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Livre mentionné dans un livre

Dans "La fille sans visage", une femme fouille dans les affaires de son père. Elle découvre le livre "L'homme à la recherche du sens" de Victor Frankl. Cela m'a amusée (et donné un indice sur ce qu'il s'était passé car j'ai lu ce -très bon- livre.Je ne veux pas dévoiler l'intrigue alors reste volontairement vague) que l'auteur évoque un livre existant.
Avez-vous déjà lu des livres mentionnant d'autres livres réels? Y avait-il une "vraie" raison?
Je trouve ça assez intéressant comme exercice et plus sympa que les marques citées dans "L'appel de l'ange" de Musso ("kinder bueno,granola, nesquikc" après qq pages, je conclus qu'il est payé pour le faire!)

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Dans "La fille sans visage", une femme fouille dans les affaires de son père. Elle découvre le livre "L'homme à la recherche du sens" de Victor Frankl. Cela m'a amusée (et donné un indice sur ce qu'il s'était passé car j'ai lu ce -très bon- livre.Je ne veux pas dévoiler l'intrigue alors reste volontairement vague) que l'auteur évoque un livre existant.
Avez-vous déjà lu des livres mentionnant d'autres livres réels? Y avait-il une "vraie" raison?
Je trouve ça assez intéressant comme exercice et plus sympa que les marques citées dans "L'appel de l'ange" de Musso ("kinder bueno,granola, nesquikc" après qq pages, je conclus qu'il est payé pour le faire!)
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Mikhaïl Boulgakov, dans "Le Maître et Marguerite", mentionne deux livres, si je me rappelle bien:
1. "Le Chevalier avare" d'Alexandre Pouchkine, lors d'une scène rêvée par l'un des personnages; dans un théâtre sont réunis des gens venus donner (ou rendre) à l'Etat leurs monnaies d'or et leurs devises étrangères.
2. "Le Malheur d'avoir trop d'esprit" de Griboïédov, en rapport avec le restaurant "Griboïédov", haut lieu du roman de Boulgakov; une rumeur raconte que la tante de l'écrivain Griboïédov habitait là jadis, et que son neveu l'écrivain lui aurait lu des pages de son oeuvre.
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Mikhaïl Boulgakov, dans "Le Maître et Marguerite", mentionne deux livres, si je me rappelle bien:
1. "Le Chevalier avare" d'Alexandre Pouchkine, lors d'une scène rêvée par l'un des personnages; dans un théâtre sont réunis des gens venus donner (ou rendre) à l'Etat leurs monnaies d'or et leurs devises étrangères.
2. "Le Malheur d'avoir trop d'esprit" de Griboïédov, en rapport avec le restaurant "Griboïédov", haut lieu du roman de Boulgakov; une rumeur raconte que la tante de l'écrivain Griboïédov habitait là jadis, et que son neveu l'écrivain lui aurait lu des pages de son oeuvre.


Souram, comment peux-tu te souvenir de ça ???? J'hallucine !

Je vais essayer de réfléchir si, de mon côté, j'ai lu des histoires dans lesquelles apparaissaient de vrais livres et si c'était gratuit ou justifié.
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T'es énorme souram, impressionnant ! J'ai du mal à me souvenir de toute les histoires avec ma mémoire de poisson rouge et .... Alors les citations ....
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il y a plein de références à d'autres livres mais je ne saurais dire lesquels( Je vais m'y replonger bientôt car le 4ème tome est paru mais ô horreur, l'auteur en prévoit 7)
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dans "84 charing cross road" de Helene Hanff, plein de livres sont cités, normal puisque l'auteur commande ses livres à la librairie londonienne située à cette adresse.
d'ailleurs, je me souviens à l'époque m'être dit que j'aurais bien aimé les lire aussi tous ces ouvrages... et celui-ci en particulier: le "Journal" de Samuel Pepys.
8 volumes écrits entre 1660 et 1669, écrit en langage chiffré, décrypté en 1825.
hum hum pour occuper les longues soirées d'hiver, comme disait Helene Hanff ... :)
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Oui

J ai lu 2 livres coup sur coup qui citaient le même livre! Du coup j ai failli acheté le livre en pensant que c'était plus au un coïncidence mais quand j ai vu la taille du livre j ai pas fait le livre cite était la belle du seigneur d Albert Cohen et un des livre ou il est site est la femme du monstre de Jacques expert et le 2 eme zut j arrive plus à me souvenir ça va peut être me revenir ... Et dans les 2 livre c était pour le personnage principal un livre culte !
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RE: Oui

la belle du seigneur d Albert Cohen et un des livre ou il est site est la femme du monstre de Jacques expert et le 2 eme zut j arrive plus à me souvenir ça va peut être me revenir ... !

"Belle du Seigneur", un superbe livre en effet et ton message m'interpelle car j'hésitais à lire "La femme du monstre" . Savoir que le livre de Cohen y est mentionné me fait changer d'avis!
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c'est la lecture d'"un tout petit monde" de Lodge qui m'a donné envie de découvrir Jane Austen. Une découverte dont je lui serai toujours reconnaissante
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oui

Il m'arrive de trouver des références très claires de livres ou d'auteurs et parfois des films ou des chansons aussi, d'autres de l'un ou l'autre mais sans que ce soit clairement noté, mais on sait bien de quoi parle l'auteur. Donner des exemples, par contre, là, je ne me souviens plus trop. Est-ce que cela avait un sens ? parfois oui, le personnage se réfère à tel ou tel livre, d'autre non, ce n'est qu'une occupation du personnage qui a pour lecture tel livre, écoute telle musique....
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de Michael Connely.... un sérial killer sévit et laisse comme unique indice des citations d' Edgar Allan Poe... du coup cela m'a donné envie d'en connaitre un peu plus sur ce poète, depuis je n'ai lut qu'un livre de ce dernier mais j'ai en objectif d'étoffer ces lectures!
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C'est un peu fantastique sur les bords. Des pirates s'introduisent dans des ouvrages célèbres pour en changer l'histoire. Jane Eyre en est victime mais la police littéraire veille...
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C'est un peu fantastique sur les bords. Des pirates s'introduisent dans des ouvrages célèbres pour en changer l'histoire. Jane Eyre en est victime mais la police littéraire veille...

Très très bon ce livre ! :o)
Et il vaut mieux avoir lu "Jane Eyre" pour apprécier le livre (enfin, je suppose qu'on peut quand même le comprendre sinon).
Il a tourné en ring, je ne sais pas s'il est rentré chez Menelwe.
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C'est un peu fantastique sur les bords. Des pirates s'introduisent dans des ouvrages célèbres pour en changer l'histoire. Jane Eyre en est victime mais la police littéraire veille...

Très très bon ce livre ! :o)
Et il vaut mieux avoir lu "Jane Eyre" pour apprécier le livre (enfin, je suppose qu'on peut quand même le comprendre sinon).
Il a tourné en ring, je ne sais pas s'il est rentré chez Manelwe.


Pas lu celui-là, ce serait intéressant.


D'E. Allan Poe, j'aime particulièrement La lettre Volée. D'ailleurs, dans un film de science-fiction où le duo de détectives enquêtent sur un meurtre à bord d'une station spatiale (je ne sais plus le titre du film), ils finissent par retrouver un indice qui les mène au coupable par rapport à La lettre volée. Le coupable a utilisé le principe de la lettre cachée aux yeux de tous et l'un des enquêteurs, qui a d'ailleurs lu le livre puisqu'il en parle, se dit que si on ne trouve rien en fouillant ce n'est peut-être pas parce qu'il n'y a rien mais parce que c'est tellement visible qu'on n'y fait pas attention. Et c'est exactement ça.
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Si je me souviens bien, un des personnages se réfère souvent à la" Consolation de la philosophie" de Boèce.
J'ai donc également lu ce dernier texte, et je dois dire qu'il m'a bien plus intéressé que le roman américain, auquel je suis toutefois reconnaissant d'avoir attiré mon attention sur lui.
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Sympa comme idée de thread ! :)

Dans Le petit copain, de Donna Tartt, l'héroïne, une petite fille à la limite de l'adolescence, relit encore et encore le journal du capitaine Scott, un explorateur qui a tenté d'atteindre le pôle Sud. Ça m'a donné très envie de le lire.

Le très bon roman de Somoza, La clé de l'abîme, fait référence à un livre existant qui a été considéré comme la bible par la civilisation dont il est question. Je ne dévoilerai pas lequel car une bonne partie du suspense repose sur le fait de découvrir de quel livre il s'agit. :p

Hypérion de Dan Simmons fait référence très explicitement au très long poème du même nom écrit par John Keats.
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Le très bon roman de Somoza, La clé de l'abîme, fait référence à un livre existant qui a été considéré comme la bible par la civilisation dont il est question. Je ne dévoilerai pas lequel car une bonne partie du suspense repose sur le fait de découvrir de quel livre il s'agit. :p

Très intrigant, ça donne envie d'en savoir plus!
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Haruki Murakami dans ses 1Q84, fait référence à plusieurs auteurs :
Anton Tchekhov " L'île de Sakhaline "
Karen Blixen " La ferme africaine "
Tolstoï " Anna Karénine "
Shakespear, ainsi que d'autres auteurs Japonais non traduit en Français.
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Mea culpa

Je trouve ça assez intéressant comme exercice et plus sympa que les marques citées dans "L'appel de l'ange" de Musso ("kinder bueno,granola, nesquikc" après qq pages, je conclus qu'il est payé pour le faire!)

Je critique toujours les publicités ds "L'appel de l'ange" mais mea culpa, il y a des livres cités et même un certain nombre! D'abord, la personnage lit un livre (fictif) et en a un autre dans son sac et elle rit aussi du Da Vinci Code. L'auteur, quant à lui, débute chaque chapître par un extrait de livre et super (car il y a des citations qui donnent envie d'en lire plus), il cite tous les titres en fin de livre.
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Dans Mercure d'Amélie Nothomb:
- La chartreuse de Parme de Stendhal
- Le Comte de Monte-Cristo d' Alexandre Dumas

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Dans Mercure d'Amélie Nothomb:
- La chartreuse de Parme de Stendhal
- Le Comte de Monte-Cristo d' Alexandre Dumas

Ces livres ont une vraie importance dans l'intrigue tout comme ceux que tu ne mentionnes pas (car ils sont nombreux) et qui permettent l'ascension jusqu'à la fenêtre!
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de John Irving, il est beaucoup question de Dickens et Charlotte Brontë.
« Quand tout le monde fut endormi, Melony ralluma sa lampe ; même si Jane Eyre était un échec pour les autres, le livre lui avait toujours fait de l’effet -il l’avait aidée- et elle avait besoin de pages, mais sans pouvoir chasser Homer Wells de son esprit. "Je dois me séparer de toi pour la vie entière" lut-elle avec horreur. "Je dois commencer une nouvelle existence au milieu de visages inconnus." La vérité de ces paroles referma le livre pour elle, et le referma à jamais. Elle glissa Jane Eyre sous son lit dans le dortoir de la cidrerie d’York Farm –et n’y toucha plus. Si elle avait lu le passage de David Copperfield qu’Homer Wells aimait tant et répétait à voix basse comme une prière d’espoir, elle aurait jeté également David Copperfield. "Je me suis mis à l’écart pour voir passer devant moi les fantômes de ces jours-là." Tu parles d’une occasion ! se serait dit Melony. Elle savait que tous les fantômes de ces jours-là étaient attachés à Homer et à elle plus solidement que leurs ombres. Et Melony pleura donc jusqu’à ce qu’elle s’endorme –elle n’avait aucun espoir mais elle était résolue, et l’œil de son esprit fouillait les ténèbres à la recherche d’Homer Wells. »
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Très bel extrait, il donne envie d'en lire plus
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sont mentionnés : "Anna Karénine" de Léon Tolstoï, "Les misérables" de Victor Hugo, "Pour qui sonne le glas" d'Ernest Hemingway, "Sans famille" de Hector Malot.
Mais l'ouvrage de Bui Ngoc Tan est lui-même un très grand livre, comparable à ceux de David Rousset ("Les jours de notre mort"), ou de Varlam Chalamov ("Kolyma").
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Jasper Fforde

"L'Affaire Jane Eyre".
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En page 67 :
"Il y avait même un exemplaire du "Capital", laissé par Endre, qu'Agota tenait caché. Gabrielle l'avait quand même ouvert, par curiosité pour son aura subversive, mais sa lecture rébarbative l'avait découragée."
C'est de toute évidence "Le Capital" de Karl Marx qui est mentionné ici.
Page 380 :
"Effarée, elle reconnaissait ce qu'elle avait lu dans les pages de Victor Hugo, "Notre-Dame de Paris", dont le Moyen Age imaginaire lui avait paru si pittoresque."
Page 1287 :
"Seule dans la bibliothèque, à l'étage, juchée sur l'escabeau, Sassette lit "La Chartreuse de Parme"."
De Stendhal, bien sûr.
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"Chaque soir, l'abbé consacrait une heure à une lecture qui réunissait tout le monde... Norma apportait un pot de tisane, dégustée en silence pendant deux ou trois pages d'un roman d'Erckmann-Chatrian, Balzac, ou Salammbô de Flaubert. A la demande de Félicien, François lisait également, de façon continue, Notre-Dame de Paris. Victor Hugo, le proscrit qui ne profitait pas, comme lui, de la loi d'amnistie, avait la vénération de l'ancien condamné politique qui se procurait, auprès des colporteurs croisés aux écluses, les extraits des Châtiments publiés à l'étranger. Depuis des années ses élèves apprenaient les douze premiers vers de Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent."
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En page 27 de ce volume de la série noire se trouvent les lignes suivantes :
"... elle hésita avant de s'approcher de lui.
- Qu'est-ce que vous lisez ? risqua-t-elle en se penchant pour voir la couverture du bouquin.
- "Le loup des mers".
- Je ne connais pas. Qui l'a écrit ?
- Jack London.
- C'est bien ?
- Oui.
- Vous me le prêterez ?
- Oui... si je peux le terminer ! répondit Legall entre ses dents."
P.106 :
"Il en était au G comme Goethe, quand Hermione vint le tirer par le bas de son pantalon. Il reposa "Les souffrances du jeune Werther" et descendit de l'escabeau."
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- Qu'est-ce que vous lisez ? risqua-t-elle en se penchant pour voir la couverture du bouquin.

"-Que lisez-vous là, Monseigneur ?"
[Dans Hamlet, acte II scène II, Polonius le chambellan tente d'engager la conversation avec le Prince, qu'il pense épris de sa fille Ophelia.]
Hamlet répond, désabusé :
"-Des mots, des mots, des mots..."
Des exégètes de tous pays se sont penchés sur cet échange : quel peut bien être le livre que Shakespeare suggère ici ? Quel est le livre dans le livre ? Depuis une quinzaine d'années, une majorité semble se rallier à la thèse de George Steiner : les Essais, de Montaigne, parus vingt ans plus tôt.
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- Qu'est-ce que vous lisez ? risqua-t-elle en se penchant pour voir la couverture du bouquin.

"-Que lisez-vous là, Monseigneur ?"
[Dans Hamlet, acte II scène II, Polonius le chambellan tente d'engager la conversation avec le Prince, qu'il pense épris de sa fille Ophelia.]
Hamlet répond, désabusé :
"-Des mots, des mots, des mots..."
Des exégètes de tous pays se sont penchés sur cet échange : quel peut bien être le livre que Shakespeare suggère ici ? Quel est le livre dans le livre ? Depuis une quinzaine d'annnées, une majorité semble se rallier à la thèse de George Steiner : les Essais, de Montaigne, parus vingt ans plus tôt.

Trop drôle ! Comment peut-on avoir la moindre idée de ce dont il s'agit ?
Et est-ce important de le savoir ?
Et Shakespeare a-t-il voulu mettre une oeuvre en particulier dans les mains d'Hamlet ? Quel que soit le livre qu'il lit, "des mots, des mots, des mots" exprime tout à fait son état d'esprit et ne demande aucune explication supplémentaire - à mon humble avis.
Parfois, je trouve que les spécialistes sont surtout spécialistes de l'enc----- de mouches, si vous me passez cette vulgarité gratuite.
Oups, j'espère qu'aucun d'entre vous ne fait partie de ces spécialistes. Mon but n'est jamais de vous blesser.

Euh, Maud m'avise que j'ai oublié de remercier Victor pour cette information malgré tout intéressante et amusante. Merci, Victor :o)
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- Qu'est-ce que vous lisez ? risqua-t-elle en se penchant pour voir la couverture du bouquin.

"-Que lisez-vous là, Monseigneur ?"
[Dans Hamlet, acte II scène II, Polonius le chambellan tente d'engager la conversation avec le Prince, qu'il pense épris de sa fille Ophelia.]
Hamlet répond, désabusé :
"-Des mots, des mots, des mots..."
Des exégètes de tous pays se sont penchés sur cet échange : quel peut bien être le livre que Shakespeare suggère ici ? Quel est le livre dans le livre ? Depuis une quinzaine d'annnées, une majorité semble se rallier à la thèse de George Steiner : les Essais, de Montaigne, parus vingt ans plus tôt.

Trop drôle ! Comment peut-on avoir la moindre idée de ce dont il s'agit ?
Et est-ce important de le savoir ?
Et Shakespeare a-t-il voulu mettre une oeuvre en particulier dans les mains d'Hamlet ? Quel que soit le livre qu'il lit, "des mots, des mots, des mots" exprime tout à fait son état d'esprit et ne demande aucune explication supplémentaire - à mon humble avis.
Parfois, je trouve que les spécialistes sont surtout spécialistes de l'enc----- de mouches, si vous me passez cette vulgarité gratuite.
Oups, j'espère qu'aucun d'entre vous ne fait partie de ces spécialistes. Mon but n'est jamais de vous blesser.

Euh, Maud m'avise que j'ai oublié de remercier Victor pour cette information malgré tout intéressante et amusante. Merci, Victor :o)


C'est vrai que du moment que Hamlet répond "des mots, des mots, des mots", il n'est plus possible de savoir quel livre il est supposé lire à ce moment-là. Sinon, Shakespeare aurait cité un titre.
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le personnage principal "s'affaire" à la traduction de "Ada" de Vladimir Nabokov. (que je n'ai pas lu mais que j'ai bien envie de lire)
Et tout au long du roman, Erik Orsenna cite de nombreux auteurs et titres de romans.

"L'hiver, plus rien n'existe que le gris.
Du matin jusqu'au soir, le traducteur considérait, accablé, le minuscule royaume entouré d'eau qu'il s'était choisi. Et une question de bon sens lui taraudait la tête : Mais qu'est-ce-que je fous ici ? Mais quelle idée de venir m'enfermer sur ce confetti ?
L'une des réponses se trouvait peut-être dans les Mémoires de Stefan Zweig, le Monde d'hier, qu'il avait lus les larmes aux yeux, ébloui et enragé. Par quelle folie les hommes avaient-ils assassiné cette merveille d'intelligence, de civilisation, d'amitiés par-dessus les frontières, de fantaisie, de création : l'Europe d'avatn 1914 ? Comment expliquer un tel suicide ?
Stefan Zweig raconte l'histoire d'une maison d'édition allemande. Alfred Walter Heymel, poète amateur, etait riche. Au lieu d'entretenir des chevaux de course, il décide, au début du siècle, de publier des livres. Des livres seulement dédiés à l'Art, sans aucune concession à un public éventuel. Et des livres fabriqués avec un tel soin que jamais aucune coquille ne les séparerait..
”Dans sa fière volonté de demeurer dans l'isolement”, dit Zweig, Alfred Walter Heymel choisit de baptiser sa maison "Die Insel", "l'ile". Furent accueillis dans l'Ile Hofmannstahl et Rilke. Et les premiers textes de Zweig. Il avait vingt-six ans.
Trente-cinq années plus tard, l'Ile flotte doucement, tristement dans la mémoire de Zweig. Il a quitté l'Europe et ses haines. Il vit au Brésil. Sa décision est prise : le temps d'achever son "Monde d'hier", et il se tuera."
page 90-100
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Dans "Le Monde du bout du monde", Luis Sepulveda mentionne "Moby Dick":
"Je n'étais pas seul dans mes rêves. J'avais un Oncle, oui un Oncle avec une majuscule. C'est de lui que j'ai reçu mes premiers livres, ceux qui m'ont fait connaître des écrivains que je n'oublierai jamais: Jules Verne, Emilio Salgari, Jack London. C'est de lui que j'ai reçu une histoire qui a marqué ma vie: Moby Dick, d'Herman Melville."

Et dans "La Complainte des enfants frivoles" d'Alexandre Vialatte:
"- Avez-vous lu "Les Souffrances du jeune Werther", le livre de Goethe ?
- Certaines lettres, dit-il, dans notre Deutsches Lesebuch.
- Quand j'avais treize ans, dit Lily, j'en étais folle. Je trouvais cela si beau; il y avait des phrases que je répétais toute seule, celles qui sont sous les gravures."
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Page 38 :
"Sur ma table de chevet se trouvait un livre que je venais juste de me mettre à relire, et qui me permettait d'oublier les affaires de la journée. Je l'avais acheté un dollar à un bouquiniste du coin de la rue. L'histoire démarrait sur un meurtre et se terminait sur une confession ; il y avait un enquêteur genre affranchi, un vieil arnaqueur lubrique et une prostituée au grand cœur. Mon regard s'arrêta sur le bouquin, sa reliure bleue, son titre en lettres dorées criardes : Crime et châtiment."
Ou Dostoïevski vu par un avocat américain. Un résumé saisissant, n'est-ce pas ?
P.416 :
"- Qu'est-ce que vous lisez ? lui demandai-je.
Elle resserra l'étreinte de sa main droite autour du petit volume noir posé sur ses genoux.
- C'est mon livre préféré. Je n'arrête pas de le lire et de le relire.
- C'est sûrement un livre très drôle, dis-je en vrillant le cou pour pouvoir lire le titre imprimé sur le dos. Oh, "drôle" n'est peut-être pas le mot, non. "Une brève histoire du temps", de Stephen Hawking."
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Il y en a bien quelques-uns ici:

"Parlant des Lettres de Dupuis et de Cotonet, Brunetière a dit qu'on y trouve moins d'esprit que de désir d'en avoir. Et c'est à peu près vrai de toutes les autres choses de Musset...
Elle répugnait au lieu commun autant que le chat à une bouillie d'herbes.
Dans l'ignorance où je me trouvais de ses goûts et de son savoir, je lui avais la veille apporté trois livres: Le Voyage du Condottiere, Les Eblouissements, Les Evocations." (Le Voyage du Condottiere, c'est un livre d'André Suarès, et Anna de Noailles a publié e.a. Les Eblouissements)

Plus loin:
"Shakespeare est mort depuis trois siècles, et les landes ou vit Macbeth sont aujourd'hui rasées. Des commis voyageurs ont placé Don Quichotte en Espagne..."
"C'est alors que je devins rêveuse, pour avoir lu Le Démon de Lermontov... Je n'avais jamais lu Tolstoï. Le vieux me prêta Résurrection. Je n'avais pas idée d'un tel monde."
(Pierre Benoit, "Königsmark")
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Page 31 :
"Sur son torse, il y avait un livre ouvert, posé à l'envers. Je me suis approchée pour lire le titre : "Enterre mon cœur à Wounded Knee"."
Il s'agit de l'excellent ouvrage de Dee Brown qui retrace l'histoire tragique de la conquête de l'Ouest, vue par les Indiens d'Amérique.
À lire absolument, si vous ne l'avez déjà fait.
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P.278-279 :
"Vous devriez vous payer une paire de semelles neuves pour les baskets que vous avez là-dedans, conseilla-t-elle en tendant un doigt.
Il la regarda, abasourdi.
- Pas besoin d'être Jean-Baptiste Grenouille pour en sentir l'odeur, expliqua-t-elle.
- Patrick Süsskind, comprit-il. "Le parfum".
- Un policier qui lit, constata-t-elle."
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Page 185 :
Daniel Defoe, dans son "Journal de l'année de la peste", a décrit comment les gens s'évitaient les uns les autres par peur d'être contaminés. Notre comportement était le même, quoique avec une motivation plus obscure.
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Au début et à la fin du livre, l'essayiste Harriet Martineau est évoquée. Elle est le sujet de thèse d'un des personnages et a l'air pour ce qu'on en apprend dans qq passages d'avoir eu une vie incroyable. Vous connaissez ses écrits ?
Un livre mentionné aussi pour expliquer la naissance d'une amitié: "Lors de ce premier jour de classe, alors qu'elle était totalement désorientée et se sentait étrangère après des années passées à l'étranger, une fille maigre, binoclarde, boutonneuse, et qui dépassait tous les autres élèves d'une bonne tête, s'était installée à côté d'elle à la cantine et lui avait demandé si elle aimait Le Seigneur des anneaux."
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Le personnage principal est écrivain en panne d'inspiration (au début en tout cas). Des passages d'un livre écrit par "Miss Mercy" sont cités et un a attiré mon attention car il parle de l'auteure Georges Eliot (dont un des livres se trrouve dans ma liste de lecture de cette année).
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Page 157 :
"Pour les planques de jour, il avait pris l'habitude de prendre un roman avec lui. Il avait ainsi lu "Anna Karénine" au cours d'une planque d'un week-end, l'été dernier, et il se souvenait du plaisir qu'il avait eu à admirer comment Tolstoï était capable d'entrer aussi facilement dans la tête d'un chien de chasse que dans celle d'Anna Karénine."
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"Il y avait aussi Lucien qui lisait du matin au soir "Le comte Kostia" de Victor Cherbuliez (...) Lucien ne comprenait ni les mots ni l'histoire ,et depuis dix ans rabâchait le même roman tel un abbé son bréviaire."
pour les curieux (comme moi!):
http://gallica.bnf.fr/---/f13.image.r=Folies%20bergère.langFR
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"Il y avait aussi Lucien qui lisait du matin au soir "Le comte Kostia" de Victor Cherbuliez (...) Lucien ne comprenait ni les mots ni l'histoire ,et depuis dix ans rabâchait le même roman tel un abbé son bréviaire."
pour les curieux (comme moi!):
http://gallica.bnf.fr/---/f13.image.r=Folies%20bergère.langFR


Cherbuliez ? A lire ce nom, je me suis dit qu'il devait être Genevois. Il y a une rue Cherbuliez à Genève:
http://fr.wikipedia.org/---/Victor_Cherbuliez
En effet, Victor Cherbuliez est né à Genève en 1829. Il a été un écrivain et essayiste prolifique. Il est décédé à Combs-la-Ville peu avant ses 70 ans, le 1er juillet 1899.
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Dans "La dernière chance", Francis Carco mentionne "La Châtelaine du Liban" de Pierre Benoit, de façon ironique, lorsqu'il raconte son arrivée à Beyrouth.
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Dans ce livre, l'auteure Anne Cherian, fait référence à beaucoup de livres... Mais celui qui a retenu toute mon attention est cité page 355. Il ne s'agit pas réellement d'un livre, mais d'une personne (vraie) Helen Keller dont l'histoire a donné naissance à un livre : L'histoire d'Helen Keller de Lorena A Hickok.
Il s'avère que je venais de refermer l'histoire d'Helen Keller avant de m'attaquer à Une bonne épouse indienne !
Anne Cherian n'explique pas qui est Helen Keller, et aucune note ou référence donne d'explication... De ce fait, pour qui ne connait pas l'histoire d'Helen Keller, la phrase employée par Anne Cherian peut rester un mystère : "Helen Keller racontait qu'elle pouvait reconnaître le musc d'un jeune homme en entrant dans une pièce."
Et le lecteur peut se demander qui est donc cette Helen Keller qui apparait au milieu du livre, comme un cheveu sur la soupe, alors qu'il n'en est fait mention nul autre part dans tout le livre...
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Il ne s'agit pas réellement d'un livre, mais d'une personne (vraie) Helen Keller dont l'histoire a donné naissance à un livre : L'histoire d'Helen Keller de Lorena A Hickok.
Il s'avère que je venais de refermer l'histoire d'Helen Keller avant de m'attaquer à Une bonne épouse indienne !


Quelle coïncidence: j'ai commencé hier la lecture de "Toutes les couleurs des ténèbres". A la 1ère page se trouve une citation d'Helen Keller:
"Si le monde est plein de souffrance, il est aussi plein de victoires sur la souffrance."

Anne Cherian n'explique pas qui est Helen Keller, et aucune note ou référence donne d'explication... Et le lecteur peut se demander qui est donc cette Helen Keller qui apparait au milieu du livre, comme un cheveu sur la soupe, alors qu'il n'en est fait mention nul autre part dans tout le livre...

Peut-être que l'auteur joue à un jeu "en folie" comme celui de MarieSg ;-)

Autre citation au début de mon livre:
"Si jamais mon action visible révèle l'acte et l'idée intime de mon coeur par une démonstration extérieure, le jour ne sera pas loin ou je porterai mon coeur sur ma manche pour le faire becqueter aux corneilles...je ne suis pas ce que je suis"
Shakespeare, "Othello"

Avec un début aisni, ce livre a intérêt à être bon :-)

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Dans "Le bonheur est assis sur un banc et il attend" Janik Tremblay nous dit:

Elle balaya du regard la rue grouillante de monde avant de replonger dans le roman d'Anna Gavalda - Ensemble, c'est tout.
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Page 268 :
"Tu aurais pas des livres ici ?
- Je crois que j'ai une édition de poche de "Crime et châtiment". (J'explorai les rayonnages.) Et j'ai "Lolita" ici quelque part."
Dostoïevski et Nabokov, donc. Déjà lus.
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Dans " Lila,Lila" de Martin Suter:
p 49
... Il(David) se rappelait à quel point "Roméo et Juliette au village" de Gottfried Keller l'avait ennuyé au lycée.
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Page 72 :
"Les anciens propriétaires ont également abandonné là quelques livres, dont un "Manuel de l'apprenti charcutier", rédigé par un certain M. Poulain et préfacé par MM G. Breton et D. Giron, respectivement, du moins à l'époque de la publication, présidents du syndicat de la charcuterie du Calvados et du syndicat de la boucherie du Calvados."

Je ne sais pas si ce livre existe réellement, mais il y a ensuite un bon nombre de paragraphes racontant le contenu du livre. C'est assez terrible dans la série "je ne lirai jamais ce livre". Ennuyeux au possible, mais ça rend extraordinairement l'ambiance lourde et triste que l'auteur cherche à faire vivre dans ce chapitre un peu glauque.
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Page 131 :
"Hamilton fouilla dans sa mallette, sortit "Le grand sommeil" de Raymond Chandler et l'ouvrit à la page qui était cornée. "Pour les voyages en train, c'est mieux", dit-il."
Lisez le roman de Chandler, si vous ne l'avez déjà fait : il mérite d'être connu.
Page 229 :
"Sur ses genoux, ouvert, un exemplaire de "La Madone des sleepings", un roman d'espionnage français des années vingt, qui avait connu un vif succès à l'époque et que Weisz avait acheté pour le voyage."
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"Da Vinci Code" est mentionné dans "La fin du monde a du retard" de J.M. Erre.
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dans "La dama cautiva de Jaca", plusieurs extraits d'oeuvres d' Edgar Allan Poe et José de Espronceda sont cités. Rien d'étonnant puisqu'ils sont 2 des protagonistes de l'histoire.
http://www.bookcrossing.com/---/12511160
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"La république" de Platon, ouvrage subversif pour l'Inquisition dans "la confrérie des chasseurs de livres" de Raphaël Jérusalmy
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Page 35 :
"La nausée". La première phrase du livre de Sartre : "Le mieux serait d'écrire les évènements au jour le jour."
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un livre qui me poursuit :
je l'avais rencontré il y a quelques années dans une nouvelle (Sommeil) de Murakami Haruki,
je relis en ce moment "l'insoutenable légèreté de l'être", dans lequel Téréza le lit et appelle son chiot Karénine,
et je l'ai aussi rencontré dans un livre que j'ai lu récemment (peut-être "auprès de moi toujours")
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Kurt Vonnegut

Le personnage de "the universe versus Alex Woods" lit les livres qu'il apprécie au-moins 2 fois car dès la fin de sa lecture, il a envie de se replonger dans l'histoire et il rêve même pendant un moment de devenir libraire.
A cause de son histoire particulière, il lit beaucoup de livres liés aux météorites (&météores, astéroïdes, univers...) et de neurologie. Il devient, comme son ami un passionné de Kurt Vonnegut, et crée un club de lectures pour parler des œuvres de cet auteur. Beaucoup de citations de cet écrivain apparaissent donc dans ce livre et il est cité comme référence et influence par Gavin Extence (dans une interview à la fin du livre).
http://en.wikipedia.org/---/Kurt_Vonnegut
Je me dois d'avouer maintenant que je ne connaissais pas cet écrivain avant de lire:
http://www.bookcrossing.com/---/12428329/
Quelqu'un saurait me recommander un de ses romans?
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Le personnage de "the universe versus Alex Woods" lit les livres qu'il apprécie au-moins 2 fois car dès la fin de sa lecture, il a envie de se replonger dans l'histoire et il rêve même pendant un moment de devenir libraire.
A cause de son histoire particulière, il lit beaucoup de livres liés aux météorites (&météores, astéroïdes, univers...) et de neurologie. Il devient, comme son ami un passionné de Kurt Vonnegut, et crée un club de lectures pour parler des œuvres de cet auteur. Beaucoup de citations de cet écrivain apparaissent donc dans ce livre et il est cité comme référence et influence par Gavin Extence (dans une interview à la fin du livre).
http://en.wikipedia.org/---/Kurt_Vonnegut
Je me dois d'avouer maintenant que je ne connaissais pas cet écrivain avant de lire:
http://www.bookcrossing.com/---/12428329/
Quelqu'un saurait me recommander un de ses romans?


Je ne connais pas bien Kurt Vonnegut. Coïncidence, je viens de récupérer un exemplaire en anglais de son livre "Galápagos" dans une boîte d'échange en ville de Genève.
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Je ne connais pas bien Kurt Vonnegut. Coïncidence, je viens de récupérer un exemplaire en anglais de son livre "Galápagos" dans une boîte d'échange en ville de Genève.

il est dans la liste des livres recommandés par Alex du livre précédemment mentionné:
http://www.alexwoodsbook.co.uk/reads.html
Et oui, le personnage a même une page internet:on n'arrête plus le progrès ;-) J'attends de lire ton opinion pour savoir si tu partages ses goûts.
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Je me dois d'avouer maintenant que je ne connaissais pas cet écrivain avant de lire:
Quelqu'un saurait me recommander un de ses romans?


J'ai relu il y a peu Abattoir 5, terrible roman sur la deuxième guerre et le bombardement de Dresde, et je le recommande très très chaleureusement.
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'ai relu il y a peu Abattoir 5, terrible roman sur la deuxième guerre et le bombardement de Dresde, et je le recommande très très chaleureusement.

merci pour le conseil, tu m'as convaincue: je vais définitivement essayer de me procurer un de ses titres.
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Page 89 :
- Le sage chinois disait que tous les chemins mènent au sommet de la colline et que du sommet la vue est identique pour tous. Marcel Proust, quant à lui, a écrit dans "La recherche du temps perdu" : "Le seul véritable voyage, ce ne serait pas d'aller vers de nouveaux paysages, mais d'avoir d'autres yeux".
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Dans "Jours inquiets dans l'île Saint-Louis" (c'est bien "dans" et non "sur" l'île) Frédéric Vitoux souligne l'importance des livres, met en scène l'avocat Charles Ballanche, lequel aime beaucoup "Le Vicomte de Bragelonne", il a pleuré en lisant le récit de la mort de Porthos. Et également "Voyage au bout de la nuit". Vitoux cite encore "La Belle vie", un livre de souvenirs de John Dos Passos. Et dans ce roman, une controverse surgit à propos d'un exemplaire de "Mort à crédit" de Louis-Ferdinand Céline.
Sont mentionnés encore: "A la recherche du temps perdu", "Splendeurs et misères des courtisanes". Plus encore "Fragoletta" de Latouche, une oeuvre apparemment totalement oubliée mais qui était en vogue vers 1845 (je ne sais pas ce que c'est, "Fragoletta", j'aurais a priori pensé à un parfum de glace...)
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["Fragoletta" de Latouche, une oeuvre apparemment totalement oubliée mais qui était en vogue vers 1845 (je ne sais pas ce que c'est, "Fragoletta", j'aurais a priori pensé à un parfum de glace...)]
Le titre complet de cet ouvrage est "Fragoletta ou Naples et Paris en 1799" par Hyacinthe Joseph Alexandre Thabaud de Latouche (1785-1851). Republié en 1983 par les éditions Desjonquères (Paris).
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"La maison dont Soubire, ses 6 chats et les douze volumes de "La somme théologique de Saint Thomas d'Aquin" occupaient un grenier, était juste en face."
Beaucoup d'extraits de St Thomas d'Aquin dans ce livre ainsi que des extraits de poèmes .

http://www.bookcrossing.com/---/12152169
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"La maison dont Soubire, ses 6 chats et les douze volumes de "La somme théologique de Saint Thomas d'Aquin" occupaient un grenier, était juste en face."
Beaucoup d'extraits de St Thomas d'Aquin dans ce livre ainsi que des extraits de poèmes .

http://www.bookcrossing.com/---/12152169


C'est à Thomas d'Aquin que l'on attribue la phrase: Timeo hominem unius libri, je crains l'homme d'un seul livre.
A Genève, cette phrase a été adoptée par la Société de Lecture de Genève, une société culturelle fondée en 1818 qui a ses locaux au 11, Grand-Rue.
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"Vous pouviez laisser entendre que vous aviez lu toutes sortes de choses, acquiesçant d'un air entendu quand quelqu'un mentionnait, disons, "Guerre et Paix", et vous étiez assuré que personne n'approfondirait votre déclaration d'une manière trop rationnelle. Vous devez vous rappeler que puisque nous ne étions pas quittés depuis notre arrivée aux Cottages, aucun d'entre nous n'aurait pu lire "Guerre et paix" sans que les autres le remarquent. Mais exactement comme pour le sexe a Hailsham, il existait un accord tacite tenant compte d'une dimension mystérieuse où nous disparaissions pour faire toutes ces lectures."
http://www.bookcrossing.com/---/12459754
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Monique Enckell mentionne et cite "Les Soleils des indépendances" d'Ahmadou Kourouma dans son roman "Il pleut du sable sur Paris". Ainsi qu' "Un été au Sahara" d'Eugène Fromentin.
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Page 369 :
Il y avait une petite étoile dorée épinglée à son revers. Je ne savais pas ce que c'était, mais il me vint à l'esprit que, si je l'avais retirée, il se serait peut-être figé tout à coup comme la créature meurtrière du livre de Gustav Meyrink, "Le Golem".
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Dans "Le Voilier qui perdit la tête", Henri Queffélec mentionne Jules Verne, "Les Enfants du capitaine Grant".
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"Je ne suis pas poète de métier: je n'ai pas l'intention d'étendre le territoire de Wang Wei ou de Tao Yuanming en ce monde ci. Simplement, il me semble que ce monde d'émotion est un remède plus efficace que le théâtre ou le bal. Et je pense que je leur suis plus redevable qu' à Faust et Hamlet. C'est pour cela que, seul, avec un trépied et une boîte de peinture à la main, j'avance lentement sur un sentier de montagne, au printemps."

http://www.bookcrossing.com/---/12152283/
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Un chapitre entier parle des personnages d'Alexandre Dumas et du "Comte de Montecristo" mais je vous laisserai le découvrir. Voici donc un autre extrait parlant de livres et auteurs:

"C'est dimanche. Je scrute les volumes qui s'empilent sur le bord de la fenêtre et forment une petite bibliothèque assez inutile puisque aujourd'hui personne ne viendra m'en faire la lecture. Sénèque, Zola, Chateaubriand, Valery Larbaud sont à un mètre, cruellement inaccessibles. Une mouche noire vient se poser sur mon nez. Je tortille la tête pour la désarçonner. Elle se cramponne. Les combats de lutte gréco romaine qu'on a vus aux Jeux Olympiques n'étaient pas aussi féroces. C'est dimanche."

http://www.bookcrossing.com/---/12641570/
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si vous n'avez jamais lu "Anna Karénine":
1/ c'est à lire!
2/ la fin vous sera dévoilée dans un passage de cette bd:
http://www.bookcrossing.com/---/12685417/
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Je ne compte pas le nombre de livres qui citent Anna Karénine de Kundera (l'insoutenable légèreté de l'être) à Murakami (sommeil)....
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Je ne compte pas le nombre de livres qui citent Anna Karénine de Kundera (l'insoutenable légèreté de l'être) à Murakami (sommeil)....


Y compris, je crois, "L'homme qui prenait sa femme pour un chapeau".
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Page 124 :
Marie was coming back into the room as he bent to pick up the paperback book from beside one sleeping-bag. It was Tom Wolfe's "Bonfire of the Vanities". Rebus had a hardback copy at home, still unopened.
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Page 332 :
Il y a une semaine, Ben lui avait mis un "Harry Potter" entre les mains et Luke avait essayé de le lire, vraiment essayé. En rentrant à la maison éreinté à 23 heures, ou encore dans le lit à côté de sa femme perdue à tout jamais, il avait essayé. Et il avait chu au premier obstacle. Ce monde imaginaire n'avait aucun sens pour lui, ce qui était compréhensible, aurait-il pu arguer, étant donné que toute sa vie était imaginaire, y compris son héroïsme. Qu'y avait-il de si courageux dans le fait de se faire enlever puis d'être autorisé à s'enfuir ?
"Alors, c'est bien, hein ? avait dit Ben las d'attendre la réaction de son père. Ça t-a plu, Papa, avoue-le.
- Oui, c'est super !" avait vaillamment répondu Luke.
Encore un mensonge, ils le savaient tous les deux. Encore un pas qui l'éloignait de l'être qu'il aimait le plus au monde.
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Un clin d'oeil à Carole Martinez dans un livre de Frédérique Deghelt, " Les brumes de l'apparence".

page 251:
D'autres voyageurs montent en riant, ils saluent tout le monde. L'un s'adresse ma voisine; "Ah, vous lisez le Goncourt des lycéens de l'année dernière? J'ai hésité à l'acheter. Vous comprenez, une histoire de recluse au XIIe siècle, ça m'effraie un peu.
-Ha non, répond la femme avec passion, c'est merveilleux. Il lui arrive un nombre incroyable d'aventures entre ses quatre murs, et quelle écriture sublime!
- Moi j'avais adoré son histoire de coeur cousu, son premier livre" , intervient une autre dame de de l'autre côté du siège.
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Un clin d'oeil à Carole Martinez dans un livre de Frédérique Deghelt, " Les brumes de l'apparence".

Chapeau pour avoir compris la référence!
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Un clin d'oeil à Carole Martinez dans un livre de Frédérique Deghelt, " Les brumes de l'apparence".

Chapeau pour avoir compris la référence!


C'est juste que j'ai beaucoup aimé ces 2 livres ;-)

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Dans "Paradis avant liquidation" de Julien Blanc-gras :
Page 132
<<... Ce n'est plus un livre c'est un talisman. Il va retourner sur les lieux qui l'ont inspiré, pour peu que nous arrivions à bon port : "Dans les mers du Sud" de Robert Louis Stevenson. ...>>
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Arthur Rimbaud, "Une saison en enfer", dans "Le Commandant Watrin" d'Armand Lanoux.

p.167: Instituteur, François Soubeyrac se souviendrait toujours de ce qui suivit, l'univers du cauchemar, celui qu'il expliquait à ses potaches lorsqu'il citait Rimbaud, en fin de programme. "Une saison en enfer" avait commencé pour lui au moment précis où les stukas avaient joué leur rôle...
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Egalement dans "Le Commandant Watrin" d'Armand Lanoux...

p.228, Alphonse de Neuville, "Dernières cartouches".
p.261, Henri Ghéon, "Noël sur la place", et Morgan, "Le fleuve étincelant".
p.316, von Chamisso, "L'Homme qui avait perdu son ombre".
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Page 99 :
"Il m'est arrivé plusieurs fois de monter la garde, le soir, dans le désert. Personne n'est jamais venu.
- Le syndrome de Drogo. Buzzati en a fait un ouvrage admirable. Ça s'appelle "Le désert des Tartares".
Muppet lui aussi m'a fixé à travers nos fumées de cigarettes. Il a murmuré comme si cela allait de soi.
- Oui. Je l'ai lu. Je n'ai pas vu le film, mais je l'ai lu.
- Je ne savais pas qu'on en avait fait un film. Ce que je sais, c'est que ce livre admirable montre quelque chose admirablement.
- Quoi donc ?
- Que ni Buzzati, ni, ce qui est plus grave, Drogo, n'ont jamais monté la garde, le soir, dans le désert. Ni le soir, ni la nuit, du reste."
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Une saison en enfer, mentionnée dans "En compagnie d'Antonin Artaud" de Jacques Prevel.
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"Madame Bovary" dans "Dernier tango à Bruges" de Pieter Aspe.
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"La Chartreuse de Parme" dans "Mercure" de Amélie Nothomb
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"Les Racines du ciel" de Romain Gary, dans "Les mots étrangers" de Vassilis Alexakis.
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"Les Mots" de Jean-Paul Sartre, "Lettre à mon juge" de Georges Simenon, "La Saga des Forsythe" de John Galsworthy, "Cités à la dérive" de Stratis Tsirkas, dans "Je t'oublierai tous les jours" de Vassilis Alexakis.
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Toujours dans "Je t'oublierai tous les jours" de Vassilis Alexakis, "Les Trois Mousquetaires", "Les Aventures d'Arthur Gordon Pym" d'Edgar Allan Poe, "Le Sphinx des Glaces" de Jules Verne.
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"Le docteur Bickleigh lut des oeuvres de Quincey, et Thomas Griffiths Wainewright lui fit une grande impression, tandis que John Williams ne lui parut rien moins qu'un artiste.Il se rangea cependant à l avis de l'auteur : un meurtre peut être une oeuvre d'art, mais pas pour tout le monde"

Cette phrase ouvre un chapitre qui nous parle des nouvelles résolutions du docteur. Je la trouve très bien tournée et totalement justifiée car elle montre la manière de penser (un peu tordu?!) du docteur...
Quincey publia "De l'assassinat considéré comme un des beaux-arts" dans lequel on parle de tueurs en série (notamment Griffiths Wainewright et John Williams)

https://www.bookcrossing.com/---/12152119
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"David Copperfield" et "Oliver Twist", mentionnés dans "Le jeune sage" de Christos Chomenidis.
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Page 15 :
J'étais "L'attrape-cœurs" de Salinger, debout à la lisière d'un champ de seigle grimpant à hauteur d'épaule, percevant le bruit d'enfants invisibles jouant parmi les vagues et les oscillations de couleur, entendant leur rire turbulent, leurs jeux - leur enfance, si vous voulez - et me tenant sur le qui-vive au cas où ils s'approcheraient trop de la lisière du champ.
Page 216 :
Nous lisions des livres ensemble, parfois toute la nuit. Steinbeck, Hemingway, William Faulkner, Walt Whitman, Flaubert, Balzac, "La Dame de Monsoreau" de Dumas, "La lettre écarlate" de Hawthorne, "Le rouge et le noir" de Stendhal.
Page 397 :
Il parlait de Nietzsche et de Schopenhauer, ou Gibran et Tolstoï, comme si chacun était un ami personnel, et citait des passages du "Prophète" et d'"Ainsi parlait Zarathoustra" comme si c'étaient des frivolités familières au commun des mortels.
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L'auteur de "Tristes Tropiques" a mille fois raison lorsqu'il écrit: "L'homme ne crée vraiment qu'au début; dans quelque domaine que ce soit, seule la première démarche est intégralement valide." (dans "Algérie roman" de René-Nicolas Ehni, p.26)
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Je l'ai indiqué par pm à Meg615, je collectionne les mentions aux livres dans les livres depuis plusieurs années... Pas nécessairement la mention explicite à un titre d'ailleurs.
Voici quelques extraits, qui eux citent explicitement un livre :

L’homme à l’envers – Fred Vargas
« Camille prit un bâton ferré et le catalogue de l’Outillage Professionnel. C’était le genre de truc qu’elle aimait feuilleter par dessus tout à l’occasion de moments privilégiés, au petit déjeuner, à l’heure du café, ou n’importe quand lorsque son humeur chancelait. Hormis ça, Camille avait des lectures à peu près normales.
[…] Elle fourra le catalogue dans un sac, avec de l’eau et du pain et quitta la village par une volée d’escaliers qui grimpait rude vers l’ouest. »

L’homme aux cercles bleus – Fred Vargas
« Moi, quand j’étais nouveau-né, c’est à dire quand j’avais vingt-cinq ans, je voulais écrire « Les Mémoires d’Outre-Tombe » ou rien. Je ne vous étonne pas si je vous dit que ça a tourné autrement. »

L’homme aux cercles bleus – Fred Vargas
« Danglard sortit de chez lui le lendemain avec un livre de Le Nermord sous le bras, Idéologie et Société sous Justinien, paru onze ans plus tôt. Mais c’est tout ce qu’il avait trouvé dans sa bibliothèque. […]
Danglard posa le livre sur le bureau du commissaire, conscient qu’il espérait l’impressionner par le contenu de sa bibliothèque personnelle. C’était vain puisqu’il savait à présent que peu de choses impressionnaient Adamsberg. Tant pis. »
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Les ch’tis hommes libres – Terry Pratchett
« Il y avait là le dictionnaire. Il y avait l’Almanack qu’on changeait tous les ans. Et à coté, Les Maladies du mouton, grossi des marque-pages que sa grand-mère y avait glissé.
Des bouts de papier où Mémé avait noté ses propres recettes pour guérir les moutons dépassaient partout de l’ouvrage. Des recettes essentiellement à base de térébenthine, mais quelques unes reposaient sur des jurons.
Un petit et mince volume intitulé Fleurs du Causse voisinait le livre sur les moutons. […]
Enfin venait Le Lisvre des constes de fées pour les ensfants sages, si ancien qu’il datait d’un âge où pullulaient les « s ». »

Chroniques martiennes - Ray Bradbury
« Tous les beaux mensonges littéraires et les fictions ailées doivent être abattus en plein vol ! Alors ils les ont tous alignées contre le mur d’une bibliothèque un dimanche matin, il y a trente ans, en 1975 ; ils les ont alignés, saint Nicolas et le Cavalier sans tête, Blanche neige, le Petit Poucet et la Mère l’Oie […] et ils les ont abattus. Ils ont brûlé les châteaux de papier, les grenouilles-fées, les vieux rois et tous ceux qui à la fin des histoires vécurent toujours heureux […] et « Il était une fois » est devenu « Jamais plus ». […] Les haricots magiques ont été étouffés par la broussaille bureaucratique ! La Belle au Bois dormant s’est réveillée au baiser d’un savant pour mourir sous la fatale piqure de sa seringue. Et ils ont fait boire à Alice un poison qui l’a réduite à une si petite taille qu’on en pouvait plus l’entendre crier « De plus en plus curieux » et d’un coup de marteau ils ont fracassé le Miroir et chassé le Roi de Cœur et les Huitres. »

Les larmes de pierre – Eugène Nicole
Lors d’une altercation sur un ponton, un livre est tombé à l’eau qui s’appelle Le Lutrin de Boileau.
« Un énorme livre tout en vers, des centaines et des centaines de vers, belle couverture en cuir et tout. […] le Lutrin, emporté par le poids de ses ferrures, boit l’eau et descend dans les profondeurs. […] je suis peut-être le seul homme au monde à avoir lu Boileau au fond de la mer. Quelques vers seulement, bien sûr… A la lueur de mon chalumeau oxhydrique. »

Jonathan Strange & Mr Norrell – Susanna Clarke
« Dans la bibliothèque, les ouvrages qui avaient appartenu au père et au grand-père de Strange – ces livres en anglais, en latin et en grec ancien que tout gentlemen range sur ses étagères – avaient été enlevés et empilés par terre pour céder de la place aux livres et aux carnets personnels de Strange. Des périodiques traitant de la pratique de la magie, tels « Les Amis de la magie anglaise » et « Le Magicien moderne », étaient éparpillés dans toute la maison. »
Ce sont des livres fictifs, mais bon...
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A study in scarlet / Une étude en rouge - Arthur Ignatus Conan Doyle
“Vous me rappelez le Dupin de Edgar Allan Poe. Je n’imaginais pas qu’un type de ce genre puisse exister en dehors des romans.
Sherlock Holmes se leva et alluma sa pipe.
– Sans doute croyez-vous me faire un compliment en me comparant à Dupin, observa-t-il. Cependant, à mon avis, Dupin était un être très inférieur. Cette astuce qu’il avait de deviner les pensées de ses amis après un quart d’heure de silence était très prétentieuse et superficielle. Il avait, sans doute, un certain génie de l’analyse, mais il n’était d’aucune manière un phénomène comme Poe semblait l’imaginer.
– Avez-vous lu les ouvrages de Gaboriau ? demandais-je. Est-ce que Lecoq s’approche de votre idée d’un détective ?
Sherlock Holmes eut un mouvement ironique.
– Lecoq était un misérable gaffeur, dit-il d’une voix irritée. Il n’avait qu’une chose en sa faveur, et c’était son énergie. Ce livre m’a positivement rendu malade. Il était question d’identifier un prisonnier inconnu. J’aurais pu le faire en vingt-quatre heures. Cela a pris à Lecoq six mois ou à peu près. Il devrait en être fait un manuel scolaire à l’usage des détectives destiné à leur apprendre ce qu’il faut éviter de faire.
Je me sentis plutôt indigné de voir deux personnages que j’avais admirés traité de cette manière aussi cavalière. »

14 – Jean Echenoz
« En attendant que Blanche se lève, ces meubles patientent pour tenir leur rôle. Table de nuit – en hêtre – supporte sous une lampe quelques volumes dont Le Peuple de la Mer de Marc Elder que Blanche feuillette parfois – moins pour sa vaillante obtention, l’an dernier, du prix Goncourt contre Marcel Proust que parce que l’auteur est un ami de la famille, sous son vrai nom Marcel Tendron, et que cet ouvrage lui évoque les excursions dominicales dans le région […]. »

Mr Vertigo - Paul Auster
Maitre Yehudi lit et relit toujours le même livre...
"C'était un livre en latin, figurez-vous, et son auteur s'appelait Spinoza, un détail que je n'ai jamais oublié, même après tant d'années. Quand je demandais au Maitre pourquoi il lisait et relisait sans cesse ce livre, il me répondit que c'était parce qu'on ne pouvait jamais en toucher le fond.
- Plus on s'y enfonce, me dit-il, plus on y trouve, et plus on y trouve, plus il est long à lire. "

Fantasia chez les ploucs - Charles Williams
"Toujours est-il que ces dames des bonnes œuvres d’Acqueduct, elles m’ont demandé […] si je savais lire et écrire […] elles m’ont apporté le livre en question pour voir. Un livre épatant d’ailleurs, du moins d’après ce que j’ai pu piger, pendant le mois que j’ai passé aux bonnes œuvres. Ca parlait d’un gosse du nom de Jim Hawkins et d’un pirate unijambiste du nom de Long John Silver et c’était chouette. Qu’est ce que je donnerais pour pouvoir remettre la main dessus et savoir comment ça finit… […] Et c’est vrai que ça n’allait pas tout seul. C’est pas qu’il y avait tellement de mots compliqués dedans, mais le type qui l’avait fait, il avait une orthographe à rallonge, je vous jure, avec des lettres et des lettres à n’en plus finir."
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Nouvelles histoires du Wyoming - Annie Proulx
"Amanda profita d'un jour de liberté pour rendre visite à Mercedès à Silhouette, la veuve de Bill de Silhouette, éleveur de moutons qui avait fait de brillantes études à Princetown et avait au cours des années amassé un nombre formidable de livres sur tous les sujets [...].
Mercedès alluma le plafonnier et des titres de livres devinrent visibles : Les démangeaisons dues à la selle, Le livre des coqs, Voyage au Surinam, etc.
" Comment trouvez-vous un livre sur un sujet particulier ? demanda Amanda [...].
- Non c'est l'ennui. Lui savait où étaient ses livres, mais personne d'autre ne peut s'y retrouver. [...]
- Moi je cherche des livres sur les barbes. Vous ne savez pas s'il y a des livres sur les barbes ?" "

Le pays où l'on arrive jamais - André Dhôtel
"Au milieu des livres, j'ai découvert ce livre d'images. Il était enveloppé de Cellophane et entouré d'une ficelle dorée. Je l'ai emporté dans ma chambre. Avant de l'ouvrir, je me suis assise et je l'ai posé sur mes genoux. Alors je me suis souvenue que je l'avais eu il y a très longtemps [...]. C'était un livre d'image comme on en donne aux très jeunes enfants. Quelques phrases imprimées en gros caractères. Un conte de Grimm avec un géant et un tailleur. Rien de particulier dans ces images. Entre les pages étaient serrées des plantes et des feuilles séchées qui semblaient très anciennes."

Le baron perché - Italo Calvino
"Depuis quelque temps, les livres lui étaient redevenus nécessaires : c'est ennuyeux, à la longue de rester toute la journée, le fusil épaulé, à attendre un pinson.
Donc il lisait le Gil Blas de Lesage, tenant d'une main le volume, de l'autre son fusil."

Le Pigeon – Patrick Süskind
"A la tête de son lit, il avait installé une étagère où il n’y avait pas moins de dix-sept livres : une petite encyclopédie médicale en trois volumes, quelques beaux ouvrages illustrés sur l’homme de Cro-Magnon, la métallurgie de l’âge du bronze, l’Egypte des pharaons, les Etrusques et la Révolution française ; un livre sur la marine à voile, un sur les drapeaux, un sur la faune tropicale, deux romans d’Alexandre Dumas père, les « Mémoires » de Saint Simon, un livre de cuisine sur les plats uniques, le « Petit Larousse » et le « Manuel des personnels de garde et de surveillance, comprenant en particulier les consignes concernant l’utilisation du pistolet réglementaire »."

La petite voleuse de livres - Markus Zusak
"Là-bas, maintenant, il faisait froid, de plus en plus froid à chacune des visites de Liesel, mais elle était incapable de renoncer à y aller. Elle prenait une pile de livres et lisait quelques paragraphes de chacun. Et puis, une après-midi, elle tomba sur un ouvrage qu'elle fut incapable de refermer. Il était intitulé Le Siffleur. [...] Le livre s'ouvrait sur un meurtre. A coups de couteau. Dans une rue de Vienne. [...] Liesel ne savait pas si c'étaient les mots qui la faisaient trembler, ou l'air froid entrant par la fenêtre ouverte."

La petite voleuse de livres - Markus Zusak
"Elle défit le papier et découvrit deux petits livres. Le premier, Faust le chien avait pour auteur un certain Mattheus Ottliberg. Elle le lirait et le relirait au moins treize fois [...]. Faust le chien comportait aussi quelques illustrations, de jolies lettrines et des caricatures représentant un berger allemand qui bavait de manière obscène et avait le don de la parole.
Le second ouvrage, intitulé Le Phare, était écrit par une femme, Ingrid Rippinstein. Il était un peu plus long, aussi Liesel ne le lut-elle que neuf fois, en allant un peu plus vite vers la fin."
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Contes carnivores - Bernard Quiriny
Nouvelle : Chronique musicale d'Europe et d'ailleurs
"Dans la chambre qu'il partage avec un autre patient, Simon passe l'essentiel de son temps à lire. Nous ne pouvions retenir notre étonnement lorsque nous découvrions les titres des livres empilés sur sa table de chevet - Critique de la raison pure, Conjectures sur le commencement de l'histoire humaine, Métaphysique des moeurs. "Il s'est pris de passion pour Kant, commente le docteur Chaussart. C'est très curieux. Je ne suis pas sûr qu'il y comprenne grand chose, mais il étudie très assidûment." Sur le lit voisin, le camarade de chambre de Simon lit le journal, immobile, et ne remarque pas notre présence. "

Balzac et la petite tailleuse chinoise - Daï Sijié
Les livres dans les livres
"[...] Ma tante avait quelques bouquins étrangers traduits en chinois, avant la Révolution culturelle. Je me souviens qu'elle m'avait lu quelques passages d'un livre qui s'appelait "Don Quichotte", l'histoire d'un vieux chevalier assez marrant.
- Et maintenant, où ils sont, ces livres ?
- Partis en fumée. Ils ont été confisqués par les Gardes rouges, qui les ont brûlés en public, sans aucune pitié, juste en bas de son immeuble."

Madame Bovary - Gustave Flaubert
" Si Madame veut me faire l'honneur d'en user, dit le pharmacien [...], j'ai moi même à sa disposition une bibliothèque composée des meilleurs auteurs : Voltaire, Rousseau, Delille, Waler Scott, l'Echo des feuilletons, etc., et je reçois, de plus, différentes feuilles périodiques parmi lesquelles le Fanal de Rouen [...]. "

A quatre mains - Paco Ignacio Taibo II
"Le Gin et un exemplaire des poèmes de Quevedo que j'avais acheté chez un bouquiniste de Managua m'accompagnèrent durant les derniers miles du parcours. Quevedo avait un sens de l'image exacte, de la perfection sonore, de l'idée précise que je n'atteindrais jamais quel que fut le nombre de reportage que je ferais dans ma vie. C'est cette précision qui manquait au journalisme, seulement capable de fabriquer des nuages de mots et de dissimuler les vérités derrière le culte de l'information. "
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J'en aurais encore d'autres, mais je vais arrêter là.

Il y aurait une thèse à écrire sur la manière dont les auteurs mentionnent les livres. Soit pour dévoiler une partie des gouts du personnage. Soit comme signe de culture, ou d'inculture. Soit comme souvenir... En SF, ils sont souvent détournés comme artefacts du passé.

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