar Allan Poe, dans "Le Démon de l'île solitaire" d'Edogawa Ranpo. Il n'y a d'ailleurs pas de quoi être ébaubi (ah, non, ce n'est pas ici le fil des JEEF, oups !) puisque le romancier japonais lui-même a adopté le pseudonyme d'Edogawa Ranpo qui vient du japonais "Edogawa Aran Po", Edgar Allan Poe phonétiquement en japonais.

excellente anecdote

 

"La Lettre volée", d'Edgar Allan Poe, dans "Le Démon de l'île solitaire" d'Edogawa Ranpo. Il n'y a d'ailleurs pas de quoi être ébaubi (ah, non, ce n'est pas ici le fil des JEEF, oups !) puisque le romancier japonais lui-même a adopté le pseudonyme d'Edogawa Ranpo qui vient du japonais "Edogawa Aran Po", Edgar Allan Poe phonétiquement en japonais.

excellente anecdote


Et ce même Edogawa Ranpo admirait également Gaston Leroux et Maurice Leblanc.

 

P.7, Boccace :
"Elle se tourne sur le ventre, coince son livre - "Le Décaméron" - entre ses coudes, tire son oreiller sur sa tête et essaie de se concentrer."
P.67, Nabokov :
"Vous Galia, vous avez lu "Lolita", le roman interdit de Nabokov ?"

 

L'écrivain japonais Tarô Hirai (de son véritable nom) mentionne et même cite un passage de "L'Improvisateur", un récit du Danois Hans Christian Andersen qui se déroule dans les catacombes de Rome.

 

J'ai souvent pensé aux gentlemen anglais de la littérature et aux extrémités auxquelles certains auteurs les acculent, et là, dans ce roman de Dorothy L. Sayers, "Lord Peter au Bellona Club", vers la fin, le docteur Penberthy est confronté au scandale, à un procès et à une exécution capitale.

 

Le personnage principal lit Ma mère de Georges Bataille. Il promène le volume un peu partout donc il ressort à plusieurs endroits de l'histoire, il en cite un même un passage... ce qui ne donne pas du tout envie de le lire, je trouve.

 

Elizabeth Peters mentionne "Les Mines du roi Salomon" de H. Rider Haggard.

 

Vous demanderez à Magda, la première femme de chambre de Sa Majesté, de vous remettre les volumes suivants qu'elle a oubliés dans son secrétaire, ce sont Child Harold, Manfred et Lara de Lord Byron.

J'ai un doute maintenant. On écrit Le Pèlerinage de Childe Harold je crois. - Je trouve en anglais Childe Harold's Pilgrimage, avec le "e" final de "Childe" en effet.

 

p.246: C'est de ce besoin de migration des âmes que naissent l'acteur, le biographe, Sarah Bernhardt, René, les Mémoires d'outre-tombe."
p.247: "On songe aux rêves extravagants de [Raymond] Roussel, l'auteur fameux de Locus solus..."
p.270: "Tel cet exemple de grammaire que Nabokov a pris pour épigraphe, en tête de son roman Le Don."
p.288: "Il ne manquait plus que le choléra. Rassurons-nous. Nous allons l'avoir. Hugo l'avait déjà décrit dans ses Choses vues... Giono l'avait montré ravageant la Provence, dans son histoire du Hussard sur le toit..."
p.289: "Il faut relire Mort à Venise, l'un des chefs-d'oeuvre de Thomas Mann."
p.298: "On ne peut plus gouverner sans quelque tour de force... Pierre Mac Orlan avait prévu ces choses avec sa Cavalière Elsa."
p.308: "Qu'on m'en croie: je viens de relire... Fantomas, deux tomes du Bottin... j'ai parcouru Mémoires d'un âne..."

 

[Qu'est-ce qu'il en cite, des livres !]

p.153: "L'éléphant est mythologique. L'homme est plein d'éléphant. L'éléphant habite l'homme. Il a hanté tous les dessinateurs, tous les écrivains, tous les peintres. Certains, comme l'auteur de Babar, ont bâti sur lui tout leur monde, toute leur carrière."
p.201: "Robert Morel a pour dada (c'est un dada charmant) de publier des Célébrations. Sur de petits livres carrés (de la taille d'un carreau de faïence) , bibliophiliques et illustrés. Que ne célèbre-t-il tour à tour ? Le pissenlit, le grand-père, l'andouille, le cimetière et l'art militaire, sans compter le silence, le vin et le hareng."
p.222: "Et c'est pourquoi il faut louer les éditions Tchou d'avoir donné, sous la direction de François Caradec et de Jean-Robert Masson, un Guide de Paris mystérieux qui en explique tout l'ésotérisme."

 

p.136: "... comme la folle Ophélie d'Hamlet..."
p.137: "Il a pris ses grades dans Racine, dans Tristan et Iseut, dans La Princesse de Clèves, que sais-je, dans Xavier de Montépin."

 

Alexandre Vialatte cite "Sans famille" d'Hector Malot, "La Chèvre de Monsieur Seguin" d'Alphonse Daudet et le "Tour de France par deux enfants" (p.79)

 

http://fr.wikipedia.org/---/Josette_Clotis
Dans "Dernières nouvelles de l'homme", Alexandre Vialatte parle de Josette Clotis (1910-1944), qui a publié "Le Temps vert".

 

"Rue des Canettes" de Danielle Roland. - "Vie de Jésus" de Daniel-Rops. - "Une pomme oubliée" de Jean Anglade. - "Le Voyage aux collines" d'André Archambault. - "La Vénus internationale" et "Malice" de Pierre Mac Orlan. - "Dimanche m'attend" de Jacques Audiberti. - "Profils parallèles" de Jean Guitton.
(Dans Alexandre Vialatte, "Dernières nouvelles de l'homme")

 

Page 13 :
- Paraît que c'est du grand classique, tiré de Balzac.
- Et ça s'appelle ?
- "Une ténébreuse affaire".

 

Pas grand-chose a citer du roman srilankais "Les Enfants de Sal Mal Lane" car des auteurs sont parfois cites mais pas le titre du livre.

 

Page 28 :
Cet esthète de Nabokov tenait plus à une jolie métaphore qu'à la terre paternelle ! Et "Lolita" fut son châtiment. Un livre nauséabond, qui caresse les bas instincts des bourgeois occidentaux...

 

Page 19 :
Tandis que ses amis se déclaraient ennemis de la monogamie et de l'État, avec la même inaltérable conviction, qu'ils dévoraient John Dos Passos comme si "Manhattan Transfer" avait été écrit la semaine dernière et qu'ils reconstituaient la vie des saints en alternant les photos du Che et de Janis Joplin, Hector les regardait, approuvant généralement leurs actes à distance.

 

p.77: "Il rêvait à Blaise Cendrars, L'Homme foudroyé, ses aventures au milieu des roulottes..."

 

Page 12 :
Il fit pendre trois ou quatre individus aux poteaux qui délimitaient ses domaines, clouant sur chacun d'eux un écriteau qui disait : "Lascate ogni speranza voi ch'entrate", la phrase de Dante qui engageait les humains à abandonner toute espérance en franchissant les portes de l'Enfer. Ni les Ona ni les aventuriers du rio Beta ne connaissaient "La divine comédie" ; mais plus éloquents encore que la phrase de Dante furent pour eux les crânes et les squelettes parfaitement curés sur lesquels se perchaient des vautours rassasiés.

 

- Accident nocturne, - Rue des boutiques obscures, - Villa triste, Patrick Modiano
- Contes du chat perché, Marcel Aymé
- La petite amie imaginaire, John Irving
- Suite vénicienne, Sophie Calle
- Nadja, Breton
- Le Prince, Machiavel
- Poésies, Cocteau
- Saga, T. Benacquista
- Salle de bain, J-P Toussaint
et en vrac (!) Les liaisons dangereuses, Madame Bovary, Germinal, Un amour de Swann.

Pas étonnant dans un roman dont le principal protagoniste est libraire ;-)

 

Marie-Do a l'air d'aimer Jean-Paul Sartre. En ce moment, elle lit "Les Mots"...

et:

Ma mère, que sait-elle de Camus ? A-t-elle vraiment lu le petit livre que lui a prêté l'été dernier l'une des filles Chambord ? "L'Etranger", je crois. Je ne sais pas. Mais sûr que ma mère aime les mots.

("Verlaine avant-centre" de Jean-Louis Crimon")

 

Page 76 :
Une après-midi, chez Onur, elle voit une fille qui lit "Bel ami", de Maupassant.
Page 185 :
C'est une lectrice d'Ellroy. Son préféré, c'est "White jazz".
Page 186 :
J'ai vu son regard s'arrêter longuement sur "Un linceul n'a pas de poches", de McCoy.

 

Il pensait à un roman de Gaston Leroux, L'Aiguille Creuse, qui devait se passer dans la région.

 

Il pensait à un roman de Gaston Leroux, L'Aiguille Creuse, qui devait se passer dans la région.


L'Aiguille Creuse, je ne l'ai pas lue mais cela se déroule à Etretat, je crois.

 

p.45: Je tuai le temps ainsi qu'un homme éduqué se doit de le faire: je fis quelques mouvements de gymnastique en me montrant très prudent afin d'épargner mon estomac endolori puis je lus plusieurs chapitres de "Le Monde selon Garp".

(tel quel dans la traduction française: de Le Monde...)

 

Le livre n'est pas exactement "mentionné", mais le personnage éponyme d'un autre roman du même auteur est cité page 201 :
"Elle était probablement partie rejoindre une de ses amies qui, pour une raison inconnue, se faisait appeler Tea-Bag".
Le contexte permet de s'assurer qu'il s'agit bien de la même personne.

 

- Tu sais peut-être ce que Colette veut dire en français ?
- Non, expliqua Yeruldelgger. Là-bas, leurs prénoms n'ont pas de sens.
- C'est impossible, insista Altantsetseg déçue, ça doit bien vouloir dire quelque chose.
- Ah si, tu as raison, se ravisa-t-il en se souvenant d'un titre de roman sur les étagères de l'Alliance Française. En fait, ça veut dire Blé en Herbe.
Le fier bonheur qui illumina le visage de la jeune femme le poussa à se pardonner son petit mensonge.

 

Pages 102-103 :
Dans "Tom Fox ou les révélations d'un détective", mémoires imaginaires publiés en 1860, John Bennett écrivait que le détective était socialement supérieur au "banal sergent de ville" en ce qu'il était plus cultivé et "d'une intelligence bien supérieure".
Page 103 :
Dickens offrit dans "Bleak House" (1853) un double à ses nouveaux héros en la personne de l'inspecteur Bucket, suprême détective fictif de l'époque.
Page 106 :
Le caractère artistique du crime était une idée bien partagée, énoncée de manière particulièrement frappante dans "De l'assassinat considéré comme un des beaux-arts" (1827) de Thomas de Quincey ; mais le talent d'artiste de celui qui faisait respecter la loi était quelque chose d'inédit.
Pages 129-130 :
En 1848, le patron de Samuel Kent, un des quatre inspecteurs en chef des manufactures, lui conseilla vivement de déménager afin de se soustraire aux ragots qui couraient sur sa famille : l'inspecteur du gouvernement vivant avec une épouse aliénée et une gouvernante favorisée (cette relation à trois renvoyait à "Jane Eyre", publié un an plus tôt par Charlotte Brontë).

 

p.16: Sécurité de l'engin oblige, impossible d'accéder à l'engin sans ces deux vers de Prévert qu'il avait programmés:
"Notre père qui êtes aux cieux
Restez-y"
(Je crois que cela vient du recueil "Fatras")

p.17: Pour compliquer la tâche d'un tricheur, d'un pirate, Maignan avait exigé une deuxième précaution. Buisson avait suggéré un texte de Mallarmé: "J'aime l'horreur d'être vierge..." Il se souvenait encore du fou rire de Maignan... Pierre souriait- Maignan n'avait jamais lu "Hérodiade". Mentalement, il enchaîna: "... et je veux vivre parmi l'effroi que me font..."

p.80, Bialot ne cite pas le titre mais écrit ceci: "Rarement, je me suis couché de bonne heure. Il était cinq heures et Paris s'éveillait..."

 

Rarement, je me suis couché de bonne heure. Il était cinq heures et Paris s'éveillait..

Est-ce dans un livre ? Ou simplement un mélange entre "longtemps je me suis couché de bonne heure" et "il est cinq heures Paris s'éveille ?

 

Rarement, je me suis couché de bonne heure. Il était cinq heures et Paris s'éveillait..

Est-ce dans un livre ? Ou simplement un mélange entre "longtemps je me suis couché de bonne heure" et "il est cinq heures Paris s'éveille ?


C'est dans le livre de Bialot, il mélange deux titres.

 

"Il attrapa un de ses livres préférés, The Occult, de Colin Wilson, parmi ceux sur le surnaturel qui remplissaient sa bibliothèque." (Le commissaire se fait parfois aider dans ses enquêtes et il ne le cache pas.)
"Grace avait été accro aux séries américaines, aux romans policiers, de Sherlock Holmes à Ed McBain."

http://www.bookcrossing.com/---/13507670/

 

"Tu as pas un bouquin?" Elle fouille dans son sac. Elle a toujours des bouquins. Elle lui tend Germinal avant de s´enfuir." (le personnage ne le lira pas)
http://www.bookcrossing.com/---/13550761

 

Chouette, je viens de retomber dessus. Parfois durant ma lecture je tombe sur un livre dans un livre, je note le numéro de la page dans ma tête... et puis j'oublie. Je ne me revoyais pas relire tout le livre pour... Dan Brown.

"Les courses lui avaient pris deux bonnes heures. Lorsqu'il eut fini, il tenait à peine sur ses jambes. Il avait l'impression que sans le chariot il se serait écroulé. Il avait honte de découvrir qu'il ressemblait à tous ces zombies qui poussaient devant eux leurs fromages, leurs savons, leurs désodorisants pour chiottes et leurs bouquins de Dan Brown. Il aurait tant voulu se sentir différent, se sentir exceptionnel, se perdre, s'oublier, changer, tomber amoureux." Zygmunt Miloszewski, "les impliqués".

 

Chouette, je viens de retomber dessus. Parfois durant ma lecture je tombe sur un livre dans un livre, je note le numéro de la page dans ma tête... et puis j'oublie. Je ne me revoyais pas relire tout le livre pour... Dan Brown.

pareil pour moi mais oufh, retrouvé facilement à la 3ème page Dan Brown accompagné d´Harry Potter!

"Je ne peux me tromper: voie B, c´est le train qui repart, et le quai 1, on se demande à quoi il sert. Peut-être un clone du quai 9 3/4 de Harry Potter, avec embarquement pour le pays mystérieux des Cathares et des Templiers, du côté du Da Vinci Code?"
http://www.bookcrossing.com/---/13437604

 

"Insel im blauen Strom" (L'Île dans le fleuve bleu), de Ashley Carrington, page 31, la jeune héroïne - une fillette de 10 ans - découvre, pendant une longue maladie, la littérature avec Robinson Crusoe, l'Île au trésor et 1001 nuits.

 

Dans "El último lector" de David Toscana, l'écrivain mexicain ne se montre pas avare de titres. Il cite bien plus souvent des titres qu'il ne nomme d'écrivains:

L'Automne à Madrid
Chaussettes roses
La Fille du télégraphiste
La Ville sans enfants
La Parcelle promise

Il est d'ailleurs tout à fait envisageable que les ouvrages cités n'aient jamais existé, qu'ils sortent de l'imagination de David Toscana.

 

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