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Utopiales
by Divers, SF | Science Fiction & Fantasy
Registered by wingsouramwing of Genève, Genève Switzerland on 10/18/2018
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Journal Entry 1 by wingsouramwing from Genève, Genève Switzerland on Thursday, October 18, 2018

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Un livre, une découverte.

Un homme des sables, des plaines sans arbres
S'en va de son pays
Au-delà des dunes, courir la fortune
Car le paradis pour lui
Ce n'est qu'un jardin sous la pluie
Salma ya salama je te salue ya salama
Salma ya salama, je reviendrai bessalama

("Salma ya Salama", chanson de l'émigrant, interprétée entre autres par Dalida)


Le positif attire le positif.
Utopie traditionnelle du rayon développement personnel en grande surface. Le théorème de Fermat, lui, a été démontré.

Ainsi, c'était donc ça, leur utopie. Une absence de feux lumineux aux carrefours. Le BNB, bonheur national brut. Un plancher minimal de dépenses quotidiennes fixé à, voyons, 500 dollars américains, Shannon ? C'est bien cela ? Le prix à payer pour ne pas répéter l'hallucinante et hallucinogène dérive de Katmandou, au Népal. La préservation d'une culture méritait bien une taxe, après tout. Qu'avions-nous fait de la nôtre ? L'ennui, c'était que le petit déjeuner était cher. Quand une motte de beurre semble pailletée d'or, il y a un problème. Nous ne sommes pas le roi Midas, après tout.

Jacobs, dit E. P. Jacobini, ou Edgar le Belge, ne croyait pas si bien dire ou, plutôt, écrire. Dans Le Piège diabolique, il imagine un écriteau du métropolitain indiquant "direcsion Pari santre". Et un slogan "mieux vô mourir debou ke vivre a genou". Voire "pionié de lespas". Le tout autour de l'an 2075, date de ces panneaux vus par Mortimer en l'an 5060.
- Je ne pensais pas voir cela… commenta Gisèle, ébahie.
- Moi non plus, ajouta Guy.
Des écriteaux en frouzien phonétique. Une enseigne "EPISSERI" au (bon) coin de la rue. Un CONSERVATOIR DE MUSIC munissipal. Les cols-roulés des années érotiques l'avaient rêvé, les réformistes l'avaient concrétisé. Le français fonétik, expérimenté dans le magazine "Actuel" jadis, était entré en vigueur. Le MUSE ARKEOLOJIK ne payait pas de mine, mais il vivotait, les visiteurs pouvaient allumer les lumières en mettant des pièces dans des appareils à fente. Certaines oeuvres "dar" étaient cachées dans des salles équipées d'une porte verrouillée par une serrure spéciale. Si on mettait une pièce dans le boîtier, la porte s'ouvrait. Toutes les salles du Musée Ingres de Montauban avaient ainsi été sécurisées. Bien sûr, des visiteurs essayaient d'entrer tous à la faveur de la même ouverture, mais dans une seule salle, ils étaient vite en surnombre. Même la clim fonctionnait si on mettait une pièce dans un boîtier. Rude, si je me rappelle avoir eu 37° C. à Montauban en 2012 en plein été ! "Normal, les subventions sont symboliques", expliquait, gênée aux entournures, la stagiaire du moment à des visiteurs souvent désemparés qui se demandaient s'ils faisaient un mauvais rêve.
A l'Université, la défunte Fac de lettres abritait des locaux techniques, voire une start-up dont le team avait été séduit par une déco cinématographique. Imagine, un buste de Victor Hugo dans le hall ! Un décor de film d'aventures style Belphégor contre Super-Maeva idéal...

 


Journal Entry 2 by wingsouramwing at Quartier de la Jonction in Genève, Genève Switzerland on Thursday, October 18, 2018

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Released 3 wks ago (10/18/2018 UTC) at Quartier de la Jonction in Genève, Genève Switzerland

WILD RELEASE NOTES:

Il ne t'est jamais donné de rêve sans le pouvoir de le réaliser. (Richard Bach)

Eh bien, vous avez découvert quelque chose...
Un livre abandonné exprès !
N'ayez pas d'hésitation: donnez votre avis, ou racontez votre découverte, cela nous plaît de savoir ce que deviennent les livres "libérés" ainsi.



- Une machine à QUOI ? A remonter le temps ?
- Je l'ai inventée. Elle marche. J'ai voyagé dans le passé récent, pour voir.
- Tu ne pouvais pas inventer quelque chose de moins dangereux ?
- Non. Mon engin est assez simple, en fait.
- Mais mais... C'est DANGEREUX de voyager dans le temps !
- Ecoute, il y a plus périlleux encore: le présent. Et je ne te parle pas de l'avenir qui s'annonce, avec le climat déréglé et tout... Tu te plains alors que je peux te mener dans des hivers pleins de neige et te faire jouer avec les boules de neige de ton enfance !


Gisèle, j'aimerais que NOUS retournions au seuil de l'été 1978. J'aimerais rejouer une scène essentielle avec toi. - Laquelle, Olav ? - Celle dans le jardin... - Oh, Olav ! Ne me fais pas rosir comme cela. Nous étions des gosses. - Mais à présent, nous savons, dit Olav qui posait sur Gisèle un regard enamouré qui n'échappa point à l'intéressée. - O.K., Olav, concéda-t-elle, maladroite comme une enfant.
Le couple - elle, désormais hors de l'âge de procréer; lui, quinqua comme elle - s'engouffra dans la machine à explorer le temps, où la place manquait. Un bruit bizarre déchira l'air et fit se retourner des passants qui ne virent rien à cause du mur en béton.
Ses lignes fines l'épatèrent. Elle était redevenue la gosse mince qui courait comme une chèvre. Avec un avantage sur ses années de toute jeune fille: elle connaissait désormais la suite. Le voyage à rebours n'avait pas effacé leur mémoire. Dans ce passé, ils se rappelaient fort bien le "présent" qui momentanément se situait dans le "futur".
Au jardin, ils jouèrent à esquiver l'arroseur automatique. Puis s'assirent sous un arbre. Se cajolèrent. Mieux que la première fois.
De retour dans le présent, Gisèle changea de regard sur son conjoint (pas Olav, donc) Elle le trouva moins intéressant qu'avant. Nul doute que si Olav avait su pousser son avantage à l'époque, elle l'eût épousé lui plutôt que Bertrand.

 


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