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Mangez-moi
by Agnès Desarthe | Literature & Fiction
Registered by absolut-gretel of Genève, Genève Switzerland on Monday, April 21, 2008
Average 8 star rating by BookCrossing Members 

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3 journalers for this copy...

Journal Entry 1 by absolut-gretel from Genève, Genève Switzerland on Monday, April 21, 2008

This book has not been rated.

Myriam est un peu perdue, un peu fantaisiste et un peu rêveuse. Un beau jour, elle décide d'ouvrir son restaurant. A sa propre surprise, Chez moi devient vite le rendez-vous incontournable des habitants du quartier, le havre chaleureux où tout le monde se retrouve. Dans sa cantine, Myriam ouvre l'appétit et délie les esprits, avec l'instinct, la grâce et la sensualité des artistes aux fourneaux... 


Journal Entry 2 by labrune from Matran, Fribourg / Freiburg Switzerland on Wednesday, May 07, 2008

This book has not been rated.

Reçu en ring 


Journal Entry 3 by labrune from Matran, Fribourg / Freiburg Switzerland on Saturday, May 17, 2008

9 out of 10

J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre!

On sent au début que Myriam est quelqu'un de particulier, qui d'une part est une écorchée vive (mais quel drame cache-t-elle?) et de l'autre capable d'utiliser ses blessures comme un trampoline pour rebondir de façon pas trop contrôlée. Evidemment que dans l'histoire tout s'enchaîne trop bien, mais sinon il n'y aurait pas de roman! Le style d'écriture tout en finesse et en originalité pour décrire les états d'âme parfois complètement contradictoires de Myriam est un vrai bonheur. Les autres personnages sont moins fouillés, plus univoques, mais ils ne servent qu'à épouser les contrours de Myriam et cela ne gêne pas, ça la met en relief. 


Journal Entry 4 by webbcc from Bellinzona, Ticino Switzerland on Tuesday, May 20, 2008

7 out of 10

Reçu en ring

Avant la JE définitive, je recopie ici un passage qui m'a touchée:

"Pour bien faire, il ne suffit pas de suivre la route, il faut à tout instant la bitumer du goudron onctueux de nos rêves et de nos espoirs, la tracer mentalement, en s'efforçant de prévoir les inévitables virages et les inégalités du terrain. Parfois, quand ça va bien, quand, par miracle, on a réussi à prendre un peu d'avance sur notre effroyable ouvrage d'art, on bénéficie d'un répit et là, c'est bon, tout roule. On est prêt à croire que le plus dur est fait, qu'à partir de ce moment, tout ira bien. On est si naïf, on a la mémoire si courte qu'on ne se rappelle pas que le terrain qui nous accueille est l'oeuvre de nos mains et de notre cerveau si prompt à imaginer n'importe quoi. On se la coule douce jusqu'au trou d'après sur lequel on se penche, consterné. Je n'ai plus la force, se dit-on, et je mérite mieux que ça, il serait temps que quelqu'un m'aide, il serait temps qu'une main guide la mienne. Autour de nous une armée de bras ballants. Tout le monde est fatigué. Notre mari, notre femme, nos amis, tout le monde en a marre au même moment, et c'est alors que vient - mais seulement si l'on est très chanceux, seulement si l'on n'a pas peur ou que l'on est suffisamment fou pour mordre à l'hameçon furtif - c'est alors que vient l'amour. Et là, ce n'est plus du macadam qu'on jette sur le néant, c'est un pont suspendu qui ouvre la voie jusqu'à l'infini."



Les fragments de vie de Myriam semblent tisser un pansement qui tenterait maladroitement de couvrir une blessure par-ci, un sentiment de culpabilité par-là.
L'assemblage hétéroclite des personnages improbables, plus ou moins seuls, comme parachutés depuis nulle part au milieu de leur propre vie, n'a pas été sans me rappeler parfois les atmosphères de "Ensemble, c'est tout", d'Anna Gavalda.
"Mangez-moi" est une gourmandise acidulée et tendre...
 




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