Effroyables jardins
|
Effroyables jardins
Buy from one of these Booksellers:
|
||||||||||||||||||||||
6 journalers for this copy...
|
« Certains témoins mentionnent qu'aux derniers jours du procès de Maurice Papon, la police a empêché un clown de rentrer dans la salle d'audience. [...] L'ancien secrétaire général de la préfecture a peut-être remarqué ce clown mais rien n'est moins sûr. Par la suite l'homme est revenu régulièrement sans son déguisement à la fin des audiences et aux plaidoiries. À chaque fois, il posait sur ses genoux une mallette dont il caressait le cuir tout éraflé. Un huissier se souvient de l'avoir entendu dire après que le verdict fut tombé : -Sans vérité, comment peut-il y avoir de l'espoir ? » L'auteur dédie ce court texte lumineux, émouvant et métaphorique à la mémoire de son grand-père, ancien combattant à Verdun et de son père, ancien résistant. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
[10 jours plus tard ...] Ca y est j'ai enfin eu le temps de chercher, et trouver une photo. Comme je n'ai pas vu le film, je n'ai en tête que quelques images de bande annonce, ça aide à rester dans son propre imaginaire. Sur la photo, c'est un soldat allemand, et je trouve qu'il y a beaucoup de souffrance dans son regard. Parce que eux non plus n'avaient pas choisis ... |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Envoyé à Scruinize |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
A + pour les commentaires ! 18/09 : un vrai bonbon ce récit ! C'est doux, ça fond tout seul, ça vous remet plein de souvenirs dans la tête (en particulier la relation au père, pas la guerre quand même !) et surtout ça se mange trop vite ! J'crois même que c'était un bonbon au poivre aux larmes qui me sont montées aux yeux ... J'ai toujours trouvé les clowns pathétiques, voici une page de tournée. Merci Ginaluna ! A Da-chro |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
-------------------------------------------------------------------- On va voir si la dignité d'un prétoire qui a laissé un tel bourreau jouir d'encore des miettes de liberté, comme s'il avait en capitalisation indivise tout le temps, toute l'éternité volée à ceux qu'il déporta, on va voir si cette dignité splendide d'hermine et de pourpre s'accorde du sens macabre et de l'humour. Le nom de l'accusé ? Je me souviens à peine, d'un écho brutal, comme d'une gifle méprisante, et, et même cela je veux l'avoir oublié demain, pour ne garder en mémoire , que ceux des êtres qu'il déporta de la vie. -------------------------------------------------------------------- On a vu, tous, ce que la justice accorde à un collabo et ce qu'elle n'accorde pas aux vrais malades toujours en détention. Ma plus grande phobie : voir revenir ce temps là et j'ai l'impression qu'il n'est vraiment pas loin. |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|




























