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Journal Entry 4 by nobodysperfect from Paris, Ile-de-France France on Monday, November 01, 2004
Un vrai trésor, ce bouquin, qui regorge de précieuses pépites, à lire, à relire, à rerelire... Elj, tu m'as réconciliée avec la nouvelle ! Selon moi, il y a : du pas trop mal mais bof : la première, celle de Lehman du bon : Roland C. Wagner, Andreas Esbach, Jean-Marc Ligny, Patrick Eris, Clive Barker, Marcus Hammerschmitt du très très bon : Luca Masali, Pierre Bordage (troublant, le Pierrot), Jean-Claude Dunyach, Paul J. McCauley, James Morrow de l'excellentissime : Armando Boix, Henryk H. Loyche, Arthur Zeven, Valerio Evangelisti, K. W. Jeter, et Neil Gaiman. Le voila qui part en ring, tels sont les Elus : vinz Atma Lil-Rhinehart Marie LordS da-chro gaspard Tweesty Pask boucli Ginfanta Brujula Misou Clemy Pitoune Impromptu
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Journal Entry 6 by Atma from Lyon, Rhône-Alpes France on Tuesday, May 24, 2005
Bon, je l'ai conservé un long moment aussi, tentant de m'empreindre de la sensualité présente dans certaines nouvelles afin de ... Euh... hum... Déjà, en attrappant le livre, j'ai un petit mouvement de recul: Jean-Marc Ligny, c'est à mes yeux ça -> http://www.bookcrossing.com/journal/1383531/Atma/book_-Inner-City-Jean-Marc-Ligny Parce qu'il faut que je vous avoue, j'ai menti. Je me souviens relativement bien de "Inner City", c'était à mes yeux un très mauvais livre. J'avais l'impression de lire un mauvais Gibson qui parlait de jeux vidéos, et de cyber-sexe, le tout écrit par (si j'en jugeais par la photo au dos de la couverture) un épitomé de geek, avec cheveux gras et longs, nez fendant la bise au milieu du visage maigre d'un malnourri aux pizzas et chips/coca, lunettes en cul de bouteille et boutons. En refermant le bouquin, j'étais vaguement écoeuré, bien décidé à ne plus entendre parler de SF française avant bien longtemps. Allez, fi des mauvaises impressions, j'allais le lire, ce recueil de nouvelles, ça allait parler de sexe après tout!!! Du sexe!!!! Ou pas. Ou si en fait... disons que c'est un peu compliqué. L'introduction de Ligny est très bonne (un bon exemple de la manière de donner envie de lire Cosmic Erotica, l'anthologie érotique féminine qui fait pendant à ce volume. Et ce qu'il y explique est très vrai. Au final, le mâle écrivain de SF n'imagine pas forcément des vibrodroïdes (oui, je sais, j'ai été voir Star Wars III hier soir) et des canons-pisto-lasers tellement hénaurmes qu'on pense immédiatement à une compensation. On est loin du monstre tentaculaire verdatre qui trouve toujours moyen d'enlever la jolie cosmonaute courtement vétue. Au final, ce sont souvent des histoires d'amour, d'un romantisme parfois exacerbé jusqu'à la folie, ou d'une nostalgie absolument fantastique. - Comme Ariane, j'ai trouvé la première nouvelle un peu "mouaif"; je vous conseillerais presque de la sauter, cette "Magma". C'est du français inintéressant, vaguement ennuyeux et un peu poncif. - La seconde nouvelle, "Les infortunes de la baleine blanche" m'ont enthousiasmé au début, fasciné que j'étais par l'originalité du mélange romanesque, mais j'ai trouvé le résultat un peu "facile", se délitant en une fin sans surprise. Dommage... - Pierre Bordage en force! Très bonne nouvelle, presque trop courte; j'en suis ressorti avec un regret immense, surtout que c'était pour tomber dans la suivante - Celle d'Armando Boix, que contrairement à Ariane je n'ai pas vraiment aimé (voire pas du tout, en fait). C'est une scie usée que celle de l'enregistrement d'une expérience du point de vue de celui qui la fait. Et je l'ai vraiment ressenti. Au final, je me suis un peu ennuyé. - Heureusement que Neil Gaiman était là pour me repécher: j'avais déjà lu cette nouvelle, la version illustrée par Bolton (http://images-eu.amazon.com/images/P/2914203160.08.LZZZZZZZ.jpg) donc la surprise n'était pas aussi grande qu'elle aurait du l'être; mais le texte est toujours aussi fascinant. Par contre, trop court, le rêve finit trop vite!! - "Voleurs de silence" de Dunyach est une des grosses surprises du volume pour moi. Je ne connaissais pas du tout l'auteur, et il me transporte avec une facilité dans une espèce de monde de série noire SF, ou on s'attendrait presque à voir Mickey Spillane ou Sam Spade se détacher du décor - Et bam! Deuxième claque avec "ElectroCute" de Loyche... Décidemment... Rien à dire, j'adore, je m'immerge, et j'en sors avec l'envie d'être tout tendre - Et même Ligny parvient à me tirer dans son royaume avec "La ballade de Silla". Il a bien changé de style depuis "Inner City". Je pense même que je vais y rejeter un coup d'oeil un de ces jours - "Inbox" de Zeven, un grand moment, quoiqu'un peu brouillon par moments; le style "mail" introduit une espèce de découpage violent dans le texte qui fait que j'ai plus de mal à rentrer dans l'histoire; puis ma curiosité est insatisfaite... j'en ressors avec un goût d'inachevé. - "Le souffle des FARC" de Evangelisti est présenté comme étant un monument que ne nierait pas Spinrad; autant dire qu'on s'attend à un truc qui fuse dans tous les sens, mais la pauvrette histoire toute molle est loin de l'érection Kolossale qu'on nous a promis - Autant dire aussi que "Dernières Volontés" de K.W.Jeter fait d'autant plus truculent à coté. Un bon coté épicurien qui ferait penser à du presque Bukowski s'il n'était pas aussi dompté, mais une question lancinante demeure à la fin de la lecture: ou était la SF dans l'histoire ;) - "La quête du Zamal" de Wagner est rigolote, mais un petit peu trop fumette. Je m'attendais à une découverte qui m'aurait guidé vers d'autres titres de cet auteur, c'est pas franchement transcendant, contrairement aux drogues dont la nouvelle est épicée. - La nouvelle précédente ne m'ayant pas fait tripper, je n'ai pas attendu avant de lire "Le récit de Haeckel" de Barker. J'aurais peut être du, car la nouvelle est vraiment fascinante dans le genre horreur. Légèrement troublé, je me suis souvenu la raison pour laquelle Barker était réputé. Pas forcément une grande nouvelle, mais elle casse le rythme d'une façon bienvenue. - Patrick Eris ne nous prend pas beaucoup de temps, sa nouvelle est plutôt courte et efficace. "La promesse rompue", c'est un petit peu la barre de céréale de l'anthologie, la petite pause pour mieux repartir. C'est qu'il nous reste... - "Carnassiers" de HammerSchmitt; un huis-clos angoissant sur fond de chasse sociale. Un petit moment phare. - McCauley est un peu bordélique, à coté. Pas vraiment original, pas vraiment féérique. Transport raté pour moi, "L'assistant du Dr Luther" partira seul... - ... ou accompagné de "L'amour des Yengs"; autant "Des milliards de tapis de cheveux" avait été original, autant l'histoire de ces viols aériens me fait hurler de rire :D Eschbach m'apporte une grosse déception sur ce coup là - Mais on finit en beauté avec "La sagesse de la peau" de Morrow. Après cette nouvelle, le livre fermé, l'expérimentation, les caresses, les étreintes de nos fantasmes s'ornent des délicatesses de l'art. Il a été passé à Lil-Rhinehart
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